Test : Shin Megami Tensei IV

Shin Megami Tensei IV - 3DS

Genre : Donjon Crawler

Date de sortie : 30 octobre 2014

Genre
Donjon Crawler
Date de sortie
30 octobre 2014 - France
16 juillet 2013 - USA
23 mai 2013 - Japon
Développé par
Atlus
Edité par
Atlus
Disponible sur
3DS
Modes de distribution
Nintendo eShop

Vouloir être au fait de l’actualité vidéoludique n’est pas une mince affaire. Il est louable de vouloir s’essayer à l’intégralité des titres récemment sortis pour pouvoir en parler lors de repas mondains, et peut être, si l’on est chanceux, séduire une jeune demoiselle ou un jeune damoiseau. Malheureusement entre Persona 4 et le dernier Fire Emblem c’est chose impossible ! Ces jeux chronophages demandent trop d’investissement. Ça tombe bien, et comprenez bien toute l’ironie de mon affirmation, Shin Megami Tensei IV vient de sortir. En bon Donjon Crawler qu’il est, c’est peut être le double de votre vie qu’il vous faudra pour en voir un jour le bout.

Test effectué à partir d'une version 3DS

 
 
En France, Shin Megami Tensei reste une licence méconnue. Tels les vents radioactifs de Tchernobyl, la licence ne passa jamais la frontière française, excepté le troisième opus qui fut traduit dans l'à peu près langue de Joey Starr. Pour récapituler, la série des Megami Tensei se trouve à l’origine des Persona et Devil Summoner pour les plus connus, ainsi que d'autres spin-off de la série. Ces sagas partagent le même Lore (mêmes monstres, mêmes noms de magies, même mécaniques fondamentales de combats, etc.) mais n’ont aucun lien entre elles. Un peu comme Final Fantasy.
Contrairement à ce dernier, l’atmosphère des Megami Tensei est en général sombre, post apocalyptique, souvent dans un Japon dévasté par les démons, ou sur le point de l’être, apportant ainsi un peu de fraîcheur aux univers pastels kawaii que les développeurs japonais aiment nous servir en ce moment. L’univers est loin d’être manichéen, il vous faudra souvent coopérer avec l’ennemi pour arriver à vos fins.
 

Le Don Juan crawler

Tout commence lorsque vous vous rendez à Mikado, la grande ville du coin et la petite faiblesse qui vous perdra, afin de passer un examen pour devenir Samouraï, les protecteurs des humains contre les démons. Après l’avoir réussi haut la main, il vous faudra explorer une caverne dans laquelle vous devrez vous enfoncer de plus en plus profondément. On a affaire ici à un classique début Shonen à la Naruto. Mais détrompez vous, vous allez vite vous rendre compte que les choses ne sont pas telles qu’elles semblent l’être. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Sachez simplement que vous vous retrouverez au milieu d’un conflit entre diverses factions et qu’il vous faudra choisir un camp, ou pas.
Au final le scénario est vraiment bien construit et original. Si vous foncez en ligne droite tout s'enchaîne sans temps mort. Mais la difficulté du jeu vous empêchera d'avancer trop vite car si vous ne faite pas attention à votre équipe d’aventuriers, vous vous retrouverez vite bloqué contre un boss un peu trop puissant. SMTIV est un Donjon Crawler, ne l’oubliez pas. Ce genre est populaire pour ses mécaniques impitoyables qui ne pardonnent pas le moindre faux pas. Rare sont les jeux qui vous pulvérisent lors du tutoriel. Mais à l’image de Dark Souls, le jeu n’est pas injuste. Si vous mourrez, c’est votre faute.
 

Dur mais juste

C’est dit. SMTIV de par son genre, implique un donjon principal qu’il vous faudra explorer dans ses moindres recoins, une équipe d’aventuriers qu’il vous faudra optimiser au maximum si vous ne voulez pas mourir dans d’atroces souffrances, et évidemment une difficulté qui mettrait Doc Gyneco en état d’hyper tension. Vous êtes prévenu, SMTIV est un jeu difficile selon les standards actuels, même s’il reste plus aisé qu’un Etrian Odyssey. On se retrouve régulièrement bloqué par un boss et il vous faudra monter en level pour pouvoir espérer atteindre la puissance nécessaire pour ne pas mourir au premier coup encaissé. Pour ce qui est de le battre par contre, il vous faudra maîtriser le système de combat à la perfection.
Les combats se font au tour par tour. Votre équipe peut se composer d'au maximum quatre individus, vous aurez donc au plus 4 actions par tour. Il en va de même pour les ennemis, sauf les boss qui peuvent en effectuer plusieurs. Ce nombre vous allez pouvoir l’augmenter en tirant partie des faiblesses de l’ennemi. Si ces derniers sont faibles face à la foudre et que vous leur balancez un sort de cet élément, en plus de lui faire très mal vous aurez droit à une action supplémentaire. En gérant bien votre stratégie vous pouvez finir un combat sans vous faire toucher. Cela est même indispensable contre certains boss qui vous One Shot pratiquement en un tour, quel que soit votre niveau. Il vous faudra également faire attention à vos propres faiblesses. Un ennemi de base peut vous mettre à genoux simplement en les exploitant.
 

Gotta Pay'em all

Pour pouvoir combattre il vous faut une équipe. On retrouve alors la marque de fabrique des Megami Tensei. Le seul humain de votre groupe c’est vous-même. Vous êtes le seul à pouvoir repartir 5 points à chaque passage de niveau dans les caractéristiques différentes que sont la force, l’adresse, la magie, la rapidité et la chance. Pour le reste il vous faudra recruter des démons. Oui, oui, je dis bien recruter. Vous pourrez dans chaque combat choisir entre taper l’adversaire ou lui parler. Si vous choisissez l’option « pacifiste » le dialogue commencera alors et vous devrez convaincre votre interlocuteur à rejoindre vos rangs soit en le soudoyant, soit en le persuadant ou alors en le trompant. Parfois répondre correctement aux questions posées suffira, d’autres fois il faudra faire une série de cadeaux comme des objets, HP ou MP sans que cela ne garantisse la coopération de la créature. Le démon après vous avoir fait les poches pourra décider de partir, tout simplement. Cette option de négociation est un des points vraiment intéressant du jeu surtout que les répliques que vous balancent les différents monstres sont souvent collectors et très drôles.
Chaque démon peut gagner de l’expérience et monter en niveau pour apprendre de nouvelles capacités. Une fois toutes les capacités apprises, il se créera un lien mystique avec le héros qui pourra alors apprendre les magies et autres actions de la bête. Si vous possédez déjà une des capacités du monstre cette dernière se renforcera et gagnera en puissance. Vous comprenez maintenant qu’optimiser votre équipe ne sera pas une mince affaire.
 

Fuuuuuuuuuuusion !

Les possibilités ne s’arrêtent pas à l’enrôlement d’abominations. Ça serait trop facile. En général, un démon devient inutile lorsqu’il a appris ses capacités. Il continue de gagner en niveau mais le processus est lent et sa puissance n’augmente pas énormément. Que faire avec les démons « périmés » ? Tel père Ducrasse vous allez pouvoir mixer une bonne poignée de gastéropodes afin d’obtenir un résultat goulûment délicieux. Concrètement il faut fusionner des monstres afin d’obtenir des entités encore plus puissantes. Les habitués de Persona connaissent bien ce concept très cher à la série. Au cas où vous feriez une bêtise vous pouvez « sauvegarder » un démon afin de le retrouver plus tard moyennant quelques piécettes. Enfin ... lorsque je dis quelques piécettes c’est plutôt en vendant un rein, ou un bras. En effet, l’argent ne coule pas à flot. Tuer un ennemi ne rapporte rien. Il vous faudra vendre les objets récoltés, faire des quêtes ou vendre des denrées naturelles que vous pourrez récupérer sur le terrain afin d’obtenir de nouveaux équipements en boutique. A ce propos, vous n’avez que deux types de boutiques, pour l’équipement et pour les Items. Vous aurez aussi accès à un bar ou vous pouvez récupérer les quêtes et enfin un endroit pour vous reposer.
Vous effectuerez la plupart de vos préparatifs avec le bracelet que vous portez au bras. C’est en fait la représentation physique du menu dans lequel vous pourrez accéder aux fusions, à la gestion de votre équipe, etc. Parmi les options vous aurez également la possibilité d’améliorer certaines de vos capacités avec des AP que vous gagnez à chaque niveau par grappe de dix. Ces AP permettront d’améliorer les options de dialogues avec les monstres, le rendement de vos fusions, le nombre d'emplacements disponibles pour votre réserve de monstres ou pour le nombre de capacités que chaque monstre peut apprendre. Vous pourrez même améliorer directement vos caractéristiques ou celles des démons.
 

Chine méga mie t'aime T'sais

Techniquement le jeu n'est pas exceptionnel mais n'a pas à rougir face aux standards actuels sur 3DS. Sans trop en dévoiler il vous arrivera de visiter des lieux que nous connaissons tous et il faut admettre que ces derniers sont très bien reproduits. On peut pointer du doigt certains environnements peut-être un peu trop vides. D'un autre coté les artworks sont jolis et les quelques scènes cinématiques rencontrées ( sous forme d'anime) sont très bien faites.
Aux musiques on retrouve Ryota Kozuka qui avait déjà œuvré sur Devil Survivor 2, Il apporte une variété de thèmes impressionnante à cet opus, tous de très bonne qualité. Pour les fans de la série, certains thèmes des précédents épisodes ont également été repris pour leur plus grand plaisir. SMTIV se dote d'une très bonne bande originale qui nous accompagne parfaitement lors de nos escapades dans le donjon.
 

Article rédigé par Wildchoc , le

Shin Megani Tensei IV est une très bonne surprise de la 3DS qui se hisse directement dans le haut du panier des "Must Do" de la machine. Le fait qu'il soit un peu à la traîne techniquement, ce qui en soi n'est pas grave pour un donjon crawler, sera vite oublié grâce à un gameplay aux petits oignons, une histoire parfaitement maîtrisée et une bande originale d'une rare qualité. Apres Bravely Default pour le RPG classique et Fire Emblem pour le Tactical RPG, la 3DS trouve enfin son digne représentant du donjon crawler.

Points positifs

  • L'histoire
  • La musique
  • Le système de combat
  • La difficulté

Points négatifs

  • Techniquement un peu faible
  • La difficulté

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

32 ans | Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

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