Preview : Metroid Prime : Hunters

Metroid Prime : Hunters - DS

Genre : Doom-like au stylet

Date de sortie : Mai 2006

Genre
Doom-like au stylet
Date de sortie
Mai 2006 - France
Développé par
Nintendo
Edité par
Nintendo
Disponible sur
DS
Site officiel
Site officiel

La journée de la femme, vous savez ce que j’en pense. Ca manifeste, ça crie, ça revendique, et pendant ce temps la vaisselle s’accumule. Et Nintendo ne fera pas d’exception pour cette fumiste de Samus Aran, qui passe son temps à glander dans l’espace au lieu de repasser les chemises de son mâle. En bon japonais misogyne, Big N a en effet bien compris que la conchita de l’espace pouvait lui (res)servir -et hop !- dans le line up de la DS ! Metroid Prime: Hunters débarque en démo avec ladite console, et vaudrait mieux que ça brille ma grosse!

 
 
Parce que Metroid Prime : Hunters est l’une des rares exclusivités d’envergure de la Dual Screen, et parce que le titre s’apparente à une vitrine des possibilités graphiques de la console, il est doublement capital pour Nintendo de ne pas se louper avec le premier FPS du support. Ajoutez à cela plusieurs enjeux, comme par exemple le fait que le soft est censé faire montre des subtilités de gameplay de l’écran tactile, ou que le FPS est un genre susceptible d’attirer un public à priori sensible à la PSP de Sony, et vous comprendrez pourquoi cet opus de Metroid Prime sera un atout majeur dans le jeu de Nintendo. Faute de temps, le titre n’a pu être prêt pour le lancement de la machine ; qu’à cela ne tienne, une démo intitulée First Hunt est inclue dans le hardware de la DS, que vous pouvez déjà vous procurer pour 149€.
 

Samus, belle de loin, loin d’être belle ?

Un First Person Shooter sur console portable ? Malgré l’exemple de Doom sur Game Boy Advance, on ne peut pas vraiment appréhender ce genre de titre sans une circonspection légitime. Premières secondes avec Samus, premier ouf de soulagement : c’est de la full 3D comme sur GameCube et c’est fichtrement bien fait. On est à des années-lumière de la bouillie de pixels anthropophage de ID Software sur GBA. Attention, pas de quoi faire danser la Macarena à Jean Paul II, mais la modélisation des décors force le respect, et même s’ils sont sommaires (parfois), vides (souvent) et pixellisés (toujours), c’est un tour de force pour une console portable. Empressons nous de remettre les choses dans leur contexte : il s’agit là d’un écran de quelques cm², et une fois en mouvement, chercher les pixels relève de la prouesse oculaire. On aime à dire chez les Nintendophiles que cet épisode est graphiquement très proche des deux épisodes sur GameCube, en se paluchant bruyamment sur le potentiel de la DS, mais nous sommes plutôt en présence d’une réalisation type Nintendo 64 avec RAM Pack, ce qui n’enlève en rien de la teneur technique de ce Metroid Prime : Hunters. On se repère grâce au plan proposé sur l’écran du haut de la Dual Screen, et la navigation entre les différentes pièces se révèle assez intuitive. On attend la version définitive du jeu avec impatience, car il ne serait pas étonnant que Retro Studios optimise davantage la réalisation pour nous pondre au final un titre encore plus impressionnant.
C’est plutôt du côté de l’animation, exemplaire sur les versions 128 bits, qu’il faut chercher l’exploit : ça ne rame pas plus qu’un manchot sur un canoë, et il est tout à fait possible de straffer autour de son vis-à-vis en l’arrosant de feu, et ce sans aucune gène. Sur ce point, on reste soufflé : Samus enchaîne courses pédestres et rushes en morphball avec un naturel déconcertant, et le FPS paraît presque plus jouable et fluide que sur GameCube. Comment un tel miracle ? Et là, le stylet fut.
 

Quand tactile rime avec utile

Voilà un point qui appelle incontestablement au consensus : le gameplay de Metroid Prime : Hunters basé sur l’utilisation du stylet et du double écran est impressionnant d’efficacité ! Le joueur se dirige grâce à la croix directionnelle, comme dans Metroid Prime : Echoes sur GameCube, mais la visée se fait quant à elle par le stylet, avec le contact sur l’écran. Grossièrement, le FPS se voit doté d’une jouabilité proche d’un jeu PC, forte du sacro-saint binôme clavier/souris. Le système de lock est conservé, mais n’est plus aussi systématique que sur les moutures 128 bits. Il suffit de regarder quelques vidéos pour constater la fluidité des enchaînements, le naturel des actions et on jurerait presque que le soft se joue avec un mulot. L’utilisation des deux mains pour commander Samus demande un doigté qui s’acquiert au fil des minutes, et bientôt la bimbo de l’espace, engoncée dans son armure cuivrée, ne fait plus qu’un avec le joueur. Nintendo voulait impressionner ses détracteurs en érigeant ce Metroid comme l’exemple parfait du jeu « classique » -en l’occurrence un FPS- transcendé par un gameplay inédit : on ne saurait leur donner tort, tant la pratique corrobore la théorie.
 

On Samus un moment, et puis…

La démo First Hunt propose un entraînement solo sur quelques tableaux, ainsi qu’un mode deathmatch multijoueur via le Wi-Fi de la DS. C’est peu, trop peu pour tirer d’autres conclusions. Le mode solo se résume à trois épreuves, une de plate-formes et deux avec la morphball. Le deathmatch reste –paradoxalement- l’attrait principal de ce First Hunt, et l’on peut voir que la connexion sans fil ne souffre d’aucun lag majeur, même à une distance de plusieurs mètres. Un plus appréciable pour tuer le temps impunément pendant les interminables cours d’Histoire-Géo du vendredi soir. Quid de la durée de vie ? Du scénario ? Des armes disponibles dans la version définitive et de tout le reste ? Eh ben, c’est à ça que sert un test ! Malheureusement, on ne sait toujours pas quand sortira Metroid Prime : Hunters mais ce petit essai sur First Hunt reste un bon moyen de patienter, faute de mieux.
 

Article rédigé par Superhero , le

Si First Hunt est un échantillon représentatif de ce que sera Metroid Prime : Hunters, alors l’optimisme est de sortie pour les possesseurs de la Nintendo DS. Sympathique sans être fantastique, d’une durée de vie rikiki –c’est une démo-, mais cristallisant les promesses de la Dual Screen et les espoirs de ses joueurs, on ne retiendra de cette courte expérience que sa gratuité. Un argument honnête pour faire vendre la DS, assurément, mais pas suffisant pour lui donner ses lettres de noblesse.

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