Test : Bleach : The Blade of Fate

Bleach : The Blade of Fate - DS

Genre : Bastooooon

Date de sortie : 29 février 2008

Genre
Bastooooon
Date de sortie
29 février 2008 - France
Développé par
Treasure
Edité par
Sega
Disponible sur
DS
Parfois appelé
Bleach : Souten ni Kakeru Unmei
Site officiel
Site officiel

À l’occasion de la sortie de Bleach : Dark Souls sur Nintendo DS en mars prochain, retour sur le précédent épisode, sorti il y a un an en France, et en 2006 au Japon. Quitte à ce que le jeu sorte longtemps après sa période de production, autant en faire le test encore plus tard, pour respecter cette philosophie de monde à deux vitesses.

 
 
Ichigo et sa bande envahissent le Seireitei, le territoire des shinigami, pour sauver Rukia de la peine de mort. Voici le pitch du mode scénario, basé sur le manga, qui se déroule par épisodes mettant en scène un combattant différent à chaque fois. Après avoir complété le premier épisode, vous débloquez au fur et à mesure de vos victoires d’autres scénarios et les personnages qui en sont les héros.
 

Mais qu’est-ce qu’il se passe ?

Vous commencez avec Ichigo, reprenant grosso modo l’ordre des combats du manga, en devant gagner sous certaines conditions pour pouvoir affronter tel ou tel Capitaine par la suite ; un système un peu confus, surtout si c’est la première fois qu’on touche au jeu. Heureusement SEGA pense à tout : après avoir fait une dizaine de combats n’importe comment, on nous emmène directement à la suite, histoire d’accélérer les choses.
L’autre défaut de ce mode histoire, c’est de nous faire débloquer les épisodes dans le désordre : on nous livre ainsi quelques rebondissements qui n’ont pas l’effet attendu s’ils concernent des personnages qu’on n’a pas encore rencontrés, et seuls ceux qui ont lu le manga comprennent de quoi il en retourne. On s’amuse cependant à faire des combats qui n’ont rien à voir avec la trame principale, et aux prétextes à deux balles (exemple : Ganju ne trouve plus son sanglier Bonnie et affronte tous les shinigami qu’il accuse de l’avoir tué). Mais pour nous remettre les idées en place, le dernier scénario, un peu long, reprend exactement la chronologie du manga en nous faisant alterner entre les personnages. Un profane peut ainsi comprendre l’histoire une fois le jeu fini, bien que ça ne vaille pas la lecture du manga.
 

Bankaï !

Le premier scénario possède un atout : une phase d’entraînement où les commandes sont expliquées, rendant la prise en main rapide. La manette + sert évidemment aux directions, tandis que les boutons de la main droite vous permettent de décider de la puissance des coups portés. Elle est d’autant plus aisée que les enchaînements pour les attaques spéciales sont à peu près les mêmes pour tout le monde : une courte série de directions sur la manette + (de 2 à 4) conclue par une attaque. Le bankaï sera ainsi rapidement maîtrisé, permettant de tenir tête aux plus puissants ou d’écraser les faiblards sans trop risquer la défaite. Petit plus inutile : sur l’écran tactile apparaissent des cartes de boost, qui améliorent vos capacités ou diminuent celles de l’adversaire sur quelques secondes. Honnêtement, vous n’aurez pas à vous en servir, sauf pour quelques unes en mode difficile.
Notez que mis à part au début, vous serez en règle générale plutôt loin de la défaite dans les combats en un contre un ; jouer en « difficile » dès le début peut aider à faire vivre le jeu un peu plus longtemps.
 

Et tu tapes, tapes, tapes…

Outre le mode scénario, les classiques modes arcade et versus sont présents, sans grande originalité. Le multijoueur permet quand même d’affronter n’importe quel joueur connecté via Wi-Fi, si vous en trouvez, ou vos amis, si vous en avez. Il permet également des parties jusqu’à 4 joueurs, en ne demandant qu’une seule cartouche, un bon point.
Un autre mode de jeu s’adresse aux joueurs acharnés, le mode Défi : il s’agit d’enchaîner les coups demandés le plus vite possible, sans faire d’erreur. Faciles au début, ces défis deviennent impossibles après un certain temps, quand il faut enchaîner une vingtaine d’attaques sans interruption alors qu’il est pénible d’en faire seulement cinq. Le joueur occasionnel aura vite fait de le laisser de côté, d’autant plus qu’il n’y a pas de récompense importante au bout. Pour ceux qui persisteront, cela garantit un bon nombre d’heures supplémentaires de jeu à ajouter à celles du mode scénario.
 

Qui est là ?

Vous débloquerez les personnages en même temps que vous finirez les épisodes du mode scénario. Il y a ceux auxquels on s’attend, qui font partie de l’intrigue principale, et ceux qui sont aussi drôles qu’inutiles, ridicules avec leurs trois coups mais qui nous font bien rigoler. Ils peuvent d’ailleurs faire office de défi ultime : réussir à enchaîner les Capitaines avec un personnage qui ne sait pas se battre peut être considéré comme un véritable exploit.
On regrettera tout de même que quelques persos débloqués ne soient que la copie d’autres, voire le même avec un costume différent ; les différences sont quand même suffisamment présentes pour varier les plaisirs et choisir ses petits préférés. Avec 28 persos au total, il y a de quoi faire, malgré l’absence de certains pourtant présents dans les phases narratives des scénarios.
 

Article rédigé par SiMouth , le

S’adressant exclusivement aux fans, le jeu a au moins le mérite de leur faire plaisir, ce qui n’est pas courant. Avec des graphismes suffisants et des musiques nombreuses, le jeu est complet et abouti, et conviendra aux éventuels acheteurs qui ne connaissent pas le manga pour de longues heures de jeu.

Points positifs

  • Devenu bon marché (environ 15 euros)
  • Un mode scénario vaste
  • L'humour de la série est respecté

Points négatifs

  • La suite va sortir, plus complète
  • Les personnages sont débloqués trop rapidement
  • Absence des voix japonaises

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