Test : Ace Attorney 6 : Spirit of Justice

Genre : Simulation de procès

Date de sortie : 08 septembre 2016

Genre
Simulation de procès
Date de sortie
08 septembre 2016 - France
09 juin 2016 - Japon
Edité par
Capcom
Disponible sur
3DS
Parfois appelé
Gyakuten Saiban 6
Modes de distribution
Nintendo eShop

Après un Professeur Layton vs Phoenix Wright : Ace Attorney légèrement décevant, le célèbre avocat de Capcom est enfin de retour pour un sixième opus, là encore sur 3DS. Baptisé Spirit of Justice, cet épisode débarque, comme d'habitude, avec son lot de personnages loufoques et quelques petites nouveautés. Il est donc grand temps de voir si cet épisode se montre à la hauteur de ses aînés.

Test effectué à partir d'une version 3DS

Comme d'autres opus avant lui, Phoenix Wright : Ace Attorney : Spirit of Justice propose cinq affaires différentes. Des procès qui mettent à profit les aptitudes des personnages bien connus des fans : Phoenix bien entendu, mais également Apollo ou encore Athéna. Tout ce beau monde ne se retrouve toutefois pas forcément au même endroit. Ainsi, Athéna et Apollo sont au bureau et doivent faire face à un tour de magie qui a plutôt mal tourné, là où Phoenix se trouve pour sa part en vacances dans le pays de Khura'in. Manque de bol, il doit bien vite reprendre le chemin du tribunal pour une affaire de meurtre et se retrouve donc dans son rôle d'avocat. Un rôle malheureusement très mal vu dans ce pays extrêmement croyant. Là-bas, les procès se jouent sur des séances de divination : la princesse locale a en effet le pouvoir de voir les derniers instants d'un défunt dans une sorte de miroir d'eau. Forcément, sachant que ce qu'elle montre est la stricte vérité, à quoi bon s'offrir les services d'un avocat ? 
 

Justice League

Vous l'aurez compris, ce système de divination est la grosse nouveauté de ce nouvel épisode. Comme dit plus haut, il n'est nullement question de dire que la princesse ment mais plutôt de pointer du doigt les contradictions relevées par le joueur. D'ordinaire, il s'agit de correctement observer les preuves (avec notamment le retour des analyses d'empreintes et de sang), récupérées en amont sur les scènes du crime, puis de les utiliser afin de trouver les contradictions dans les discours des témoins. Ici, le joueur doit en plus se servir de ces fameuses séances de divination. Car en plus des derniers instants du défunt, le miroir d'eau renvoie également ce qu'il a ressenti : le pauvre bougre a ainsi pu sentir une odeur spécifique ou encore entendre une musique bien précise. Il s'agit donc de correctement mettre à profit ces précieuses informations pour réussir à démêler le vrai du faux et, finalement, découvrir qui est le véritable coupable. Si cette nouveauté est largement mise à profit, ce qui est plutôt logique, il est toutefois dommage de voir qu'elle vient clairement faire de l'ombre aux aptitudes des personnages qui sont finalement très peu utilisées, que ce soit celle d'Apollo pouvant voir les tics nerveux des gens ou celle d'Athéna qui dévoile les émotions des personnes.



 

C'est d'autant plus dommage que, par exemple pendant le procès résultant d'un tour de magie ayant mal tourné, Apollo et Athéna ne se trouvent pas à Khura'in et, donc, n'assistent pas à ces séances. Les développeurs auraient donc pu en profiter pour exploiter à fond ces deux personnages. Si ce n'est pas le cas au niveau de leurs pouvoirs respectifs, ces deux avocats ont tout de même droit à leur moment de gloire grâce à l'absence du personnage principal, Phoenix Wright. En contrepartie, le fait que les procès se situent à des endroits différents donne un côté un peu fragmenté à l'aventure. Si les pièces du puzzle finissent petit à petit par s'assembler, le début du titre se montre un peu plus poussif et ne proposant pas forcément de cohérence entre les procès. Le reste de la narration se trouve toutefois toujours à la hauteur de ce que les fans peuvent espérer : l'aspect visual-novel est soigné, les personnages travaillés, l'humour est omniprésent... Quant au tout nouveau procureur, s'il n'a certes pas la carrure d'un Benjamin Hunter, il se montre tout de même plutôt convaincant, avec notamment un background travaillé.
 


Wright Spirit

Et heureusement que les affaires se montrent toujours aussi agréables à suivre, car il y en a quand même pour plusieurs dizaines d'heures pour terminer ce Ace Attorney 6 (sans compter qu'un DLC rajoutant une affaire est prévu). Évidemment, cela peut varier en fonction des skills des joueurs, même si cet opus se montre globalement plus facile que d'autres. D'autant plus qu'il propose pas mal d'aides, comme le fait de mettre en évidence le témoignage à attaquer lorsque l'on se trompe trop de fois... Précisons tout de même que le titre de Capcom n'est pas passé par la case localisation française et que l'intégralité du jeu est donc en anglais. Dommage pour ceux qui ne sont pas habitués à jouer dans la langue de Shakespeare... Quant au reste de la réalisation, elle suit la lignée de l'opus précédent (Dual Destinies), lui aussi sorti sur 3DS. Les différents personnages sont bien détaillés, leurs animations sont soignées (notamment le gimmick du nouveau procureur) et les environnements sont toujours aussi agréables à l’œil. Le seul souci que l'on pourrait relever à ce niveau, outre le fait que le tout soit uniquement en anglais, est la lenteur avec laquelle les dialogues s'affichent. Autant dire qu'il serait dommage de passer à côté de cet opus pour si peu.



Article rédigé par Shauni Chan , le

Certes, Spirit of Justice ne bouscule pas les habitudes de la licence. Certes, sa réalisation est identique à celle de Dual Destinies. Certes, les nouveautés se comptent sur les doigts d'une main. Malgré tout, les fans retrouveront une fois encore un épisode solide : les affaires sont intéressantes, la narration est bien menée (même si certains retournements de situation sont prévisibles), le tout est toujours aussi drôle et le système de divination se montre assez intéressant. Dommage toutefois que le tout soit uniquement en anglais et que les personnages ''secondaires'' comme Apollo et Athéna ne soient pas plus mis en avant, surtout au niveau de leurs pouvoirs.

Points positifs

  • Toujours aussi agréable à l’œil
  • Les séances de divination
  • Plusieurs dizaines d'heures de jeu
  • Narration soignée
  • Des aides pour les néophytes
  • Apollo et Athéna ont droit à leur heure de gloire...

Points négatifs

  • Très peu de nouveautés
  • Anglais uniquement
  • Quelques longueurs
  • Un peu plus facile que les autres
  • Une histoire fragmentée en début de partie
  • ...Mais n'en profitent pas pleinement

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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