Test : The Legend of Zelda : Majora's Mask 3D

The Legend of Zelda : Majora's Mask 3D - 3DS

Genre : Remake de légende

Date de sortie : 13 février 2015

Genre
Remake de légende
Date de sortie
13 février 2015 - France
Développé par
Nintendo
Edité par
Nintendo
Disponible sur
3DS
Modes de distribution
Boutique
Nintendo eShop

S'il y a bien un jeu sur 3DS qui alimente les rumeurs depuis des années, c'est The Legend of Zelda : Majora's Mask 3D. En effet, depuis la sortie d'Ocarina of Time 3D il y a bientôt 3 ans, quel Zeldamaniaque n'a pas imaginé voir sa suite directe se payer à son tour un remake sur la portable de Nintendo ? C'est maintenant chose faite puisque ce fameux jeu débarque chez nous en même temps que la New 3DS, pour le plus grand bonheur de tous joueurs, car si vous n'étiez pas fan de Zelda, vous allez le devenir !

Test effectué à partir d'une version 3DS

 
 
L'aventure commence par Link errant dans la forêt sur Epona, quelques temps après avoir sauvé Hyrule du vil Ganondorf et partant à la recherche de sa fée et amie Navi. Et il va en trouver une de fée, même deux, accompagnant un Skull Kid, petit garnement de la forêt qui va le dépouiller, lui subtiliser sa jument, le transformer en Mojo (faible créature au physique ingrat) et l'emmener dans une contrée éloignée de tout : Termina !
Puis Skull Kid s'enfuit... Bien piètre introduction pour notre héros... Et c'est là qu'on rencontre un marchand mystérieux qui nous explique que les étranges pouvoirs de Skull Kid viennent du masque que ce dernier lui a dérobé, le Masque de Majora, qui entre de mauvaises mains peut causer la ruine. Il faudra alors remettre la main dessus.
 

Legend of "Zelda" ? Même si la nana n'est pas dans le jeu ?!

C'est ainsi que la véritable aventure démarre et le joueur a 3 jours (fictifs bien entendu) pour retrouver son apparence normale puis compléter sa quête.
Trois jours car, à cause du masque de Majora, la Lune s'est mise à tomber sur Termina et y rayera bientôt toute existence...
La principale particularité de ce Legend of Zelda est donc là : nous ne disposons que de 72 heures (ce qui donne moins d'une heure en temps réel) avant de subir le Game Over. Ce qui met la pression tout de même. Finir un Zelda en moins d'une heure !? Impossible ! En effet, à moins que...
Car si les dernières heures de Termina sont malheureusement bien trop courtes pour finir la quête, Link a la possibilité, grâce à son Ocarina du Temps, de revenir à l'aube du premier jour et d'avoir ainsi de nouveau 72 heures de "tranquillité". Ouf !
 

Un jour sans fin

Ainsi rasséréné, le joueur va pouvoir découvrir un monde envoûtant, à l'ambiance bien différente des autres jeux Zelda. Le grand frère Ocarina of Time 3D avait réussi à nous emporter dans un vaste monde regorgeant de secrets en tous genres, Majora's Mask 3D rajoute de la vie à cette recette ! Chaque lieu est rempli de personnages réagissant différemment à la fin du monde imminente mais, surtout, l'univers et les personnages qui y vivent évoluent en permanence au rythme des 3 jours. Cette notion de 4ème dimension est très présente dans le jeu et contribue énormément à l'immersion du joueur. Où que l'on aille, on ressent bien que l'apocalypse approche : les protagonistes (PNJ) s'imprègnent de mélancolie, la Lune s'approche inexorablement, le temps se fait de plus en plus précieux, la musique elle-même cause une sorte de mal-être permanent, rarement on ne se sera senti plus immergé dans un jeu, comme si l'on faisait vraiment partie de Termina... La plupart des PNJ ayant leur propre emploi du temps, ce sera au joueur de venir chambouler tout ça et, par une succession d'évènements, remplir des quêtes secondaires, obtenir de nouveaux objets et découvrir de nouvelles contrées à explorer. Pour aider, nous disposons du Journal des Bombers, sorte d'emploi du temps interactif de tous les personnages rencontrés qui se révèle être un outil d'une grande aide. Chaque action importante à faire pour chaque personnage y est répertoriée, ce qui permet de visualiser bien plus facilement les quêtes et de faciliter la progression dans l'aventure.
 

Moi, Link : Hylien, Goron, Zora, Mojo... ou simplement schizophrène

Au-delà de l'aventure principale qui tiendra n'importe qui en haleine une bonne dizaine d'heures, Majora's Mask 3D dispose d'une foultitude de quêtes annexes, plus que dans n'importe quel Zelda, et qui vont obliger à de nombreux allers-retours dans le passé pour toutes les compléter et obtenir tous les masques. Tiens oui, car j'ai jusque là éclipsé un autre point capital du jeu : les masques de transformation. Link a en effet la possibilité, au travers de masques récupérés dans l'aventure, de changer d'apparence pour se transformer en Mojo, en Goron ou encore en Zora (des peuples bien connus des fans de la série). Des transformations bien utiles pour résoudre certains défis ou lors de l'exploration des donjons, chaque peuple ayant ses propres particularités. En Goron, Link est bien plus costaud et résistant et peut se rouler en boule pour dévaler des falaises, en Zora les fonds marins n'auront plus de secrets pour lui et en Mojo il pourra utiliser certaines fleurs pour s'envoler et flotter un moment, notamment... Bien d'autres masques sont bien sûr à récupérer, chacun aux fonctions diverses et plus ou moins utiles (vous rêviez de diriger un régiment de poussins cromeugnons, ce jeu vous le permet) et cela contribue d'autant plus à varier l'expérience de jeu.
 

Retour vers le passé

Rappelons-le, Majora's Mask 3D est un remake, alors pour ne pas passer pour un simple portage il doit bien apporter quelques nouveautés. Rassurez-vous, la liste n'est pas vierge (contrairement à la princesse, hum...). La première chose que l'on constate est forcément le bond graphique et technique. Tout comme Ocarina of Time 3D, c'est léché, ça ne souffre d'aucun ralentissement, les couleurs sont magnifiées et nos yeux prennent plaisir à admirer chaque nouvel environnement. Bref, voilà qui fait honneur à la 3DS. Même constat sur les contrôles et la gestion de l'inventaire qui se révèlent très intuitifs avec l'écran tactile (on n'en doutait pas) et même encore plus pratique sur New 3DS grâce au second stick qui permet de bouger la caméra comme bon nous semble, chose impossible dans le jeu original. Parlant de New 3DS, on peut enfin y profiter de l'immersion 3D sans être contraint à une immobilité totale, merci à sa 3D+ ! Certaines musiques sont également remixées et s'intègrent toujours parfaitement aux circonstances du jeu. Encore une fois, aucun point noir à ce niveau.
 

Le même jeu, en mieux !

Mais les véritables nouveautés concernent l'exploration du jeu, rendue bien plus abordable (c'était peut-être le plus gros défaut du jeu) au travers de différents outils. Tout d'abord, on peut maintenant sauvegarder définitivement auprès des statues de chouettes disséminées un peu partout dans Termina alors qu'en 2000 on nous obligeait à retourner à l'aube du premier jour pour cela et à perdre de ce fait un cycle temporel possiblement bien entamé.
Le Journal des Bombers est au passage bien plus clair et complet qu'avant et on peut même se "téléporter" directement à une heure plus avancée pour éviter d'avoir à faire le pied de grue plusieurs minutes. Les puristes pourront crier à l'hérésie mais les séances de jeu sur console portable étant bien souvent plus courtes que sur console de salon, c'est somme toute bienvenue. Les pierres Sheikah (sorte de mini-soluce intégrée) introduites dans Ocarina of Time 3D sont toujours présentes pour aider les joueurs les plus perdus et, pour les joueurs les plus aguerris, les combats contre les boss ont été modifiés histoire de corser un peu les choses. Enfin, il reste dommage que, bien que 3 ans séparent presque Ocarina of Time 3D de Majora's Mask 3D, aucun gros rajout de contenu ne s'est fait entre temps. OOT3D proposait un mode de jeu Master Quest, on aurait aimé quelque chose de similaire dans MM3D, ou pourquoi pas un donjon caché.
Ah si, maintenant on peut prendre une canne à pêche et aller titiller le gardon...
 

Article rédigé par ROB , le

S'il est beaucoup moins populaire que son grand frère, Majora's Mask sur Nintendo 64 n'en a pas pour autant moins marqué le coeur et l'esprit de ceux qui y ont joué. Et il est certain que ce remake sur 3DS saura procurer les mêmes sensations à tous ceux qui avaient pu passer à côté ainsi que sublimer le jeu original pour transporter de nouveau ceux qui y avaient déjà joué à l'époque. En retranscrivant l'esprit du jeu original sur console portable, Nintendo a parfaitement réussi son pari et avec une sortie simultanée de la New 3DS, nul doute qu'il se frayera une place dans le coeur de nombreux joueurs. Que ce soit la première ou seconde fois pour vous, il est interdit de passer à côté !

Points positifs

  • L'ambiance unique du jeu
  • Un jeu en 4 dimensions
  • La refonte graphique magnifique
  • Les musiques et les boss remixés
  • Le stick et la 3D+ de la new 3DS
  • Une aventure moins laborieuse ...

Points négatifs

  • ... Mais des donjons toujours retors
  • Aucun gros rajout

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