Test : Prince of Persia

Prince of Persia - DS

Genre : Plate-formes

Date de sortie : 04 décembre 2008

Le prince, nouvelle mouture, débarque aussi sur la DS, Ubisoft surfant toujours sur sa licence pour profiter de son aura auprès du public. Bien sûr et malgré un développement, pour cette version, dans un studio différent puisqu’il s’agit de celui qui se trouve au Maroc, le titre profite de la nouvelle apparence du Prince. Grosse nouveauté aussi, les développeurs ont décidé d’abandonner la bonne vieille croix directionnelle pour une utilisation du stylet que l’on avait pu voir déjà dans un titre comme Kung Fu Panda DS.

Le scénario de cet opus DS diffère largement de celui qui est proposé sur console de salon, tout en conservant le héros et son apparence mi-bohême, mi-tecktonik, en somme bien loin de l’imaginaire que l’on peut avoir du conte des Mille et une nuits. On passe rapidement sur cet aspect ridicule que l’on a déjà abordé dans le test sur console de salon pour se focaliser sur la petite nouveauté qui ne consiste plus à sauver la belle Elika mais d’accompagner et parfois jouer le mage Zal. L’histoire diffère sensiblement, mais au final tout ceci est fort peu développé pour ne laisser la place qu’à un jeu de plate-forme dont il faut conserver en tête certaines bonnes idées.

Les similitudes

Outre un scénario légèrement différent, ce Prince sur DS a tout de même une véritable filiation avec les versions consoles de salon. Premièrement, le look du personnage mais s’il a subi une cure de jouvence pour s’adapter à un public plus jeune, il est très proche de ce que l’on a pu apercevoir. Vous aurez donc droit à cette même apparence pour le moins déconcertante pour les amoureux de la série tant il s’éloigne de la Perse pour nous offrir une sorte de vagabond attifé comme un gitan sous Red Bull, concession à une mode plus qu’à un univers. Toujours dans la filiation avec son aîné, cette version DS succombe à ce gant à la fois imaginaire et puissant qui permet au héros de descendre des parois abruptes sans se faire mal donnant lieu d’ailleurs à quelques très bons moments de gameplay avec des sauts et une multiplication de situations intéressantes. Puissance des machines faisant, les comparaisons entre les différentes versions s’arrête là.

Dieu que c’est pauvre

Graphiquement, le jeu est tout bonnement à la limite de l’acceptable. Certes un jeune public se contentera largement des décors pour le moins dépouillés avec peu de couleurs pour venir l’égayer. Encore une fois, puissance oblige, on pourrait imaginer que les développeurs ont dû faire un choix. Néanmoins dans la catégorie qui ne manque pas de concurrents, Prince of Persia est un parent pauvre avec des décors trop souvent simplistes avec un minimum syndical de plateformes mille fois vues dans ce genre de titre, des coloris dont l’indigence ferait rendre pour magnifique un jeu d’échec. Pourtant l’animation du héros est détaillée et l’on peut s’apercevoir que les développeurs ont consenti à de nombreux efforts. Mais seulement sur celui-ci car pour ce qui est des ennemis, dans la majeure partie, nous ne sommes pas loin de ce que l’on pouvait voir au temps glorieux de la SNES qui date tout de même de quinze ans. Ils ont un balais fixement positionné dans un orifice que la décence nous interdit de signaler. Ils agitent leurs petits bras à l’instar d’un clone de Playmobil ou d’un Lego.

En revanche, et on peut dire heureusement, le titre est d’une grande fluidité d’affichage et les décors apparaissent sans le moindre clignotement. D’ailleurs, c’était une obligation pour que le titre soit jouable car la vitesse d’exécution est primordiale pour enchaîner les sauts et les combats. Un compromis pourtant qui ne suffit pas à expliquer des décors aussi sommaires surtout que dans le genre et avec un gameplay similaire, Kung Fu Panda fait nettement mieux.

Des cheveux, tu vas perdre

S’il n’apparaît pas pour une grande nouveauté que de voir un jeu de plateforme action se jouer au stylet, il n’empêche que les expériences ne sont pas si nouvelles. Kung Fu Panda, malgré de nombreux défauts, offre un système ingénieux et toujours nouveau parce que l’on progresse dans les mouvements et les situations, améliorant l’intérêt par ailleurs sur la durée. Malheureusement, Ubisoft Maroc n’a pas dû jouer beaucoup avec ce titre car même si l’on apprend quelques subtilités avec Zal, la plupart du gameplay s’obtient dès le début. Le souci, c’est que la pauvreté des graphismes n’aidant en rien un gameplay qui se dévoile si vite, on finit par s’ennuyer. A moins que le temps ne finisse par vous exaspérer …

Là où Kung Fu Panda est d’une grande efficacité, c’est sur l’utilisation du stylet comme appendice normal du gameplay. Précision dans les très nombreuses manœuvres d’attaques, une utilisation du stylet pour se déplacer que l’on peut qualifier de précise et d’instinctive autorisant même des manœuvres plutôt complexes par le nombre. C’est cela que l’on aurait aimé profiter avec ce Prince of Persia sur DS. Ce n’est pas le cas. D’une part le jeu est beaucoup trop basique avec pour ses attaques que le simple clic sur l’adversaire alors que dans le même temps un Kung Fu Panda propose bien plus avec des enchaînements de coups l’approchant plus d’un bon jeu de baston. Mais le souci vient aussi de l’intérêt final de ce jeu de plateforme. Les phases sont trop simplistes pour plaire à un joueur même très jeune, à moins qu’il n’ait que ce jeu ; car le titre est beaucoup trop facile !

Article rédigé par kago , le

L’argument de reprocher à un jeu qu’il est trop court n’est pas forcément le signe qu’il ne soit pas intense. Prince of Persia sur DS a pour le moins de quoi séduire un jeune public quoiqu’il préfère largement un Kung Fu Panda par son gameplay plus intéressant et surtout une réalisation sans commune mesure. Prince of Persia pêche par un manque de réalisation graphique mais aussi par une partie sonore très défavorable par rapport à la production de Vicarious Visions . Cela devient rédhibitoire, même pour un jeune public qui finit par vite se lasser d’un gameplay dont la précision est en fait le réel souci. Par-dessus tous les autres reproches, celui-ci enterre le jeu dans les titres sans saveurs et que l’on remise vite au placard. Le vainqueur incontestable est Kung Fu Panda.

Points positifs

  • Prise en main immédiate
  • Réalisation sonore honnête

Points négatifs

  • Un Prince sans précision
  • Des décors sommaires
  • Un look sans rapport avec la Perse

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