Test : Polarium

Polarium - DS

Genre : Réflexion

Date de sortie : Mars 2005

Genre
Réflexion
Date de sortie
Mars 2005 - France
Edité par
Nintendo
Disponible sur
DS
Site officiel
Site officiel

A l'heure des grosses annonces pour la DS, des jeux aux graphismes dignes d'une console de salon, des blockbusters qui exploitent au maximum le potentiel de la DS, voilà qu'on nous sort Polarium, un jeu de reflexion presque en noir et blanc avec un maniement au stylet seulement. Simpliste? Au contraire, voilà un jeu qui vous refilera les pires maux de tête du monde.

Une chose est sûre, Nintendo veut renouveler le tour de force qui lui avait valu l'immanquable Tetris, mondialement connu. Oui, la DS n'est pas comme à l'époque de la Game Boy la seule console sur le marché et souffre déjà d'une rivale géante, la PSP. Pourtant s'il y a bien un principe qui serait totalement impossible à calquer sur la DS, c'est bien celui de Polarium. Ce nom mystérieux (sans vraiment de sens en y réfléchissant) est celui d'une drogue. Une drogue dure qui sans savoir pourquoi vous force à reprendre votre dose, seul une fois au lit.

Quant stylet est synonyme de complet

Contrairement à un dénommé Metroïd Prime : Hunters qui ne saurait tarder, ici les boutons ne sont d'aucune utilité. Ni la croix d'ailleurs, ni même les boutons Start et Select : ici le privilège va à l'écran tactile et plus particulièrement au stylet (car le jeu serait un enfer avec la courroie). Le principe du jeu est tout à fait simple : sur l'écran apparait un cadrillage noir et blanc. Le but est de faire des lignes horizontales de même couleur en les retournant en passant le stylet dessus, mais attention à la subtilité : il est impossible de repasser sur le tracé qu'on a déjà effectué. Pour s'aider, la présence d'une bordure extérieur incolore est incluse et apporte de nombreuses possibilités. Ceci étant le principe même du jeu, examinons plus en détail les différents modes de jeu.

Puzzle 100 pièces

Tout d'abord, le mode Puzzle. Le principe reste le même : créer des lignes horizontales de même couleur sur un cadrillage bordelique en noir et blanc. Ici, il y a 100 cadrillages à effectuer, tous étudiés pour donner le plus de fil à retordre au joueur. On commencera tout d'abord avec 10 petits tableaux, mais à chaque fois qu'on en finit 10 : Hop une autre dizaine apparaît. Nombre de fausses joies en perspectives pour les gros névrosés que nous sommes. On notera des petites pointes d'humour (peu dissimulées) quant à l'aspect des tableaux, qui pourront quelques fois représenter un Pacman ou encore une baleine ou une fleur. Remarquez également qu'on cherchera de temps en temps à quoi ressemble tel ou tel tableaux, alors qu'ils ne ressemblent à rien du tout. Inhérent au mode Puzzle est la création personnalisée de tableaux, qu'on pourra envoyer à nos amis, faire jouer et enregister sur les cartouches des copains histoire de faire chauffer un peu leurs neurones. Très simple et rapide, il vous permettra de créer un tableau en deux temps trois mouvements, mais exigera de vous de le réussir pour l'enregistrer (ce qui n'est pas toujours si facile).

Accrochez vous à vos nerfs

Ah le mode Défi est le mode de jeu de loin le plus énervant, mais également celui qui donne le plus de sensations. La ressemblance avec son aïeul Tetris est d'ailleurs remarquable, particulièrement dans ce mode de jeu-ci. En fait, des lignes tombent 3 par 3 du haut des deux écrans et vous devez les unifier d'une seule couleur au fur et à mesure qu'elles tombent. Et si vous n'êtes pas assez rapide et que les blocs atteingent la ligne rouge, en haut du deuxième écran, voilà le traditionnel "Game Over", que vous n'aurez pas si vous jouez en mode "Entrainement" (les blocs attendront que vous ayez dégagé la voie... sympa ces blocs quand même). Amusante d'ailleurs la façon d'inscrire son nom dans le tableau des scores : c'est en réalisant un petit dessin ou en signant qu'on laisse sa marque dans sa cartouche, une nouvelle forme de rigolade.

Les keupins sont fous

Le mode Duel est l'interêt principal de ce jeu. C'est en fait un mode Défi sur un seul écran et chronométré, le gagnant étant celui qui marque le plus gros nombre de points en faisant disparaître de ligne, mais encore plus fourbe : les lignes que l'on fait disparaitre en chaîne (combo) arrivent direct chez l'adversaire! Si vous avez une grand-mère cardiaque, je vous conseille une petit partie en Wi-Fi juste pour déconner (Hardgamers.org ne peut en aucun cas être tenu responsable de la mort accidentelle d'une de vos parentes). Dans l'onglet "Salon", ormis le mode Didacticiel complet et clasique qui sert de base, on notera le mode "communication", qui permet d'envoyer nos puzzles et d'en recevoir, mais également d'envoyer dans la cartouche d'un ami une version démo de Polarium. C'est très bien pensé, Mr N. Compliments.

Article rédigé par Razhiel , le

Polarium, après quelques minutes de jeu, est addictif à un point qui dépasse l'entendement. Malgré une sous-exploitation des capacités de la console, il est pourtant en phase de devenir un de ses meilleurs jeux, de par son principe unique, simple et accrocheur.

Points positifs

  • Le mode défi à deux
  • L'adrénaline!
  • Créer ses puzzles
  • Torturer ses amis avec ses puzzles

Points négatifs

  • Peut être trop simple, graphiquement parlant

Commentaires