Test : GoldenEye : Au Service du Mal

GoldenEye : Au Service du Mal - DS

Genre : Action

Date de sortie : Août 2005

Genre
Action
Date de sortie
Août 2005 - France
Développé par
Electronic Arts
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
DS
Site officiel
Site officiel

Non content d'avoir déjà la lourde tâche d'être au service de sa Majesté, la licence 007 est désormais au service du Mal. Oui, le grand, le pas gentil, le vilain, le mal quoi. Goldeneye, un jeu qui avait déjà fait parlé de lui à l'époque (avec un bon film en prime) revient sur DS, mais là, c'est différent. Vraiment.

Goldeneye, en 1997, était le premier film avec le nouvel agent 007, incarné par Pierce Brosnan, à l'époque où il n'était pas aussi vilain et poussiéreux. Par la même occasion, un jeu a fait fureur sur N64 et portant le même nom : Goldeneye. Aujourd'hui, avec le lancement de la Nintendo DS, une adaptation de la licence refait surface en la présence de Au service du Mal, disponible également sur PS2, Xbox et NGC depuis décembre dernier. La critique était unanime à propos du jeu sur console de salon : nul. La DS ne déroge pas à la règle. Petit test.

EA persiste et signe

Oui, Electronic Arts enfonce une fois de plus le clou avec cet opus, en changeant de support. Malheureusement rien n'y fait, quand c'est mauvais, c'est mauvais et puis c'est tout. Encore une fois, l'éditeur nous livre un FPS de mauvaise facture, bien loin d'un 007 digne de ce nom, comme Quitte ou Double par exemple. En essayant d'oublier la référence ultime sur N64, regardons le jeu de plus près. Adaptation de la version console qui elle-même est adapté d'une licence bien connue, ça commence mal. En plus, le portage sur DS ne change rien à la version de décembre. Pas de nouveauté, pas de changement, hélas. Encore plus moche que la version console et avec une maniabilité pas franchement exemplaire, cette version portable est insipide.

Briefing de mission

Que trouvons-nous dans ce jeu ? Une histoire, déjà. Vous incarnez, pour une fois, un méchant, du nom de Auric Goldfinger (me dit quelque chose ce nom de famille, pas vous ?). Cet ancien agent du MI6 se remet au boulot, avec l'aide de grands noms de la licence, exploitée à fond : Oddjob, Docteur No, Xenia, Francisco Scaramanga. Les valeurs sûres pour les amateurs de James Bond vont toutes y passer. Un coup de EA pour essayer de rattraper une clientèle de fans, en quelque sorte. Au final, le scénario se veut basique : derrière les grands noms de la licence, vous aurez à accomplir (bien évidemment) des missions, six au total, avec de nombreux objectifs à réaliser. La campagne solo est rattrapée par un mode multijoueur assez fun mais sans plus. Les missions, réduites en nombre par rapport aux consoles de salon, seront plus ou moins rapidement terminées, étant donné que l'IA des ennemis se rapproche d'une gaufre au sucre. Même pas au chocolat. Un générateur vous balance toujours la même tronche à dégommer, au moyen d'armes multiples. Bon point : une arme dans chaque main, ça c'est la classe.

Dedans le jeu

Pas complètement décevant, le jeu a tout de même de bonnes idées comme le combat à deux mains, la possibilité de prendre le corps de ses ennemis pour bouclier (simple et efficace : on s'approche, on appuie sur Select et c'est réglé), ou encore des gadgets explosifs à amorcer pour dégommer les méchants... euh non les gentils. Raaah. Au niveau de l'armurerie, on peut récolter de nombreux jouets sur les terrains de missions, qui vont du 9mm de 007 à l'ogive nucléaire à disque tranchant radiocommandé. Bien sûr, cette dernière ne peut pas s'utiliser à deux mais. Ca aurait été marrant tiens. Et pour l'utilisation : les deux gâchettes. Simple. Le jeu fera appel à votre gestion de l'inventaire. En effet, il faudra se séparer de son arme pour en récupérer une nouvelle, donc à vous de surveiller vos munitions et faire les bons choix. En dernier, le "Goldeneye", accessible avec l'écran tactile, évoluera au fil du jeu pour s'utiliser de differentes façons, comme regarder à travers les murs, tel Superman et son slip moulant.

Article rédigé par Jivé , le

Bref, un bien triste portage de Goldeneye, décidément bien loin de la N64. Des missions linéaires et pas jouissives. Malgré une campagne solo courte et des graphismes assez moches, le jeu a le mérite d'exploiter à fond la licence et d'avoir de bons petits éléments de gameplay. Essayez un peu le multi à 8 joueurs, ou attendez un autre FPS un peu plus sérieux.

Points positifs

  • Le Goldeneye
  • Une arme dans chaque main
  • Le multi ?

Points négatifs

  • Graphismes
  • Court
  • Simple portage, en plus mauvais

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