P2P : les éditeurs passent la seconde.

P2P : les éditeurs passent la seconde.

Dans Fourre-tout , par Robinsoldier le 02 avril 2005 à 16h36

Alors que le P2P (Peer-To-Peer) est devenu un fléau mondial pour les maisons de disques, les éditeurs d'oeuvre ludique tels le cinéma et les jeux vidéos, une nouvelle étape pour lutter contre cette maladie pirate va être franchie. En effet, en France, pour le Sell (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs), la révolte a sonné. Cet organisme composé de grands (et gros) éditeurs (tels Microsoft, Vivendi, Sony, Sega, Eidos, Nintendo, Atari, Ubisoft et d'autres) a déposé une demande auprès de leurs copains de la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) pour dire que "y en a marre du peer-to-peer ! On perd des sous, comment va-t-on pouvoir se payer nos Ferrar..." Bref, ils veulent la mort du P2P et basta. La CNIL a donc prit une décision qu'elle dévoilera prochainement. On laisse entendre que le système de "surveillance " des réseaux P2P jusqu'alors manuel deviendrait automatisé. "Cela fait des années que l"on se préoccupe de protéger nos produits. La loi nous autorise désormais à faire cette demande, nous n"hésitons plus, d"autant que les systèmes sont prêts. Nous avons été les premiers à déposer un dossier auprès de la Cnil." dixit Jean-Claude Larue, DG du SELL. Si cette solution d'automatisation est prise, il n'aura plus qu'à choisir son fournisseur (Advestigo ou CoPeer Right). La loi "informatique et libertés" qui a été révisée en Août 2004 permet aux personnes morales d'établir des traitements anti-infraction. C'est pour cela que le SELL a saisi l'occacion et attend la réponse de la CNIL. Une réponse dont la ligue Odebi se doute déja. Pour elle, il est évident qu'elle sera positive. "Elle ne veut pas que des groupes privés puissent bénéficier des mêmes outils que les autorités judiciaires. Une réponse positive serait également un « majestueux bras d"honneur »au Groupe article 29, l"organe consultatif indépendant sur la protection des données et de la vie privée, qui réunit des membres des Cnil des pays membres de l'Union européenne." Jean-Claude Larue nie cette accusation. "Nous déclarons nos procédures et nous serons contrôlés. Et nous aurons recours à des enquêteurs assermentés. Le but du SELL n'est pas de coincer « les goujons », soit les téléchargeurs lambdas, mais plutôt « les gros poissons ». « Nous n"allons pas nous attaquer à n"importe quel internaute, ça ne nous intéresse pas. Ceux que nous voulons attraper, ce sont les gangsters, les malfaiteurs qui font du commerce de logiciels piratés. Et pour ça, une fois repérés, nous essaierons d"entrer en contact avec eux, de nous faire passer pour des clients." Le G29 (Groupe article 29), qui regroupe des représentants des autorités en charge de la protection de données de chaque pays membre de l'Union a déclaré que la collecte d'informations et les recherches telles le balayge d'internet ne sont que "de la compétence des autorités judiciaires." Cette phrase est extraite d'un document de travail que le G29 a publié. Il n'y a pas obligation pour la CNIL de s'y conformer, mais autant dire qu'un désaccord ferait tâche dans la lutte du SELL contre le P2P.

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