Nintendo France, interview !

Nintendo France, interview !

Dans Finances , par Woodoochild le 27 juin 2003 à 09h20

Stephan Bole, Directeur Général de Nintendo France a pris la parole durant le MedPi pour faire un résumé de la situation financière de la société. Fin d'année 2002 très difficile pour Nintendo, qui pourtant se revendique second sur le marché des consoles de salon en France. Ce 1er semestre 2003 redresse légèrement les ventes notamment grâce à la GameBoy SP et au fameux Pack Zelda. Voici donc cette fameuse interview : Quelle est la situation de Nintendo actuellement sur le marché des consoles de salon ? Stephan Bole : Le GameCube est clairement en deuxième position. A la fin de la semaine 20, qui s’est achevée le 18 mai, le parc installé de GameCube était de 407 000 pièces. Cela nous place évidemment loin derrière la PlayStation 2, dont nous estimons le parc installé à 2,4 millions de pièces, mais nettement devant Microsoft. Selon nos estimations, à la même date, il y avait 317 000 Xbox dans les foyers. L’écart est donc tout à fait significatif. Le passage à vide de Noël a donc été effacé ? Il est vrai que pour la fin d’année 2002 nous avons trop fait confiance à la capacité de notre line-up de jeux pour attirer les consommateurs vers le GameCube. Cela s’est d’ailleurs produit sur tous les territoires, même au Japon. Nous aurions certainement dû commercialiser des bundles attractifs. Mais nous avons préféré rester sur la ligne que nous nous étions fixée, à savoir ne pas partir sur une baisse de prix déguisée de la machine. Il faut se souvenir du différent repositionnement prix de la Xbox, pour comprendre comment Microsoft est parvenu à tirer son épingle du jeu fin 2002 ! Cependant, il faut reconnaître qu’une offre commerciale plus agressive nous aurait permis de mieux performer en fin d’année. J’en veux pour preuve que dès que nous avons proposé des bundles qui présentaient un réel avantage financier pour les consommateurs, les ventes de GameCube ont repassé celle de Xbox. Dès que nous recréons l’écart de prix normal entre les deux consoles compte tenu de l’absence de lecteur de DVD vidéo sur le GameCube, nos ventes sont nettement supérieures. Comment se comportent les ventes de jeux ? Très très bien. Il y a plus de 14 jeux dont les ventes ont dépassé les 50 000 pièces, et nous estimons qu’il n’y a pas un jeu multiplateforme qui se soit mieux vendu sur Xbox que sur GameCube. Nous faisons entre 25 et 30 % des ventes de jeux pour notre console. Le reste est le fait des éditeurs tiers. Comment s’annonce la suite de l’année en terme de line-up ? L'E3 a d’ailleurs été l’occasion de découvrir plus de 110 jeux pour GameCube. C’est bien le signal que nous sommes soutenus par les éditeurs. On trouvera de nombreux titres exclusifs Xbox comme Soul Calibur 2, Resident Evil IV, Metal Gear Solid Twin Next. Nintendo a eu la volonté de se rapprocher des éditeurs tiers en faisant notamment travailler des équipes en commun. Nous allons maintenant récolter les fruits de ces collaborations. Par ailleurs, nous travaillons également avec les autres éditeurs lors du lancement de leurs titres AAA en apportant le plus souvent possible un soutient marketing. On observe d’ailleurs une forte réactivité des ventes de machines aux titres exclusifs. C’est vrai pour les jeux Nintendo évidemment, mais également pour les jeux des éditeurs tiers. Quelle sera votre politique de fin d’année ? Nous allons nous appuyer sur trois axes : les jeux des éditeurs tiers, les jeux de Nintendo et la connectivité GBC-GBA. Dans notre propre line-up du second semestre, il y a des titres extrêmement forts, comme Mario Kart, F-Zero , Pikmin 2 notamment. Enfin, nous allons insister sur la connectivité entre nos deux consoles, le GBA, dans sa version SP ou non, et le GameCube. On a pu voir une vingtaine de jeux offrant cette possibilité lors de E3. Vous n’avez pas tellement communiqué autour des fonctionnalités de jeux en ligne du GameCube. Pourquoi ? Nintendo a fait le choix de proposer un système très ouvert : nous offrons la possibilité à chaque éditeur de concevoir son jeu en ligne pour GameCube, sans prendre de royalties. Comme éditeur, nous ne négligeons pas cet aspect du jeu vidéo, mais nous n’oublions pas que pour l’instant il s’agit d’une niche. Quelles sont les opérations envisagées pour la fin d’année ? Nous n’avons pas encore décidé d’opération spéciale. Mais nous saurons réagir à toutes les initiatives de nos concurrents pour maintenir le différentiel de prix entre le GameCube et les autres consoles de salon." ...

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