Test : Metroid: Samus Returns

Metroid: Samus Returns - 3DS

Genre : Doit-on encore la présenter ?

Date de sortie : 15 septembre 2017

Genre
Doit-on encore la présenter ?
Date de sortie
15 septembre 2017 - France
Développé par
Nintendo
Edité par
Nintendo
Disponible sur
3DS
Parfois appelé
Metroid
Site officiel
Site officiel

Nous sommes en 1992 et les possesseurs de Game Boy découvrent un certain Metroid II : Return of Samus. Un titre aussi réussi qu'important dans l'univers de la série de Nintendo, et qui laisse toujours pas mal de bons souvenirs à ceux qui avaient pu y jouer à l'époque. Aussi, en attendant l'arrivée sur Nintendo Switch d'un opus inédit, la firme japonaise a décidé de proposer un remake de cet épisode aux fans, toujours sur portable via la 3DS. Maintenant que nous avons liquidé du Metroid en pagaille, il est temps de vous livrer notre verdict.

Test effectué à partir d'une version 3DS

Samus Aran est une chasseuse de primes solitaire extrêmement demandée. Après avoir sauvé la galaxie de la menace des terribles Metroid, la voilà de nouveau à bord de son vaisseau afin de réaliser une nouvelle mission : détruire toujours plus de ces sales bestioles, repérées sur une planète par la Confédération Galactique. Après être arrivée sur l'astre répondant au doux nom de SR338, elle va donc devoir s'enfoncer toujours plus profondément dans les entrailles de cette planète afin d'être sûre d'exterminer totalement la menace... Bon, les vieux de la vieille l'auront compris, les développeurs ne se sont pas concentrés sur le scénario pour ce remake, et ce n'est de toute façon pas bien grave. L'important dans un Metroid reste avant tout son gameplay, et il était temps de moderniser un peu tout ça, le titre d'origine datant tout de même du début des années 90. Quelques nouveautés viennent donc s'ajouter à la palette de coups de Samus : pour le plus grand malheur des puristes, certes, mais ces ajouts viennent donner un vrai coup de fouet au rythme. Ainsi, la chasseuse a désormais la possibilité de contrer les attaques des adversaires, à condition de l'effectuer au bon moment (une sorte de flash s'affiche sur les bestioles lorsqu'elles s'apprêtent à attaquer). Les monstres ainsi contrés sont sonnés pendant quelques secondes, laissant toute la liberté au joueur de les finir rapidement, d'autant plus qu'un contre bien placé permet par la suite de viser automatiquement l'ennemi en question. Un rajout bien pensé et surtout bienvenu, puisque les monstres se déplacent plus rapidement qu'à l'origine, certains se montrant même plus coriaces... Ce qui est peut-être un peu abusé, c'est le fait que Samus puisse contrer même si elle tourne le dos à la bestiole qui l'attaque.
 

Pêche à la méduse

L'autre bonne idée, c'est le rajout d'un système de visée bien plus pratique que sur la version Game Boy. Une simple pression sur une gâchette et notre héroïne peut viser très précisément, ce qui est bien pratique lorsqu'il s'agit de tirer sur un ennemi dans un tunnel, par exemple. Les tunnels, d'ailleurs, sont légion dans ce titre, et ils regorgent bien souvent de pierres à détruire afin d'accéder à de nouveaux endroits. Si ces chemins se découvrent assez naturellement dans un premier temps, le tout se complexifie au fur et à mesure de la progression dans le titre – d'autant plus que certains blocs ne peuvent être détruits qu'avec une arme bien précise que Samus n'a pas forcément sur le moment. D'où le rajout d'un scanner, lui aussi bien pratique : en échange d'un peu de sa jauge d'énergie, Samus peut alors découvrir quels endroits sont destructibles dans son environnement immédiat. Mieux, ce scanner permet également de clarifier un peu la map. Car oui, une map est désormais visible sur l'écran inférieur de la 3DS. Là encore, les vieux de la vieille sauteront au plafond, mais on ne va pas se mentir : c'est tout de même bien pratique pour ne pas se paumer dans les entrailles de SR338. Cette carte indique ainsi tous les chemins pris, les points de sauvegarde, les objets non découverts, les endroits où le joueur a tué un Metroid ou encore les zones de téléportation. Il est également possible, lorsque l'on est un peu dans le flou, de se rendre au sceau Chozo afin de débloquer un indice sur où se rendre par la suite... Bref, de quoi bien aider les nouveaux venus, même si une certaine difficulté reste tout de même de la partie. Faudrait pas non plus pousser le bouchon un peu trop loin.
 
Metroid : Samus Returns

Car pour ceux qui ne le sauraient pas, ce Metroid : Samus Returns se divise en plusieurs étages. Au début de chaque étage, Samus doit activer un sceau Chozo qui lui indique combien d'ADN de Metroid elle doit obtenir afin de pouvoir passer à l'étage suivant. Plus l'on progresse et plus le nombre de bestioles à tuer grandit, et les Metroid finissent par utiliser des patterns de plus en plus variés (certains sont par exemple capables de marcher en plus de voler). Mais pour pouvoir progresser, il faut les dénicher, les bougres. Pour s'aider dans cet immense labyrinthe, le joueur peut compter sur une sorte de radar sur l'écran inférieur de la 3DS : sous la forme d'un Metroid, il clignote en jaune lorsque Samus s'approche, puis en rouge lorsqu'elle est vraiment tout près. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle peut alors aller l'affronter sur le moment. Car le titre, comme les autres de la série, se base sur un système d'améliorations à découvrir afin de pouvoir faire toujours plus de choses. Au départ, l'héroïne ne dispose que de peu de choses : sauter, se baisser, tirer. Bref, la loose. Il lui faut alors farfouiller un peu partout pour débloquer de nouvelles aptitudes. Se mettre en boule, sauter plus haut, obtenir une armure résistante au feu, un bouclier protégeant du poison, un rayon de glace ou un autre passant à travers les murs... Les améliorations sont suffisamment nombreuses et bien placées pour renouveler le gameplay sans tomber dans la lassitude – même si, malheureusement, le genre se montre répétitif, préférez donc de courtes sessions de jeu. Si vous êtes bloqué quelque part, il n'y a pas de secret : soit vous n'avez pas encore trouvé l'amélioration nécessaire, soit vous ne l'utilisez pas correctement. Bande de nazes.
 
Metroid : Samus Returns

Voyage au centre de SR338

Quoi qu'il en soit, le tout fonctionne, forcément, très bien. Le level-design est intelligent et bien foutu (même si des allers-retours sont hélas de la partie, la faute à un côté parfois trop linéaire), les bases posées à l'époque sur GameBoy sont toujours aussi solides, et elles ont droit à un petit coup de jeune grâce à ces quelques rajouts bienvenus. Comme dit précédemment, les puristes crieront au scandale, mais il faut reconnaître que peu de joueurs pourraient encore progresser tranquillement sans certains éléments rajoutés au fil des années dans les jeux vidéo, comme par exemple la carte. Évidemment, le tout devient forcément plus facile – mais également plus rapide – mais franchement qui aurait encore envie de tourner pendant des heures afin de trouver un seul élément manquant ? Si ceux qui avaient fait le titre à l'époque répondront peut-être par la positive, les néophytes sans doute pas. Mais attention, cela ne veut pas non plus dire que ce Metroid : Samus Returns est une véritable promenade de santé, car de la difficulté est malgré tout au rendez-vous. Samus perd un bon paquet de points de vie lorsqu'elle est touchée et si les ennemis basiques lui en rendent un peu quand elle les bat, ce n'est pas le cas des boss. Pas le droit à trop d'erreur avec ces derniers donc, que ce soit au niveau de la barre d'énergie ou de celle permettant une poignée de fonctionnalités bien utiles, comme un bouclier temporaire. Il faut par ailleurs observer au préalable chaque nouveau Metroid afin de voir s'il a un pattern différent, les plus pressés risquent donc de se faire tuer bêtement. Heureusement pour ces derniers, ils ne sont pas trop pénalisés puisqu'ils peuvent reprendre leur partie juste devant la salle du boss, au lieu de la dernière fois où ils ont sauvegardé (ce qui se fait dans des zones bien précises et assez espacées entre elles).
 
Metroid : Samus Returns

Qui dit remake dit également lifting graphique, et de ce côté-là on peut immédiatement dire que le contrat est bien rempli pour ce Metroid : Samus Returns. Le titre est forcément bien plus fin qu'à l'époque, avec des environnements un poil plus détaillés, de jolies couleurs, des sprites bien animés ainsi que des cinématiques tout en 3D plus que convaincantes. Et ces dernières ne se contentent pas d'arriver au début ou à la fin d'un étage de la planète, puisqu'il n'est pas rare qu'une petite scénette vienne s'incruster au milieu de l'action, histoire de donner une autre envergure à tout ça. Bref, un boulot de qualité de la part des développeurs, sans aucun doute. Le tout se montre par ailleurs plutôt fluide et les transitions se font via des temps de chargement relativement courts, histoire de ne pas casser le rythme de l'aventure. L'ambiance sonore reste pour sa part assez discrète, avec des bruitages ''classiques'' et des musiques propres à chaque environnement, même si certaines pistes plus sympas s'emballent un peu plus que d'autres, histoire de prévenir le joueur que ça va être la merde un peu plus loin... Enfin, difficile de donner une durée de vie précise pour ce titre. Si les étages à explorer sont relativement peu nombreux, ils sont assez vastes pour occuper pendant une poignée d'heures. Si à l'époque le tout dépendait en grande partie du sens de l'orientation du joueur, ce n'est plus le cas ici grâce à l'ajout de la map. Néanmoins, les bonus à dénicher sont nombreux et parfois redoutablement bien planqués, ce qui permet de prolonger encore un peu l'expérience.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Même si Nintendo s'attaque là à un titre culte, difficile de ne pas s'extasier sur ce Metroid : Samus Returns. Au-delà d'un simple lifting graphique, ce remake de Metroid II : Return of Samus a de bonnes chances de convaincre un maximum de joueurs, avec une aventure proposant une certaine difficulté, un level-design au poil mais également des nouveautés venant dynamiser et rajeunir le gameplay, comme une map, un contre ou encore une visée plus pratique. Si l'on n'échappe pas à une certaine répétitivité ainsi qu'à un côté parfois un peu trop linéaire, les nombreuses améliorations à débloquer permettent de renouveler suffisamment l'aventure pour pousser à aller toujours plus loin. Bref, si vous aimez la licence ou simplement ce genre de titres, n'hésitez pas.

Points positifs

  • Un lifting graphique réussi
  • Des nouveautés venant moderniser l'expérience
  • De nombreuses améliorations à trouver
  • Une certaine difficulté

Points négatifs

  • Les puristes crieront au scandale sur certains éléments
  • Le contre, peut-être un peu trop abusé
  • Genre forcément répétitif

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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