Lancement US de la PSP : ça pixellise !

Lancement US de la PSP : ça pixellise !

Dans Fourre-tout , par Superhero le 29 mars 2005 à 22h35

La PSP est sortie aux Etats-Unis. La quoi ? Si, vous savez, la PSP, cette nouvelle console portable par Sony, belle, puissante et multifonction… Ah ! La PSP, ça ne serait pas cet appareil dernier cri que tout le monde retourne au service après-vente ? Eh ben si. Disponible outre-Atlantique depuis le 24 mars à minuit pile, la Playstation Portable n’a apparemment pas créé le raz-de-marée escompté par les analystes. Pire, de gros problèmes de fiabilité (essentiellement des pixels morts) sont venus perturber le lancement de la console. Le géant nippon n’avait pourtant pas lésiné sur la quantité puisque 1 millions de machines étaient prévues pour le jour J, et qu’un disque UMD du film SpiderMan 2 était joint en bundle avec la PSP. Las, les joueurs n’ont pas répondu à l’appel aussi massivement que l’on pouvait s’y attendre, et les revendeurs américains se retrouvent aujourd’hui avec plusieurs dizaines d’unités en stock, alors qu’on s’attendait plutôt à une rapide rupture. Les joueurs purs et durs ont fait l’acquisition de la bête, mais le grand public n’a pas embrayé derrière. Du coup : un lancement timide et tiède, un peu comme au Japon à l’époque. Il faut dire que le prix assez exorbitant de la console –250 dollars- a de quoi refroidir les indécis, surtout avec une Nintendo DS en pleine bourre en face qui ne coûte elle « que » 150 malheureux billets verts. La GBA SP ne vaut quant à elle que 100 dollars, ce qui met incontestablement les joueurs occasionnels dans la popoche de Nintendo. Néanmoins, on apprend sur Overgame que ce constat varie selon les villes, puisque s’il n’est plus possible de mettre la main sur une PSP à Indianapolis, ce n’est pas le cas, par exemple, à Chicago. Mais puisque la quantité de PSP ne pose pas, faute d’acheteurs, de problèmes majeurs, la qualité est quant à elle au centre d’une vive polémique aux Etats-Unis. Les pixels morts ont mauvaise presse sur le territoire fédéral, et une bonne partie du stock disponible serait incriminée par la communauté de joueurs. Du coup, les retours au SAV se multiplient et les forumers américains inondent Sony de leur fiel le plus virulent. La politique du constructeur est à ce titre à la limite du foutage de gueule : le(s) pixel(s) mort(s) n’est pas un vice de fabrication en soi, c’est une imperfection inhérente à la technologie du LCD et il serait plus raisonnable de s’en accommoder : dans la pratique, une PSP n’est pas systématiquement échangée si elle possède seulement -sic- un ou deux pixels morts. Il faut alors s’adresser directement à Sony America, qui n’est pas forcément plus enclin à le faire. Et en cas d’aval du constructeur, il faut envoyer la machine à ses frais. Scandaleux. On ignore encore le ratio PSP avec pixels morts/PSP irréprochable, mais à en croire les internautes mécontents, l’addition sera salée. Si une association de consommateurs américains pouvait rapidement publier des chiffres fiables –car plus ou moins indépendants-, je leur en saurais gré. Nonobstant ce phénomène généralisé et déjà fort contesté, la PSP se vend modérément bien –enfin, attendons les chiffres-, mais sans provoquer l’hystérie générale. Ajoutez à cela des problèmes de stock à venir, et on comprend vite pourquoi Sony traîne les pieds pour échanger les rares consoles qu’il arrive à produire à temps. Amis lecteurs, je sais que le mystère qui plane autour de la sortie européenne de la PSP encourage les plus impatients d’entre vous à franchir le pas de l’import et à commander une console en provenance des Etats-Unis ; mais je ne saurais trop vous conseiller de vous retenir, pour ne pas avoir de mauvaise surprise à 250 euros (et je ne parle même pas des douaniers cleptomanes)…

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