Test : Shantae

Shantae - 3DS

Genre : Action / Plates-formes

Date de sortie : 18 juillet 2013

Genre
Action / Plates-formes
Date de sortie
18 juillet 2013 - France
Développé par
Wayforward Technologies
Edité par
Capcom
Disponible sur
3DS
Modes de distribution
Nintendo eShop

C’est indéniable, l’eShop de la 3DS propose quelques petites pépites pour peu que l’on s’intéresse de très près au retrogaming. Grâce à cette boutique en ligne, les plus jeunes ont la possibilité de découvrir de vieux titres, souvent très bons, comme on n’en fait presque plus. Shantae fait partie de ceux-là. Sorti en 2002 sur GameBoy Color, malheureusement jamais en Europe, ce titre d’action / plates-formes vient tout juste de débarquer sur la dernière portable de Nintendo. Est-il toujours aussi bon à plus de 10 ans après sa sortie ?

Test effectué à partir d'une version 3DS

 
 
Malgré son patronyme qui siérait à merveille à une actrice porno, Shantae ne joue pas dans des films interdits aux mineurs. Elle est simplement une jeune femme mi-génie, mi-humaine, dont le boulot est de protéger un petit village de pêcheurs baptisé Scuttle Town et situé dans un Moyen-Orient empreint de fantasy faisant forcément penser au Contes des 1001 Nuits. Mais alors qu’elle se la coulait douce dans son phare, comme la plupart du temps, un vaisseau de pirates, mené par la terrible Risky Boots, fait irruption pour foutre le bordel. Shantae ne va donc pas hésiter une seconde et se lancer dans l’aventure parce que bon, quand même, c’est pour ça qu’elle est payée, la gourgandine. Evidemment, le voyage ne va pas se faire sans encombre, et Shantae va croiser de nombreux ennemis. Pour se défendre, une seule et unique attaque : un bon coup de queue de cheval dans les dents.
 
 
Et sa longue chevelure ne sera pas de trop pour vaincre ses adversaires, car ces derniers sont nombreux, et certains repopent même à l’infini dans certaines zones. Evidemment, qui dit retrogaming dit bien souvent difficulté élevée, et Shantae ne déroge pas à la règle. Non pas que les monstres sont trop coriaces, ni qu’ils se jettent sur la jeune femme, mais ils apparaissent bien souvent au tout dernier moment, rendant l’esquive difficile, voire carrément impossible. Heureusement, ils n’enlèvent que peu de vie à chaque coup et, encore mieux, il est désormais possible d’établir des points de récupération n’importe quand afin de pouvoir reprendre là où l’on a trépassé. Les puristes préfèreront se la faire à l’ancienne, avec des points de sauvegarde assez éloignés les uns des autres, mais les petits nouveaux apprécieront ce système rendant la progression, avouons-le, plus sympathique.
 

Dance Dance Revolution

Shantae prend la forme d’un titre mêlant action, donc, et plates-formes, le tout en 2D et scrolling horizontal. L’héroïne traverse plusieurs environnements et parcoure de nombreux donjons souvent labyrinthiques pour de temps à autres se reposer dans une ville quelconque, afin d’acheter quelques items grâce à des gems ramassés en chemin, faire avancer l’histoire ou régénérer sa santé en prenant un bain. Et c’est malheureusement ce système de progression qui pourrait rebuter ceux n’ayant pas parcouru le titre à l’époque, car le joueur doit bien souvent faire des allers-retours, donc se retaper des zones connues, sans carte. Il n’est donc pas forcément aisé lorsqu’un PNJ vous propose de le retrouver à tel endroit de se souvenir exactement où cela se trouve, ce qui occasionne de nombreux voyages inutiles. Le système jour / nuit accentue encore plus ce problème, certains endroits n’étant disponibles qu’à certains moments de la journée. Fort heureusement, les voyages fastidieux peuvent être raccourcis grâce au pouvoir magique de Shantae (qui est, rappelons-le, à moitié génie) : la danse. Grâce à certaines combinaisons se débloquant au fur et à mesure, la demoiselle acquiert la faculté de se transformer en animaux, ce qui lui confère des skills différents. Ainsi, se transformer en singe, par exemple, lui permet de grimper aux murs et de courir très vite. Loin de n’être qu’un gadget, ce pouvoir est indispensable à la progression dans l’aventure.
 
 
Techniquement parlant, Shantae accuse forcément le coup : le jeu est sorti il y a longtemps et ça se voit. Néanmoins, si les graphismes peuvent paraitre immondes à notre époque, impossible de ne pas remarquer l’animation impeccablement fluide des sprites, ces derniers étant en plus suffisamment grands pour ne pas être confondus avec le décor, les couleurs pétantes et le level-design souvent bien inspiré, malgré quelques niveaux franchement trop longs et parfois répétitifs. Difficile donc de ne pas succomber aux charmes du soft, d’autant plus que la musique made in GameBoy Color fera forcément vibrer le petit cœur des nostalgiques. Après tout, c’est clairement ce que cherche à faire cette sortie eShop, et elle le fait remarquablement bien. Enfin, n’oublions pas de préciser que le titre est entièrement en anglais. Les allergiques à la langue de Shakespeare devront donc malheureusement faire l’impasse.
 

Article rédigé par Shauni Chan , le

S’il risque de ne pas plaire aux plus jeunes en raison de sa difficulté et de ses quelques défauts inhérents au genre de l’époque, Shantae pourra en revanche charmer les fans de retrogaming ou simplement ceux qui ont joué à sa suite, Shantae : Risky’s Revenge, sortie pour sa part en France sur DSiWare début 2011. Ces derniers pourront retrouver à petit prix sur l’eShop de la 3DS un jeu charmant, prenant, coloré et bien maitrisé, mixant à merveille action et plates-formes. Difficile de résister à l’appel de la jeune femme, d’autant plus que le titre originel n’est malheureusement jamais sorti dans nos contrées.

Points positifs

  • Coloré et fluide
  • Action / Plates-formes à l’ancienne
  • Les transformations grâce à la danse
  • Système jour / nuit modifiant certains passages
  • Possibilité de poser des points de récupération n’importe quand

Points négatifs

  • Des niveaux parfois vraiment trop longs
  • Difficile de s’y repérer dans tous les environnements
  • Des ennemis débarquant au dernier moment
  • Uniquement en anglais

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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