Test : World Racing

World Racing - Gamecube

Genre : Course de Mercedes

Date de sortie : Janvier 2004

Genre
Course de Mercedes
Date de sortie
Janvier 2004 - France
Edité par
TDK Mediactive
Disponible sur
Gamecube, PC, PS2, Xbox

World Racing, voilà un nom qui ne semble pas être familier, mais qui devrait l'être. En effet, c'est sous ce nom significatif qu'est sortie sur PS2 et Xbox la première simulation exclusive à la firme allemande de Karl Benz et de sa chère fille Mercedes. Blasés, les possesseurs du Cube réclamaient à corps et à cris une transposition sur leur machine. Las, les développeurs n'ont pas pris la peine de réadapter leur production, ternie par l'âge et les rides graphiques. Ne soyons donc pas étonnés du résultat fourni.

 
 
Dans la même lignée que Need for Speed : Porsche Unleashed sorti il y a peu sur la GBA, un jeu entièrement dédié à une marque de voitures revient sur une des consoles de [[5809]]. Là où le précédent mettait en scène des Porsche (c'était dur de deviner…), World Racing nous propose des Mercedes. Jouant sur la relative bonne critique obtenue par ses compagnons de Sony et de Microsoft, les développeurs n'ont pris la peine de retoucher leur jeu, pour le rendre proche de l'indispensable, ou du moins du prenant. Et là, au lieu de voir quelque chose rivaliser avec Toca ou autre, on se voit targué de quelque chose qui pourrait faire frémir Paris-Marseille Racing dans la palme du pire jeu de ces dernières années en terme de courses automobiles.

Des Mercedes, en veux-tu en voilà!

Contrairement à Gran Turismo qui offre sans cesse un éventail toujours plu fourni et complet de caisses actuelles, World Racing nous offre aucun autre modèle que les marques de la firme allemande. On aurait aimé avoir une petite dizaine de voitures japonaises ou européennes, mais le catalogue est tout de même plutôt rempli si on se base sur toutes les voitures créées depuis la création de la marque : on peut piloter des Classe A, des A4, des A3, des CLK, des berlines, des coupés, des 4x4 etc. L'accent a été mis sur ces célèbres modèles pour combler tous les aficionados. Combler est le mot juste car, en dépit d'un nombre correct de Mercedes, la quantité fait plutôt pâle figure face à GT. Comme vous le constatez, le jeu démarre plutôt mal.

Des graphismes d'un autre âge

Comme je l'ai déjà souligné, le problème majeur touchant WR est qu'il a des graphismes datant de ses sorties sur PS2 et Xbox. Ils n'ont pas été réactualisés. Certes, on colle facilement un nom aux modèles qu'on conduit (pour peu qu'on les connaisse) mais le reste laisse vraiment une impression de bâclage. Premièrement, les décors, qui sont d'une accablante pauvreté : rien n'est vivant, personne ne semble s'intéresser aux courses (je cherche encore un public) et ils ont raison. Deuxièmement, les textures ne sont pas très lisses, et quelques fois, on s'aperçoit que l'on conduit une sorte de carton, surtout pour les 4x4, étant donné leur construction 'cubique'. Le souci du détail censé être de plus en plus poussé est ici inexistant. Tout est plutôt grossier, les voitures ne jouissant pas d'un niveau de précision exemplaire. Finalement, on se rend compte de la place prépondérante qu'occupent les bugs et le clipping dans WR : le paysage s'affiche en temps personnel ( c'est-à-dire que c'est lui qui choisit, inversement au temps réel) et quand ça lui chante, le jeu nous délivre des disparitions de textures, plutôt rares, mais bien présentes pour être soulignées.

On s'ennuie ferme

Je dois bien l’avouer, c’est un des premiers jeux sur lequel j’ai failli m’effondrer comme un gros bébé. Même si au début, je pensais mettre ça sur le compte de la fatigue, je me suis rappelé que j’avais dormi assez pour ne pas avoir à rattraper les heures de sommeil. En fait, le problème semble germer de la conduite absolument soporifique. Plus efficace que les calmants, mais pas encore prouvés scientifiquement, les parties de World Racing font la part belle à une absence totale de sensations, de motivation, enfin, de tout quoi. La durée de vie, déjà encrassée par cette maniabilité toute droite venue du fin fond du Far West, empire encore plus lorsqu’on découvre le manque flagrant d’intérêt pour le jeu : il n’y a qu‘un mode deux joueurs (contre quatre sur la grosse Bertha de Billou), des courses immédiates pour voir des paysages magnifiquement pauvres, et des championnats palpitants pour débloquer les circuits qui le sont déjà presque tous dès le départ. WR ne baigne décidément pas dans le bonheur sur le Cube.

Article rédigé par n0nam , le

Donnez-moi vite une bassine, je me sens mal! Il faut dire que c’est proprement scandaleux de ne pas réactualiser, mais au contraire, d’amocher un jeu qui était plutôt convenable sur PS2 et Xbox. Les graphismes, la durée de vie, l’intérêt, la jouabilité, tout est réuni pour nous faire vivre des aventures pathologiques, proches du virus incurable. Davilex a apparemment trouvé un concurrent à sa taille et cette société peut être fier que PMR 2 rivalise avec un jeu qui avait marché, dans le temps.

Points positifs

  • La Jaquette ?

Points négatifs

  • Graphismes affreux
  • Durée de vie très faible
  • Maniabilité désastreuse

Commentaires