Test : Art Academy

Art Academy - DS

Genre : Cours de dessins

Date de sortie : 06 août 2010

Genre
Cours de dessins
Date de sortie
06 août 2010 - France
Développé par
Headstrong Games
Edité par
Nintendo
Disponible sur
DS

Art Academy n’a peut-être pas la prétention de faire de vous le Magritte des temps modernes, mais il a au moins l’ambition de vous apprendre de façon ludique les petites astuces des grands artistes de la peinture. Et rien que pour ça, on ne peut que tomber sous le charme.

La DS, dès sa venue sur le marché des consoles, a ouvert la porte à beaucoup de bonnes idées. Certaines moins bonnes, certes, mais dans la globalité, l’apport de l’écran tactile et du stylet a donné une perspective intéressante aux jeux portables. Après avoir appris à faire la cuisine ou le bricolage, voici donc un soft amusant pour apprendre à peindre et à dessiner comme des chefs. Et autant vous l’avouer tout de suite, Art Academy est d’une incroyable fraîcheur dans le marché des simulateurs ludo-éducatifs.

Peinture sur dual screen

Pour tous ceux qui ont toujours voulu apprendre le dessin et la peinture sans dépenser un abonnement à la MJC ou au club le plus proche, voici Art Academy. Ou plus particulièrement Léo, petit avatar à l’effigie de… non, pas Leonardo di Capri… Non, pas Leo des Tortues Ninjas. Leonard de Vinci, pardi ! Petit être un peu fou qui vous apprendra toutes les techniques nécessaires pour remplir les missions, et qui vous servira de modèle lors des leçons. Le jeu est donc composé de multiples cours très accessibles et clairement à destination d’un public d’amateurs ou d’éclairés. A travers différents tableaux précédés de deux tutoriaux, votre accompagnateur vous explique les techniques utilisées par les maîtres, et qui sont à disposition dans votre barre d’outils : crayons de différentes graisses pour les esquisses, possibilité de dessiner au trait ou avec le plat, puis palette de couleurs à créer, possibilité d’utiliser de l’eau ou de changer de pinceaux… Bref, tout est prévu pour faire sur l’écran tactile ce que Léonard pouvait faire sur une toile. D’ailleurs, l’ergonomie est idéale, les deux boutons de la tranche permettant d’accéder à la barre d’outils et le bouton X de le cacher lorsqu’on dessine. De plus, une grille peut s’activer sur demande afin d’avoir des repères sur son tableau. Et deux autres boutons permettent également de voir sur le deuxième écran, au choix, son tableau, le tableau exemple de Léo, ou l’image de référence.

Sfumato virtuel

Ludo-éducatif, ce soft ne permet pas seulement d’apprendre à se servir de pinceaux. Il dispense également quelques enseignements sur les techniques, quelques astuces pour réaliser des formes, des couleurs, des émotions… Et n’hésite pas à revenir sur des notions, comme les courants artistiques ou le nom de différentes techniques. Impressionnistes, expressionnistes, nature morte… presque tout y passe, en plusieurs étapes. Léo vous guide, peu à peu, des esquisses aux trames de fond, puis aux détails, puis aux reflets et aux couleurs lavées, etc. A chaque nouveau tableau à réaliser, une discrète ambiance se fait entendre (les vagues quand on dessine la mer, les oiseaux quand on dessine des fleurs). Et surtout, le bruit de vos pinceaux et crayons, qui rajoute une couche de réalité dans la création. Pas grand-chose, juste assez pour ne pas vouloir couper le son pour se concentrer. Malheureusement, si le jeu se veut didactique et extrêmement bien pensé, on pestera de temps en temps contre notre stylet qui ne permet pas réellement d’obtenir le même rendu qu’à l’écran. Le modèle étant toujours plus fin et plus détaillé. Une fois qu’une leçon se termine, après avoir parcouru les différentes étapes sous l’œil de Léo, celui-ci nous offre des exercices pour mettre en pratique notions et techniques acquises. Et là, ça se corse. Pas d’aide personnelle, simplement notre palette, nos outils, et roulez… A vous de choisir entre les mines HB, 2B ou 2H, et à vous de savoir combien de fois il faut appuyer sur la gouache rouge et la gouache orange, ou combien de gouttes d’eau il faut y diluer. Un mode « dessin libre » permet également de se faire une toile directement, sans passer par les sages conseils de notre ami De Vinci. Enfin, à chaque fin de tableau, le jeu vous propose de l’enregistrer dans la console en lui mettant un beau cadre de votre choix. Chouette, surtout quand on vient de passer 30 minutes à dessiner un simple citron vert.

Article rédigé par Jivé , le

Intuitif, original, complet et accessible, Art Academy est l’outil idéal pour apprendre la peinture sans se fouler. Des conseils très intéressants y sont dispensés, sur la technique, les outils, les courants… Et avec beaucoup de patience et de travail, on peut espérer de jolis résultats. Une très belle surprise à mettre entre toutes les mains.

Points positifs

  • Original
  • Intuitif et ergonomique
  • Explore tout
  • On peut ensuite mettre en pratique dans la vraie vie
  • Didactique

Points négatifs

  • Il faut avoir envie de prendre son temps et d'apprendre réellement (bref, ce n'est pas un "jeu")
  • Le stylet a encore des limites

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