Naoki Maeda en Interview

Naoki Maeda en Interview

Dans GameHope , par SiMouth le 27 août 2010 à 14h25

La Gamescom, parmi toutes les nouvelles avant-premières à tester, les stands à visiter, et les babes à reluquer, c’était aussi l’occasion de rencontrer des figures emblématiques du jeu vidéo. L’occasion, par exemple, de montrer ses gros pouces à l’animateur Marcus, de danser avec la technologie Kinect devant un Peter Molyneux dubitatif ou, et c’est ce qui va nous intéresser ici, de décrocher une interview d’un quart d’heure avec Naoki Maeda, le créateur et producteur de la licence Dance Dance Revolution. Bon, il faut l’avouer, traduire nos questions du français vers l’anglais, pour que l’interprète les pose en japonais, puis nous traduise les réponses en anglais afin que nous vous les redonnions dans la langue de Molière, ça peut causer quelques approximations. Gageons que cette retranscription restera suffisamment fidèle à ce qui s’est dit chez Konami. --------- GameHope. La série DDR a toujours une actualité. Il y a sans cesse des sorties, plus ou moins importantes. On note par exemple DDR Hottest Party 3 sur Wii, une suite que l’on peut considérer moins novatrice que le futur DDR sur PS3 utilisant le Move, et Dance Evolution (le nom européen de Dance Masters, dévoilé à l’E3) sur Kinect. Avez-vous le même rôle dans chacun de ces types de production ? Avez-vous la même énergie, la même envie, de défendre ces projets ? Naoki Maeda. J’ai fondamentalement le même rôle à chaque fois. J’ai bien sûr la même énergie pour produire chacun de mes jeux, mais je dois avouer que dans un cas particulier comme cette année, j’ai une nette préférence pour DDR sur PS3 et Dance Evolution, qui sont des jeux qui changeront les habitudes des joueurs. GH. Justement, deux types de joueurs existent sur DDR. Ceux qui recherchent la performance, et ceux qui recherchent le style. Pensez-vous que ces nouvelles productions concernent plus l’un ou l’autre ? Les joueurs sont-ils rendus plus libres dans leurs mouvements, malgré des figures imposées ? NM. Les jeux sont aussi créés pour les gens qui n’ont pas l’habitude de danser. Il ne faut pas oublier que le public y joue avant tout pour s’amuser. Dance Evolution permet aussi d’apprendre à danser, c’est comme ça qu’il faut le voir. C’est peut-être un peu différent pour DDR sur PS3. GH. Parlez-nous de ces différences. Avez-vous conçu les deux jeux dans le même état d’esprit ? L’un nécessite encore d’utiliser un appareil, le Move, tandis que l’autre détecte directement les mouvements du corps, mais risque de souffrir d’un manque de précision. NM. Les technologies sont différentes même si elles reposent sur le même principe. On peut dire que Dance Evolution s’adresse un peu plus aux joueurs casual, tandis que le jeu PS3 concernera d’avantage les core gamers. GH. Vous attendez-vous à une amélioration de ces technologies pour apporter une meilleure expérience à vos joueurs ? NM. En fait, nous avons entendu parler d’une prochaine mise à jour du software de Kinect qui devrait régler les problèmes qu’on lui connaît aujourd’hui. (ndlr : la rumeur veut en effet que la technologie de l’appareil soit au point, expliquant son prix de 149 euros, et que ce soit la partie logicielle qui pose problème pour le moment). GH. Grâce aux appareils à détection de mouvement, les jeux de danse ont commencé à se multiplier, et vous avez une concurrence plus forte qu’auparavant. Je pense notamment à Just Dance sur Wii, et à Dance Central qui utilise également Kinect. Quel regard portez-vous sur cette nouvelle tendance ? Craignez-vous cette concurrence ? NM. Premièrement, nous avons créé Dance Evolution de façon à ce qu’il surpasse ces jeux. C’est le cas je pense pour Just Dance, qui a encore besoin de faire tenir quelque chose dans les mains du joueur. À propos de Dance Central, nous faisons confiance à notre public, qui nous est fidèle. --------- Et voilà mes amis, c’est la fin de l’interview. On avait encore une question dans notre chapeau, concernant son regard sur les différences d’expérience sur DDR entre le jeu en salle d’arcade et le jeu dans son salon, mais le temps nous a manqué pour prolonger cette conversation. Pour une prochaine fois, peut-être ?

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