Test : Pokémon Ranger Nuit sur Almia

Pokémon Ranger Nuit sur Almia - DS

Genre : Aventure Pokémonesque

Date de sortie : 21 novembre 2008

Genre
Aventure Pokémonesque
Date de sortie
21 novembre 2008 - France
Développé par
Nintendo
Edité par
Nintendo
Disponible sur
DS
Parfois appelé
Pokemon, Pocket Monsters

La série des Pokémon ne s’arrête pas de grandir ; cette fois c’est au tour de Pokémon Ranger d’avoir un nouvel épisode baptisé Nuit sur Almia, nouvelle stratégie de Nintendo pour toujours conquérir plus de fans. La grande différence avec les autres, c’est que cette évolution est beaucoup plus orientée action, délaissant, pour s’acoquiner un nouveau public, le genre RPG. Est-ce que les défauts du premier opus ont été supprimés et est-ce que ce titre tient toujours la route face à un jeune joueur ?

 
 
Pokémon s’affiche clairement comme une stratégie orientée vers le jeune public, hormis Icary qui voue un culte à celle-ci, la plupart des joueurs ne dépassent guère les douze ans. Mais une cible pourtant très amoureuse de la pokémania ne pouvait pas toujours s’intéresser à la série classique par un manque de maîtrise de la lecture, les moins de sept ans. Pokémon Ranger, conçu plus particulièrement pour eux car il est possible de se lancer dans l’aventure en zappant les dialogues et en ne se concentrant que sur les captures, revient pour une seconde resucée.
 

Une histoire prétexte

Votre petit héros débute l’aventure dans le collège des rangers où il devra finir son apprentissage avant de commencer proprement à parcourir le vaste monde. Tant que vous n’aurez pas réussi à décrocher le saint graal du ranger, c’est-à-dire le diplôme, et enfin obtenir un Capstick professionnel, vous n’aurez pas réellement de liberté. Ce long passage obligatoire est le moment d'appréhender tous les aspects du gameplay du titre très orienté action. Une fois que vous y serez parvenus, le vaste monde vous attend avec de nombreuses missions à accomplir. Les quêtes sont aussi entrecoupées par des aventures secondaires où vous devrez aider les habitants. Le souci est que vous aurez souvent l’impression de recommencer les mêmes aventures car elles ne sont pas très variées. Un coup il faut libérer une zone de méchants pokémons qui perturbent la vie du village, un coup il faut récupérer un autre qui pète les plombs. Oui, ces créatures sont susceptibles d’instabilité mentale. Mais comme tout jeu de cette série, l’intérêt du jeu est avant tout orienté vers la frénésie de collection. "J’en veux toujours plus" pourrait être le leitmotiv et vous serez gâtés avec plus de 250 créatures à récupérer.
 

Tout dans le poignet

La prise en main du jeu est loin d’être aussi évidente qu’elle peut apparaître au premier abord. Toutefois, le long tutoriel jusqu’à l’obtention du diplôme de ranger est là pour faciliter la compréhension. Le but est de capturer non pas en envoyant combattre un de ces petits compagnons mais en prouvant son amour en enserrant celui-ci par un cercle que l’on forme avec le stylet. En fonction des pokémons que vous avez dans votre Capstick, vous obtiendrez quelques aides comme du feu, de l’eau ou des attaques tempêtes pour vous faciliter la création de vos cercles permettant la capture. Vos petits compagnon, qui sont au nombre de trois, vous permettent aussi de franchir des obstacles, de détruire des parties de décors pour progresser.

Le jeu offre une durée de vie énorme surtout si vous désirez obtenir tous les pokémons qui se trouvent dans la cartouche. Pour cela il faudra accomplir aussi toutes les quêtes secondaires. Malheureusement le gameplay assez simpliste risque de rendre pénible la collectionnite aigüe que propose le jeu. Les aventures s’enchaînent sans grand renouvellement, on finit par avoir l’impression de toujours faire les mêmes choses. La prise en main est pourtant exemplaire et l’on se plait à agiter le stylet pour capturer tout ce qui bouge, toutefois c’est répétitif et trop peu exigeant. Rares sont les cas où vous ne parviendrez pas à réussir votre challenge.
 

Service minimum

La réalisation offre un service minimum comme si la cible de ce jeune public attachait peu d’importance à la la diversité. Les environnements sont dans l’ensemble très semblables et vous aurez l’impression de faire des tours et des tours dans le même coin. Les pokemons en revanche sont facilement distinguables. L’interface du jeu est aussi assez bien réussie avec une grande clarté dans les menus et une accessibilité facilitée pour cette jeune cible. Toutefois, ce manque de diversité ne participe pas à l’ennui qui finit par rapidement arriver. Côté son, la DS n’est pas forcément une bête de course et ce n’est pas ce titre qui lui permet de faire la preuve du contraire avec des sons très basiques et sans saveur. La musique est elle bien plus présente mais pour notre plus grand désespoir avec des mélodies insipides et vite agaçante.
 

Article rédigé par kago , le

Pour un second opus, Nintendo en met toujours plus dans la collectionnite aigüe de son jeu d’action en provenance de la planète Pokémon. Les fidèles seront certainement très heureux même si une réalisation un peu plus léchée n’aurait pas nuit à l’envie de participer à toutes les mini-quêtes qui sont proposées. Un titre qui ne pourra plaire qu’à un jeune public moins exigeant sur la technique.

Points positifs

  • La quantité de pokémons à capturer
  • La maniabilité au stylet
  • La durée de vie

Points négatifs

  • Réalisation très moyenne
  • Bande sonore ridicule
  • Intérêt dans la durée

Commentaires