Test : The World Ends With You

The World Ends With You - DS

Genre : Action/RPG en anglais

Date de sortie : 17 avril 2008

Genre
Action/RPG en anglais
Date de sortie
17 avril 2008 - France
Développé par
Jupiter
Edité par
Square Enix
Disponible sur
DS, IOS
Parfois appelé
it's a wonderful world

Nous vivons dans une époque où les gens demandent du neuf, ils en ont marre (ou presque) de voir des suites et uniquement des suites dans les bacs de leurs revendeurs de quartier. C’est pourquoi Square-Enix débarque aujourd’hui (enfin au mois de juin dernier pour être plus précis) avec The World Ends with You ! Ce RPG dont beaucoup de gens ont déjà entendu parler mais dont ils n’ont pu voir que quelques images dans les rares magazines qui l’ont présenté. La distribution française a eu du mal à s’approvisionner et avec seulement quelques exemplaires par magasins à satisfaire la demande qui, même si elle était relativement faible en comparaison à d’autres titres, était tout de même présente. Je faisais partie de ces demandeurs et après avoir écumé toute la capitale et ses boutiques spécialisées, c’est finalement dans une grande surface que j’ai trouvé mon bonheur (ou ce qui s’annonçait comme tel en tout cas). Let’s see !

A peine sorti du magasin que je déballe déjà le jeu, pire qu’un gosse ce Neji dis donc ! J’attends toutefois d’être posé dans le métro (terrain de jeu de prédilection des consoles portables) pour lancer ma DS. Un menu ultra simple s’offre à moi : Nouveau Jeu ou Continuer, on reconnaît tout de suite la touche Square, et une fois la partie démarrée, c’est une très belle cinématique en format BD qui s’offre à moi. Aucun dialogue mais tout de même très prenante, cette dernière dure quelques minutes avant de nous faire entrer dans la peau du personnage principal, j’ai nommé Neku. Vous vous retrouvez donc dans la peau d’un adolescent de 15 ans perdu dans les bas quartiers de Shibuya (le quartier le plus branché de Tokyo) et vous ne savez absolument pas ce que vous devez faire. L’histoire est enfin lancée, voyons maintenant ce qui nous attend !

Mais, où, est, donc, or, ni, car…

… parce que dans ces mots réside toute l’intrigue du jeu. Effectivement, à votre réveil vous ne vous souvenez que de votre prénom et ne savez absolument pas comment ni pourquoi vous vous réveillez au milieu d’un endroit qui vous est totalement inconnu. Cependant, votre première rencontre vous apprendra rapidement où vous vous trouvez et surtout pourquoi vous y êtes. Je ne peux malheureusement pas en dire plus sous peine de spolier tout le jeu, mais dites-vous que vous pourriez être un chat dans sa huitième vie (et merde c’est plus fort que moi). C’est donc dans une sorte de purgatoire que vous passerez votre prochaine semaine, semaine durant laquelle vous avez l’obligation de remplir une mission par jour sous peine de vous voir rayé du commun des mortels à jamais. Vous l’aurez compris, en plus de devoir se farcir des missions plus ou moins intéressantes et relativement faciles dans toute la première moitié du jeu, votre but sera de faire retrouver la mémoire à votre double vidéoludique.Après avoir découvert vos différents objectifs, il est temps de vous mettre au boulot, mais comme un jeu linéaire avec un système de combat basique et une intrigue gnangnan n’aurait pas été marrant, et pour une fois ce n’est pas ironique, les développeurs de Square Enix se sont un petit peu creusé le ciboulot pour nous dénicher tout un système bien tiré par les cheveux et tout un univers rempli de personnages gentils, drôles et attachants : à vous de trouver l’erreur.

C’est toujours mieux à deux

Et c’est dans ce soft que cette phrase prend tout son sens. Comme le dit cet inter-titre, vous vous devez de trouver votre double spirituel afin de survivre dans ce Shibuya qui est beaucoup plus hostile qu’il n’y paraît. Votre premier acolyte est une charmante adolescente, certainement du même âge que vous, qui vous montrera quasiment tout ce dont vous aurez besoin pour le reste de l’aventure. En plus de vous donner quelques cours, elle vous apprendra un tas de chose sur sa vie, ce qui finira par vous hanter tout au long de votre aventure. Mais ce n’est pas le seul compagnon que vous vous ferez, loin de là même. Deux autres jeunes hommes rejoindront votre équipe à tour de rôle à raison d’un coéquipier par semaine. Chacun d’entre eux a une histoire bien à lui et différents objectifs et vous devrez l’aider à les accomplir, mais ne vous inquiétez pas, ils vous aideront également à réaliser les vôtres. C’est donnant donnant !En plus de vous accompagner pendant votre aventure, ils seront également présents pendant les phases de combats et c’est là que le jeu se complique. Pour vous donner une petite idée, le jeu a été conçu par les créateurs de Kingdom Hearts, ce qui laisse présager des combats plutôt dynamiques. Et bien figurez-vous que ce n’est absolument pas le cas, car ces derniers ne sont pas uniquement dynamiques, ils sont également physiquement et mentalement éprouvants. Les développeurs ont du faire une overdose juste après avoir réalisé cette partie du jeu, mais ils se sont dit que ça pourrait être une bonne idée d’utiliser les deux écrans de la DS pour les phases de combats. Avec un personnage par écran, vous devrez surveiller les deux simultanément, un truc à vous retourner le cerveau selon le niveau de difficulté que vous aurez choisi au préalable.

Et tu tapes tapes tapes ce refr… oups

Effectivement, votre état de santé cérébrale évoluera en fonction du niveau de difficulté que vous aurez choisi. Attention, je ne parle pas de celui de vos adversaires, mais de celui de la gestion de votre personnage secondaire. Vous avez le choix entre manuel, semi-auto et auto, et c’est certainement ce choix qui fera toute la différence, reste à savoir si vous préférez tout gérer comme un bon gros geek, ne rien gérer comme un bon gros feignant ou bien faire une part des choses sans vous prendre trop la tête. Lorsque vous êtes en semi-auto, si la console remarque que vous vous occupez exclusivement de l’écran tactile pendant un certain temps, elle prendra elle-même le contrôle de l’écran supérieur tout en vous laissant la possibilité de reprendre les commandes à tout moment. En parlant des commandes, il faut reconnaître que les développeurs ont fait un petit effort et ne les ont pas faites trop difficiles.L’écran supérieur n’utilisera que le pad directionnel ou les boutons, comme ça même ces cons de gauchers pourront jouer sans se tordre les poignets dans tous les sens (regardez-les écrire). L’écran inférieur, mettant en action votre personnage, sera forcément moins simpliste. Entre le stylet qu’il faudra faire glisser, avec lequel vous devrez taper, appuyer et le micro dans lequel vous serez obligé de crier ou souffler, vous n’aurez que l’embarras du choix lors de vos combats. Toutes ces options se décideront avant le combat, grâce à des pins magiques. Ceux-ci, que vous pourrez attribuer en plus ou moins grand nombre en fonction de votre avancée dans l’histoire (de 3 à 6), vous conféreront différents pouvoirs. Lancer des boules de feu, des boules de glaces, des éclairs ; provoquer des tremblements de terre, des ondes sonores dévastatrices ; lancer des méga uppercuts ou des rafales de coups de poings en pleine face de vos adversaires ; tout un arsenal que vous aurez le plaisir de découvrir et de faire évoluer pendant tout le jeu. Chaque pins est doté d’un système de niveau et certains peuvent même évoluer, par contre ça ne vous servira à rien de leur crier « à l’attaque » au début des combats.

A défauts de jouer aux Pokémons, prenez-vous la tête…

… c’est tout aussi amusant ! Mais non, je plaisante, inutile de vous prendre la tête, il suffit simplement d’apprendre chaque zone du jeu par cœur et de savoir quelle tendance correspond à quel quartier à quel moment pour ne pas avoir à s’en faire. Ce n’est pas la mort après tout. A quoi ça sert ? Eh oh, bande de moules, vous êtes à Tokyo, la capitale mondiale de la mode (qui a dit loufoque ?). Que serait donc un jeu situé en plein Shibuya sans que les tendances n’aient aucune incidence sur votre quotidien ? Un boudin rose perdu dans la neige en plein mois de mars (pour ceux qui attendaient une réponse) ou plus simplement rien du tout, c’est pourquoi tout le studio s’est penché sur la question et a finalement décidé de mettre en place un système de reconnaissance de styles, de vêtements, de pins etc., vous permettant d’obtenir des bonus ou des malus si vous vous accordez plus ou moins avec la tendance de la zone dans laquelle vous vous trouvez. Ils sont forts ces japonais quand même ! Enfin, assez parlé de vous-mêmes et de tous les bons côtés du jeu, il est temps de le descendre un petit peu et de savoir contre quoi vous vous battrez, car c’est bien beau de faire des combats, encore faut-il savoir qui ou ce que vous allez devoir affronter.C’est donc dans une sorte de purgatoire que vous évoluerez tout au long de l’aventure et qui dit purgatoire dit Dieu. Aujourd’hui Dieu s’appelle le « Maître du jeu » et il dispose d’« anges » aux ailes noires, les « Reapers ». Les monstres que vous affronterez, en dehors des « Reapers » sont des « Noises », qui représentent en réalité toute l’agressivité et la méchanceté dégagées par les gens qui vous entourent. Concernant les « Reapers », tout comme vous, ils ont des missions à remplir, et comme un « Reaper » a le sens du travail, il veille toujours à ce que son travail soit fait, ce qui visera forcément à vous nuire à un moment ou un autre. Mais pour nous nuire, les développeurs ont mis d’autres systèmes en place, comme l’énorme labyrinthe qui vous servira de terrain de jeu. Si vous ne retenez pas rapidement les noms de toutes les zones, vous deviendrez rapidement le champion des allers-retours inutiles pour trouver votre chemin. Hormis ce petit point noir, certains trouveront le jeu répétitif de part la récurrence des missions, mais sachez que toutes les missions annexes et l’envie de devenir le plus populaire des adolescents pourra vous sortir du schéma linéaire de ce titre. Allez, à toi de jouer... Yu Gi Oh !

Article rédigé par Neji , le

Un adolescent amnésique qui se réveille un beau matin perdu au milieu de nulle part se retrouve embarqué malgré lui dans une aventure qui le poussera à retrouver la mémoire et à découvrir les histoires de ses compagnons. Avec une trame simple mais très efficace, un système de combat qui nécessite quatre cerveaux si vous voulez le tester à fond et des personnages tous plus charismatiques (si vous aimez le style manga) les uns que les autres, The World Ends with You est un très bon Action-RPG pour une console qui commence à peine à voir sortir des titres de plus en plus orignaux. A moitié dans la catégorie RPG, à moitié dans la catégorie extraterrestre, vous en aurez pour votre argent. Seule la langue peut faire barrière, le jeu est en anglais.

Points positifs

  • Un système de combat dynamique et très bien pensé
  • Une histoire prenante
  • Un environnement renversant

Points négatifs

  • Un petit peu linéaire sur la quête principale
  • Un système de mode difficile à maîtriser complètement
  • Des combats difficile en mode manuel

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