Test : Sonic Colours

Sonic Colours - DS

Genre : Plate-forme

Date de sortie : 12 novembre 2010

Genre
Plate-forme
Date de sortie
12 novembre 2010 - France
Développé par
Sega
Edité par
Sega
Disponible sur
DS, Wii
Parfois appelé
Sonic Colors
Site officiel
Site officiel

Cette fin d’année est une période prolifique pour le hérisson bleu, qui apparaît dans trois titres à son nom quasiment en même temps. Pourtant, le héros de presque 20 ans (au mois de juin prochain) peine à convaincre dans Sonic Free Riders, et laisse un avis partagé avec Sonic the Hedgehog 4 : Episode 1, efficace mais peut-être trop classique et trop court pour son prix. Les plus grands espoirs sont alors dirigés vers Sonic Colours, sortant uniquement sur les consoles Nintendo. C’est la version DS que nous avons testée.

Les Sonic ont toujours eu un côté assez déstabilisant. Basés sur la vitesse extrême, ils demandent néanmoins une grande habileté pour venir à bout des niveaux sans se prendre un ennemi dans la tronche. Il faut être capable d’identifier le danger dans un décor qui file à toute allure, et qui change parfois de direction sans prévenir. Bref, il faut s’accrocher. Sonic Colours respecte cette règle, nous obligeant à sortir nos réflexes de gamer des cartons où nous les avions rangés en cette période de simplification. C’est plutôt du côté du scénario, à la fois dérisoire, basique et niais, qu’on aura quelques regrets. Le Dr Robotnik, pardon, Eggman dans cette version, a construit une fête foraine dans l’espace, et nos amis Sonic et Tails décident d’aller faire un peu de manège. Quelle grande surprise, en fait c’est un piège et l’infâme savant fou gras du bide est en train de construire un rayon hypnotique de la taille d’une galaxie en absorbant l’énergie de différentes planètes. Ça pourrait être vraiment drôle si c’était mieux écrit, et si les gags ou les phrases lancées par les personnages n’étaient pas éculées depuis un siècle. Peu importe, ça ne doit pas gâcher le plaisir.

VVV R R R R R R M M M ! ! !

C’est de toute façon autre chose qu’on cherche dans ce Sonic. L’histoire sera vite terminée : en même pas 4h vous devriez avoir atteint la fin de tous les niveaux. Seulement… Vous l’aurez fait avec un score minable. Le jeu vous pousse à la performance en vous demandant de recommencer tous les niveaux à la recherche de médaillons cachés, et en basant le score final sur le temps et sur le nombre d’anneaux que vous récoltez (pour rappel, vous perdez tout dès qu’un ennemi vous touche). Il existe plusieurs chemins dans chaque niveau, souvent que vous ne verrez pas avant deux ou trois passages minutieux, vous donnant presque l’impression d’avoir un autre jeu entre les mains. Les secrets de chaque niveau sont nombreux et devraient ravir les amateurs de défis, qui cherchent à terminer le jeu à 100%. Les différents pouvoirs que vous débloquez au fil de l’aventure vous aident à refaire les niveaux par des voies inexplorées, rendant le tout moins rébarbatif qu’on pouvait le craindre.

Appuie sur le champignon

À propos des pouvoirs de Sonic, ceux-ci font évoluer le gameplay de manière à ce qu’on ne sombre jamais dans la routine. Les niveaux de chaque monde sont faits pour utiliser ce nouveau pouvoir, ce qui garantit la variété du jeu. De base, on a déjà pas mal d’actions à notre disposition : la glissade, la roue, l’attaque sautée… D’ailleurs certains servent très peu. Viennent ensuite les pouvoirs conférés par les Wisps, des aliens capturés par Eggman et délivrés par le hérisson bleu. On se servira surtout du turbo (comme si ça n’allait pas assez vite), disponible quasiment en permanence et qui permet de foncer sans trop se soucier des ennemis. Les autres permettent à Sonic de se transformer en bombe, de décoller comme une fusée, ou de forer les murs, par exemple. Passé un petit temps d’adaptation, la frénésie est donc bien présente. Petit plus, comme les niveaux vont vite, on arrive rapidement au boss de chaque monde, chacun ou presque étant un vrai petit bijou, classique dans sa facture mais apportant un challenge supplémentaire. Le tout surfe sur la vague rétro, tout en restant dans son époque (alors que nombreuses ont été les critiques pour Sonic 4, accusé d’offrir surtout du réchauffé).

Photo finish

Comme on le disait plus tôt, la rejouabilité du titre n’est absolument pas artificielle, d’autant plus que s’ajoutent aux niveaux du scénario des missions annexes aux objectifs différents, comme tuer le maximum d’ennemis en un minimum de temps. Certaines sont loin de la facilité et vous donneront l’impression d’être un débutant. En plus de ces différents aspects du jeu, d’autres défis vous sont proposés dans un mode multijoueur (ce qui n’empêche pas certains d’entre eux de se faire en solo). Celui-ci est assez complet et permet de jouer en local ou online. Deux types de jeu sont disponibles : le contre-la-montre (dont les temps peuvent être ajoutés à la base de données mondiale afin de figurer au classement), et un mode course contre un adversaire ou l’IA. Cette course ne se limite pas à rejoindre l’arrivée avant votre opposant : vous ramassez un certain nombre de pièges au cours de la partie et pouvez gêner votre adversaire. Il va de soi que c’est réciproque, il faut donc faire attention à la fois au parcours et aux actions du fourbe qui joue contre vous. C’est simple et efficace, en tout cas ce n’est pas fait à la va-vite.

Article rédigé par SiMouth , le

C’est peut-être le Sonic qu’on n’espérait plus. Sans être une grosse claque, ça reste un jeu très bien réalisé qui ne ternit pas l’esprit de la série, offrant des défis de différentes sortes. Le seul bémol est son scénario, trop court et pas vraiment travaillé, au-delà duquel il faut passer pour apprécier les qualités du titre. Il offre autant de plaisir seul qu’en multi, local ou online, ce qui devrait plaire aux fans ou aux joueurs qui cherchent à faire du score.

Points positifs

  • Le gameplay évolutif
  • Les défis de types variés
  • Les musiques

Points négatifs

  • Le scénario
  • La durée de vie de base
  • Quelques pouvoirs inutilisés.

Commentaires