Test : Gardening Mama

Gardening Mama - DS

Genre : Cultivons notre jardin

Date de sortie : 30 avril 2009

Genre
Cultivons notre jardin
Date de sortie
30 avril 2009 - France
Développé par
505 Games
Disponible sur
DS
Site officiel
Site officiel

Après avoir bien nettoyé sa cuisine, Mama, en bonne mère de famille, ne tarit pas d’énergie quand il s’agit de s’occuper de la maison et se lance dans la décoration florale. Heureusement, sa famille n’est pas mal élevée au point de tout la laisser faire seule et vient lui donner un coup de main pour arroser les bégonias. Cette Miss Sourire est-elle aussi douée pour les plantes que pour la boustifaille ?

On pourrait penser que Gardening Mama n’est rien de plus qu’une copie de Cooking Mama transposée dans un univers différent, une redite dans un costume de nouveauté. Mais 505 Games ne tombe pas dans le piège de la facilité et, tout en se servant d’une recette déjà connue, propose un autre plaisir de jeu. Le milieu clos et un peu stressant de la cuisine, avec ses plats à surveiller, son minutage précis et ses dosages minutieux laisse place à un grand espace de verdure, d’air pur et de calme. Sans dépayser les joueurs et les joueuses des épisodes culinaires, celui-ci les fera travailler à un rythme différent, plus reposé.

Savoir gérer son temps

En effet, un rosier met plus de temps à pousser qu’un steak n’en met à cuire. La logique de temps demande de réadapter le gameplay, sans le révolutionner mais en marquant suffisamment sa différence pour se détacher de Cooking Mama. On garde bien sûr le système de mini-jeux, étape par étape, mais cette fois-ci il faut laisser le temps à la plante de faire son petit bonhomme de chemin : après avoir planté les graines et arrosé le sol, il faut attendre que la vie fasse son œuvre, qu’une pousse pointe le bout de son nez hors de terre, vous n’obtiendrez donc pas une fleur ou un fruit en une seule fois. Un laps de temps idéal pour aller s’occuper d’une autre fleur, de l’autre côté du jardin. C’est ainsi 28 plantes, au total, dont vous aurez à vous occuper simultanément (enfin, pas toutes à la fois quand même, sinon c’est la catastrophe), en leur apportant tout le soin nécessaire à leur épanouissement. Le piège qui vous est tendu est la tentation de s’occuper de trop de plantes à la fois : lorsque vous faites pousser vos jonquilles, qui sait si vos tulipes ne sont pas en train de faner ? Heureusement, la famille est là pour vous avertir en cas de pépin.

Dans le milieu, on l'appelle Mama la main verte

L’autre différence marquante, c’est que Mama évolue sur une carte, se déplace dans le jardin d’un bac à l’autre par une vue du dessus. Si elle n’est que représentée par une icône de sa petite bouille illuminée, ce système permet quand même de franchir une étape dans les bonus de personnalisation à débloquer. En plus des vêtements pour Mama (chapeaux, robes, colliers…), de nombreux objets pour décorer le jardin seront offerts aux plus rapides à obtenir les médailles d’or. Parmi eux, bacs à fleur, nains de jardin et arches florales, qui égaieront cette pelouse un peu fade au départ. Il est dommage que les graphismes soient un peu trop basiques, rendant le tout plutôt moyen. Notez au passage que l’obtention des bonus, et la difficulté des épreuves en général, est beaucoup plus simple que dans Cooking Mama 2. Le nombre de mini-jeux étant plus réduit, et ceux-ci étant souvent répétés (arroser, arroser, toujours arroser), le coup de main vient rapidement. Et seulement trois épreuves réussies avec brio (contre cinq dans CM2) suffiront pour avoir le droit d’ouvrir un cadeau.

Savez-vous planter les choux ?

En plus de la zone principale où sont plantées les fleurs, le jardin est divisé en différents quartiers, chacun sous la responsabilité d’un membre de la famille de Mama. On trouve donc un verger, un potager, une roseraie, qui permettent de varier les expériences de jardinage. Si les fleurs restent en place pour décorer une fois arrivées à maturité, les fruits et les légumes (mangez-en 5 par jour, et attention à ce qu’ils soient bien frais, visitez www.mangerbouger.fr) vous apporteront des points en fonction du nombre récolté. Vous pourrez ensuite les re-jardiner pour avoir encore plus de points, lesquels permettent d’agrandir la maison. Mais ça c’est juste pour le fun, puisqu’on ne peut pas rentrer dedans. Du côté des défis, il est important de préciser qu’ils sont inexistants ici : il n’existe pas de mode comme dans CM2 où tout est enchaîné d’une traite, et sans pause pour s’entraîner. L’objectif du jeu est simple, au-delà de celui du score : se faire plaisir en élevant des plantes virtuelles. 505 Games l’a bien compris en remplaçant la frénésie de la cuisine par une « zenitude » propre au jardinage.

Article rédigé par SiMouth , le

Gardening Mama, tout en étant un dérivé de Cooking Mama, apporte donc un plaisir différent. C’est ce qui fait la force de ce jeu tout en simplicité qui laisse les défis et le scoring à un autre public. On peut douter, toutefois, de l’intérêt du jeu si Mama n’en faisait pas partie ; c’est bien parce qu’elle s’est creusé sa petite place dans le monde vidéoludique qu’elle peut se permettre de varier les expériences. S’il ne fera pas date dans l’histoire du jeu vidéo, Gardening Mama pourra au moins faire plaisir à son public sans avoir à rougir de la concurrence.

Points positifs

  • Un jeu pour prendre son temps
  • Assez démarqué de Cooking Mama pour avoir de l'intérêt
  • Voix en français

Points négatifs

  • Des épreuves qui reviennent trop souvent
  • Parfois trop simple
  • Certains sons agaçants entre les menus

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