Test : Peter Jackson's King Kong

Peter Jackson's King Kong - Gamecube

Genre : Action

Date de sortie : Novembre 2005

Genre
Action
Date de sortie
Novembre 2005 - France
Développé par
Ubisoft
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
DS, GBA, Gamecube, PC, PS2, PSP, Xbox 360, Xbox
Site officiel
Site officiel

King Kong est un gorille, un vrai, un puissant, un gros tas. Sa jungle, il la connaît par cœur. Dans cette jungle se trouve un certain Jack Driscoll, qui débarque sur Skull Island avec son équipe pour tourner un film et de tenter de sauver une carrière sur le point de tomber aux oubliettes. Alors, c’est qui le roi, maintenant ?

 
 
Après deux previews, des vidéos, des screenshots, un paquet de news et la bande-annonce du film, Peter Jackson’s King Kong (c’est son nom) déboule enfin sur tous les supports excepté la regrettée Saturn. Si la plupart des gamers sont toujours inquiets en apprenant qu’un film va être adapté en jeu vidéo, on est en droit d’être rassurés avec cette adaptation de King Kong. Peter Jackson, séduit par Beyond Good and Evil a tenu à collaborer avec Michel Ancel, un bon français de chez nous, pour développer un blockbuster vidéo ludique. Il faut dire que travailler avec Peter Jackson, ce n’est pas donné tous les jours. Surtout que le réalisateur suivait de près l’avancée du développement, donc il valait mieux assurer. Et quand on suit un jeu vidéo comme cela, ça fait mouche, un peu comme Vin Diesel et Les Chroniques de Riddick : Escape From Butcher Bay. Ubisoft se frotte les mains pendant qu’Electronic Arts regrette de ne pas avoir réalisé de bonnes adaptations du Seigneur des Anneaux. Bref, revenons au jeu.
 

Driscoll, en suédois, ça se dit : Driscoll

Cet excellent jeu de mot (je m’aime) annonce l’entrée en scène de Jack Driscoll, qui dirige l’équipe de tournage et qui ne se doute probablement pas en débarquant sur Skull Island que cette île fait plutôt dans le genre hostile. On s'y retrouve en vue subjective, avec aucune interface à l’écran. Même l’arme n’est pas tout le temps visible car, après tout, on ne s’en sert pas en continu. Vous n’avez pas de jauge de vie non plus, ni de munitions à ramasser. C’est ça l’immersion selon Michel Ancel, on est tout de suite dedans on s’y croit à fond. Les cinématiques sont faites avec le moteur du jeu afin de rester à fond dedans, comme qui dirait. Les premiers ennemis que vous croiserez seront des dinosaures, et ce n’est pas avec votre petit pistolet ou les pieux que vous ramasserez que le bestiau prendra peur. Mais vous serez vite aidé, car des hydravions viendront lâcher des caisses d’armes plus performantes sur l’île. Mais vous ne passerez pas votre temps à trucider du dinosaurus, il y a pas mal de phases d’exploration, des petites énigmes à résoudre, le tout parsemé de rencontres plus ou moins réjouissantes. Heureusement que l’immersion est au rendez-vous, puisque la linéarité du soft est affligeante. Il n’y a pas 36 chemins pour arriver à tel ou tel endroit. Comme je l’ai déjà dit dans ma preview, incarner Jack n’est pas une partie de plaisir. Quand on se retrouve confronté à un dino, pas facile de s’en sortir vivant, la fuite étant souvent préférable. Tuer un dino tient du miracle, je n'ai pas réussi, j’ai préféré (et j’ai pas eu trop le choix) fuir pour vivre, ou plutôt survivre. Pendant vos combats, vous pourrez tenter de les distraire afin d’éviter les coups de pattes fatals sous peine de voir votre rythme cardiaque s’accélérer dangereusement. Par exemple, en plein combat, je tentais de mater le dino en lui lançant des pieux (qui restent plantés sur lui, excellent) et d’un coup un gros piaf se ramène, je le shoote et le T-Rex est distrait, ce qui m’a donné un léger temps de répit. Surtout que pendant ce temps mes potes tentaient d’ouvrir une porte. Dans King Kong, on est tout heureux de fuir. Concernant la maniabilité, il n’y a pas de viseur, il faut donc soit viser très précisément en prenant son temps quand on l’a, soit tirer un peu à l’arrache pendant les phases d’action intense et ça marche tout aussi bien, pour un peu que l'on soit habitué aux FPS. Notez-le. Je crois qu’on a fait le tour des possibilités offertes par Jack, mais maintenant il faut que je trouve une transition pour enchaîner sur Kong. Ah oui, et pendant que j’y suis, je tiens à vous dire que le jeu n’a pas réellement changé depuis ma preview il y a deux mois et qu’il est toujours aussi sympa graphiquement, sans pour autant casser des barreaux de chaise, bien que le framerate ne soit pas toujours à la hauteur et rende le jeu un peu lent, comme Kong quoi. Ah, bah, la voilà ma transition (oui oh, ça va hein ! je fais ce que je peux) !
 

Le roi des Kong

Kong est grand, Kong est fort, Kong est puissant, Kong est Kong. Le gameplay offert est aux antipodes de celui de Jack. On peut quand même trouver un point commun aux deux héros : Anne. Jack souhaite la récupérer, Kong la kiffe (bah ouais quoi, euh, wesh quoi !) et veut se la garder. Elle finira d’ailleurs par être attendrie devant le gros singe pas si méchant que ça. C’est tout de même LE héros, et le jeu (et le film) porte son nom. Bref, quand vous incarnez Kong, c’est la baston à fond. La vue passe à la troisième personne, et les dinosaures ont tout de suite l’air bien moins méchants. On saute, on tape, on s’accroche, on attrape et on tape son torse avec une classe à rendre Tarzan jaloux. C’est alors la furie et on voit les ennemis voler à travers l’écran, ensuite on chope la mâchoire du T-Rex qu’on brise vite fait en deux (ah, le bon goût de la vengance), c’est que le gorille a une réputation à tenir. Grâce à la vue à la troisième personne et la maniabilité instinctive, on est bien plus à l’aise alors que la jungle est la même que lorsque l’on incarnait Jack. Notez que l’on dirigera les personnages à tour de rôle dans les différents niveaux du jeu qui bien évidemment retracent l’histoire du film. Kong s’accroche aux arbres, est très agile et quand il retombe sur le sol, ça secoue ! Mais on ne castagne pas pour le plaisir, on le fait pour venir en secours à cette cruche timide qu’est Anne qui fuit dans la jungle comme une dératée. Elle se retrouve donc souvent dans le pétrin, ce qui réveille Kong de sa sieste, car il doit encore et toujours la sauver. Aah, les femmes… Pour revenir sur le framerate moyen, celui-ci se met à chuter lorsque l'on incarne le singe, justement. Dommage, mais c’est le prix à payer pour un tel gameplay. Kong n’est cependant pas immortel et si vous êtes vraiment trop bourrin, vous mourrez indéniablement.
 

On en redemande

Il vous faudra environ sept ou huit heures de jeu pour venir à bout de l’aventure sur Skull Island. C’est sans compter les quelques (courtes) séquences que vous passerez dans les rues de New York. Mais le jeu ne s’arrête pas à ça. Il y a plusieurs fins déblocables et des bonus à récupérer comme une interview de Peter Jackson ou des artworks tirés du film. A la fin de chaque niveau des points vous seront attribués selon vos performances. Il va donc falloir jouer comme une bête (c'est le cas de le dire !) pour gagner les bonus cachés. Mais autant vous dire qu’on prend pas mal de plaisir à rejouer le jeu, surtout avec Kong ! Et je vous confirme qu’après ça, on a très envie d’aller voir le film. Si le jeu n’avait pas un tel potentiel de « rejouabilité » on resterait sur sa faim, ça c’est sûr.
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

Adapter un film en jeu vidéo, ce n’est jamais évident. Ubisoft Montpellier et Michel Ancel ont su collaborer avec Peter Jackson avec classe et brio, et le résultat est honorable. Une bonne réalisation, malgré un framerate moyen, une mise en scène spectaculaire et une immersion totale. Que doit-on attendre de plus ? King Kong est l’un des événements de cette fin d’année, que ce soit sur le petit ou grand écran.

Points positifs

  • Une immersion totale
  • Deux façons de jouer
  • Deux histoires parallèles
  • Des séquences mémorables
  • La rejouabilité

Points négatifs

  • Un framerate à désirer
  • La visée un peu hasardeuse
  • La durée de vie

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