Test : Mario Party : Island Tour

Mario Party : Island Tour - 3DS

Genre : Party game

Date de sortie : 17 janvier 2014

Genre
Party game
Date de sortie
17 janvier 2014 - France
Développé par
Nintendo
Edité par
Nintendo
Disponible sur
3DS
Modes de distribution
Boutique

Mario Kart, New Super Mario Bros, Zelda, Paper Mario, Mario Party... Le catalogue de jeux d'une console de Nintendo est aussi prévisible que le déroulement d'un épisode des Experts (qu'importe la ville). On est donc pas surpris de voir arriver un Mario Party : Island Tour sur 3DS. Cela dit, on se pose quand même une question : pourquoi continuer cette saga ?

Test effectué à partir d'une version 3DS

 
 
Une console Nintendo sans Mario Party, cela paraît inconcevable de nos jours. La 3DS écope donc de Mario Party : Island Tour. Cependant, contrairement à un Mario Kart où le plaisir revient facilement même sans de gros changements, Mario Party aurait bien besoin d'une refonte totale (ou d'un arrêt net) car en jouant à cet opus 3DS, on a ressenti autant de plaisir que devant un épisode de Derrick (avec des couleurs chatoyantes en plus). Pour ceux qui ne connaitraient pas la saga, il s'agit de jeux de plateau entrecoupés de mini-jeux avec les héros Nintendo. La saga n'était pas la plus folichonne au début mais elle était hautement sympathique. Ce qui n'est plus le cas.
 

Nintendo sur un plateau

Le jeu dispose donc de 7 plateaux (dont un déblocable et un qui ne se joue qu'à partir de trois). On commencera quand même par féliciter Nintendo de proposer des plateaux aux mécaniques bien différentes. Dans le niveau de l'espace, il faut engranger des réacteurs pour aller plus vite vers la ligne d'arrivée alors que la route des Etoiles ne peut se gagner qu'en accumulant les étoiles. Malheureusement, avec seulement 7 plateaux on en a fait vite le tour. On notera aussi que quelques plateaux dépendent vraiment trop de la chance et sont donc super frustrants même si les retournements de situation sont assez drôles à plusieurs. Encore une fois, on va le rappeler : le jeu est beaucoup plus appréciable avec quelques amis. On félicitera d'ailleurs Nintendo d'offrir la possibilité de jouer à quatre avec une seule cartouche. Mais je te vois venir, fier lecteur, pour l'instant, tu trouve que je suis trop gentil avec le jeu alors que je t'ai teasé sur la qualité discutable du soft. Et bien, on arrive à la partie que tu attends espèce de troll mal dégrossi : pourquoi Mario Party : Island Tour fait autant d'effet qu'une émission en access prime-time de Canal + ?
 

Mini jeu, mini plaisir

Le problème vient des mini-jeux qui sont un peu au centre du soft. Ils sont au mieux juste sympathiques et au pire franchement discutables. Alors, oui, la saga est destinée aux enfants mais ça n'empêche pas d'être créatif un peu quand même. Parce que nous ressortir le jeu du taquin, c'est un peu du foutage de gueule. On a aussi droit aux jeux (car il y en a plusieurs de la sorte, seul l'habillage change) où il faut choisir un pot de fleur/coquillage/autre chose et espérer que ce qu'il y a à l'intérieur nous fera gagner le jeu. On citera un dernier exemple de jeu limite : il faut colorier les fruits d'une couleur le plus vite possible et peu importe si vous débordez. On trouve quelques jeux sympatoches quand même comme celui où il faut sauter de plates-formes en plates-formes en appuyant sur le bouton indiqué sur ces dernières. De plus, les jeux ne profitent pas assez des spécificités de la 3DS (écran tactile, gyroscope, caméras...). Au final, les seuls mini-jeux vraiment bons sont les boss dans la tour de Bowser. C'est un mode alternatif où il faut enchainer les mini-jeux (…) pour arriver en haut de la tour et botter les fesses de Bowser (histoire de faire original). Cependant, sur le chemin, il y a quelques boss qui proposent des mini-jeux ultra sympathiques et vraiment créatifs (comprendre : « ils ne pompent pas un jeu déjà existant ou un mini-jeu déjà vu mille fois dans Mario Party »). Le jeu propose d'autres à-côté comme des mini-jeux en Réalité Augmentée (qui rappellent vraiment ceux intégrés d'office dans la console), un mode contre-la-montre (on enchaine dix mini-jeux à finir le plus vite, on vous laisse deviner l'intérêt du mode), un mode course en ballon (la même chose à plusieurs) et un mode street-pass (on n'a pas pu le tester mais on imagine que c'est pareil en street-pass).
 

Article rédigé par Neo , le

Mario Party : Island Tour ne convainc pas. Même en le prenant comme un jeu destiné pour les enfants car ce n'est pas parce qu'on fait un jeu pour nos têtes blondes qu'il faut mettre sa créativité au placard. On sent que le jeu a été fait en mode automatique avec des mini-jeux sans saveur et même quelques fois franchement abusés (reproduire le Taquin, sérieusement ?). C'est d'autant plus regrettable qu'on sait que Nintendo est encore capable de nous pondre de bonnes idées (voir Luigi's Mansion 2 et Zelda : A Link Between Worlds sur 3DS) et même dans ce Mario Party, on la voit poindre quelques fois lors des combats de boss. On notera aussi que les plateaux avec différentes règles, c'est toujours une bonne idée même si leur nombre est limité. C'est donc très moyen. Il serait temps de bousculer un peu plus cette saga Nintendo ! La Wii U serait une bonne occasion pour cela.

Points positifs

  • Les plateaux aux règles différentes
  • Les boss sont cools
  • Pouvoir jouer à 4 avec une seule cartouche

Points négatifs

  • Pas assez de plateaux
  • Les mini-jeux franchement discutables
  • Les plateaux qui dépendent trop de la chance
  • Des modes de jeux alternatifs peu intéressants
  • Le jeu ne tire pas profit des spécificités de la 3DS

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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