Test : Naruto Geikito Ninja Taisen 4

Naruto Geikito Ninja Taisen 4 - Gamecube

Genre : Baston

Date de sortie : En 2005

Genre
Baston
Date de sortie
En 2005 - France
Edité par
Tomy
Disponible sur
Gamecube
Parfois appelé
NARUTO Gekitô Ninja Taisen! 4, Naruto 4

Naruto : Saikyô Ninja Daikesshû 4, ou bien Naruto 4 pour les intimes est LE jeu de baston du moment. Quatrième épisode d’une série de jeux de plus en plus vendue et connue à travers le monde, il est une véritable mine d’or pour certains mais aussi grosse daube pour d’autres. Du combat à l’état pur ou un amas d’effets spéciaux et fioritures, les avis sont très partagés concernant ce titre, mais je vais essayer de vous le décrire du mieux que je peux afin de pouvoir vous guider dans votre choix.

 
 
Me voici donc en possession de ce jeu de combat made in Japan tout en japonais (bizarrement) à l’effigie du manga le plus en vogue du moment autant au Japon qu’en France (avec Bleach), j’ai nommé Naruto. Celui-ci raconte l’histoire d’un jeune garçon nommé Naruto qui veut devenir Hokage (le chef et le ninja le plus fort du village). Il faut savoir qu’il a une particularité, il a un démon scellé en lui, Kyubi le renard à 9 queues. Pour atteindre son objectif, il devra remplir des missions en tant que ninja avec ses coéquipiers, Sasuke et Sakura et son professeur («sensei ») Kakashi et également passer les examens des niveaux supérieurs (genin, chuunin, jounin,…). Au cours de son périple il rencontre moult autres ninja, gentils et méchants, qui l’aideront à faire avancer son rêve à leur manière. Enfin, je ne vais pas vous raconter tous les détails, on en aurait pour des heures. Une fois donc la console allumée, il ne suffit pas d’insérer le jeu comme pour toutes les versions PAL des autres titres disponibles sur le marché ; ce ne serait pas marrant ; il faut insérer le FreeLoader (CD de boot pour les jeux import) et ensuite seulement mettre le jeu dedans. Le voici enfin lancé, la bête est prête, à nous deux mon coco.
 

Premiers pas dans le jeu

Doté d’une intro très réussie qui reprend les images des animés, le tout sur une bande sonore rock qui dégage, l’ambiance est tout de suite installée. Un jeu qui bouge et dans lequel il faudra se bouger pour réussir, c’est ce que disent toutes ces images. Vient ensuite le menu, toujours accompagné d’une musique entraînante mais déjà plus traditionnelle (de par les instruments avec lesquels elle est jouée) et avec une interface très bien pensée. La jolie Sakura fait office d’hôtesse dans un menu qui défile comme un rouleau japonais. Enfin les premiers pas. Ceux-ci ne sont pas forcément les plus simples étant donné que tout est en japonais et qu’au premier coup d’œil ça paraît assez confus, mais rassurez vous, ça ne dure pas ; avec un petit tour d’horizon les repères sont rapidement pris. Comment ?me direz vous ! Tout est écrit en japonais avec des idéogrammes qui se ressemblent tous ! Et bien au son de la voix de Sakura, oui madame, oui monsieur. Il suffit de tendre un peu l’oreille et vous entendrez sans soucis des mots anglais tel que Storry (avec l’accent de là-bas) qui vous permettront par la suite de vous repérer. Le menu ne propose pas moins de 6 modes de jeux différents, chacun doté de 3 à 6 sous catégories. Entre le mode de combat arcade classique et le mode story, le versus, le trial (entraînement) et autres survival et tutoriaux, vous en aurez pour votre argent. Des heures de jeux sont au programme et après cette première impression, il faut bien se jeter à l’eau. Je vais donc aller me taper contre des vilains méchants ou des beaux (ça dépend des persos ça) gentils.
 

De la baston à la ninja façon !

La force est en nous mais avant de combattre, il faut tout d’abord choisir son personnage. Une interface très agréable nous permet donc de chercher la perle rare parmi les 20 personnages proposés. Une fois le bonhomme choisit, une arène prise au hasard (on peut également prendre celle que l’on désire, il suffit de bouger le curseur pendant qu’elles défilent) et c’est parti pour l’action, la vraie. Pour tous ceux qui font ou ont fait du Judo (sport qui vient du Japon), ils sauront se repérer lors des débuts et fins de combats avec des mots comme « adjime » ou « ipon », pour tous les autres, il suffit d’appuyer sur la touche de frappe jusqu’à ce que ça parte (à l’ancienne). D’entré de jeu, la définition des personnages en met plein la vue. Une modélisation qui fait vraiment penser aux animés et qui ne dépayse pas un brin les habitués. Les nouveaux arrivants seront tout de suite séduits par des couleurs vives et attachantes. A savoir que ça ne tire pas jusqu’au style de Dragon Ball Z Budokai, c’est beaucoup plus joli et agréable à la vue ; et surtout beaucoup plus ressemblant. Après quelques coups échangés, avec une fluidité impressionnante, on se rend vraiment compte du potentiel du jeu. Encore une fois pour les habitués, et oui désolé pour les autres, ils reconnaîtront tout de suite les techniques propres à chaque personnage, mais il y a aussi des techniques communes à tous telles que la substitution (= téléportation) ou bien les techniques spéciales. Bien sûr ce n’est pas la même spéciale pour tout le monde, sinon on se lasserait bien vite. Pour pouvoir les utiliser il faudra remplir la jauge de « chakra » (à moitié pleine au commencement) qui est placée en dessous de votre barre de vie (jaune pour l’occasion) et qui se remplit en donnant et recevant des coups. Plusieurs attaques spéciales sont disponibles pour la majorité des personnages mais pas tous. Souvent les différentes attaques sont deux coups puissants, mais ça peut aussi être une transformation, pas à la Devil May Cry, mais plutôt un pouvoir qui est révélé, comme le « Sharingan » pour Sasuke et Kakashi ou encore « Kyubi » pour Naruto. Ceux-ci leurs donnent plus de force pendant le reste du combat mais leur fait perdre de la vie en contre partie (pour Naruto et Kakashi). Enfin voilà les différents points de la phase « Combat » qui viennent d’être énoncés. Passons un peu à autre chose, car c’est bien beau de se mettre sur la gueule dans un jeu de baston, mais ce n’est pas le tout !
 

Ben alors qu’est-ce qu’il reste ?!

Après donc ce raz de marée de détails concernant l’action du jeu, rentrons un peu plus dans les détails des modes de jeu. Bien évidemment je ne vous détaillerai pas les combats puisque ce sont les mêmes, mais le but change en fonction du mode choisi. Pour commencer, il y a le mode arcade, premier de la liste et sur lequel on tombe en arrivant dans le menu. Celui-ci est déjà connu de tous, ou du moins tous ceux qui ont déjà joué à un jeu de combat ; il suffit de battre un certain nombre d’adversaires pour arriver premier du classement. Simple et efficace, ça met dans le bain (sans bulles par contre). Quelque chose de bon à savoir est que ce mode ne se joue qu’en combats à trois ! Vous vous demandez encore ce que je raconte je sais,... et bien vous choisirez tout simplement trois personnages, que vous pourrez interchanger et contrôler à tout moment, au lieu d’un seul. Bien évidemment ils seront également 3 en face. Vient ensuite le mode Story (du moins c’est comme ça qu’ils l’appellent) qui nous propose de nous mesurer aux personnages de la série sans pour autant suivre un ordre précis (bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre). En fait ce serait plutôt un deuxième mode arcade mais avec des combats à un seul personnage. Un mode très pratique pour se chauffer et comprendre la prise en main, point sur lequel je reviendrai un peu plus bas. Tiens, voici le mode versus. Comme d’habitude, ce mode propose des combats en 1 contre 1, 3 contre 3 et (non pas en 4 contre 4) mais à 4 joueurs (chacun pour sa peau). Un mode permettant à deux joueurs d’affronter deux « bots » (personnages contrôlés par la console) à été rajouté, et bien qu’ayant un petit problème de difficulté (trop faible à mon goût), il n’en reste pas moins un de mes préférés. Je ne m’attarderai pas sur les deux modes de jeu qui suivent, c’est-à-dire trial et survival car il n’y a tout simplement pas grand chose à dire, dans le premier il suffit de taper sur un personnage inanimé pour arriver à enregistrer les différents enchaînements possibles (et Pamela Rose seule sait qu’il y en a des masses), et dans le second vous n’aurez qu’à battre tous les ennemis que vous trouverez sur votre chemin. Enfin, voici le dernier mode, qui pourrait paraître complètement inutile pour certains et lent pour tous ceux qui en ont trouvé dans les autres jeux, mais rassurez-vous, celui-ci n’est ni ennuyeux ni lent ni quoi que ce soit du genre. Vous devrez donc suivre les indications d’Iruka, ancien professeur de Naruto (il joue le bon rôle) et ensuite, aller rouster les ennemis qui se présenteront à vous avec ce que vous aurez appris. Après ce petit tour dans les profondeurs du jeu, si on voyait un peu le côté technique et tout ce qui va avec.
 

Gameplay Réalisé Pour Gagner et univers(sale) en détails

Pfffiou, c’est qu’il y en a des choses à dire sur un simple jeu de stomba, Voici donc la partie réalisation du jeu, gameplay et autres détails techniques qui ravit les uns et fait chier les autres, donc pour ceux qui seraient de la deuxième catégorie, tout est nickel ! Pour les autres, vous pouvez continuer de lire. Tout d’abord, un petit tour côté graphique s’impose, puisque non content de proposer des personnages tout droit sortis des animés (cf : 1er paragraphe), les décors ont été mijotés aux petits oignons et sont d’une ressemblance impressionnante. Cependant, bien que les arbres bénéficient de quelques détails, on pourrait faire un reproche sur le manque de travail de fond, le reste est un peu carré et pas vraiment détaillé. Et oui, il fallait bien un mauvais point. Toujours en parlant des niveaux de jeu, chacun d’entre eux dispose d’une musique et d’une bande sonore qui lui est propre (c’est sur elle est pas sale). Il est possible de les écouter dans les options du jeu. En les débloquant un par un (les niveaux) vous pourrez vous rassasier avec des rythmes de tous les horizons. Dans le même style, mais en s’écartant des airs de combat, vous aurez la possibilité de débloquer les multiples phrases de début et fin de combat des personnages du jeu. Un point que je tiens à éclaircir, bien que vous ayez 20 personnages au début du jeu, 36 au total sont jouables, ce qui vous laisse pas mal de marge, et tous sont à débloquer également en finissant les multiples modes de jeu. Parmi ceux-ci vous retrouver les membres d’Akatsuki, les Sannin Légendaires (même celle avec les gros seins) et bien d’autres encore toujours de plus en plus puissants. Et enfin, dernier point que je traiterai, je l’ai annoncé un peu plus haut mais vous l’avez déjà oublié, la prise en main ! Avec une moyenne de 35 secondes pour trouver la fonctionnalité de tous les boutons, je vous annonce que c’est extrêmement simple de jouer à ce jeu. Il n’est nul besoin d’avoir fait math sup pour pouvoir maîtriser un personnage, et au bout de quelques combats seulement vous arriverez déjà à faire des prouesses.
 

Article rédigé par Neji , le

Et voilà, c’est sur ces belles paroles que ce test s’achève. Pour résumer le jeu, si vous êtes fan de la série sautez dessus sans vous retenir (mais faites attention à ne pas vous faire mal tout de même, c’est une petite boîte). Vous retrouverez tous vos personnages préférés et ne serez pas dépaysés pour deux sous. Vous pourrez même découvrir un peu mieux certains personnages occultés par l’actualité de la série. Pour les nouveaux venus, Naruto : Saikyô Ninja Daikesshû 4 est un titre qui vaut le détour et qui est facilement jouable sans pour autant maîtriser le japonais. Les combats rapides et fluides, une réalisation qui plonge petits et grands dans l’univers du manga et de la musique qui envoie du pâté. Un titre à ne pas manquer, bien qu’il faille le commander, et qu’il y ait besoin du FreeLoader, ce qui revient en moyenne à une dépense totale d’environ 70 Euros. Mais comme on dit, quand on aime on ne compte pas.

Points positifs

  • Retranscription fidèle de l’univers de la série
  • Une fluidité impressionnante
  • Des modes de jeu qui proposent des heures et des heures de lobotomie intensive.
  • Des couleurs vives et attachantes
  • Et bien d’autres encore

Points négatifs

  • Des décors un peu bâclés
  • Une impression de répétition qui peut venir après un certain temps

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