Test : Ship Simulator 2006

Ship Simulator 2006 - PC

Genre : Simulation skipper

Date de sortie : 29 septembre 2006

Genre
Simulation skipper
Date de sortie
29 septembre 2006 - France
Développé par
VSTEP
Edité par
Nobilis
Disponible sur
PC

Dans le monde vidéoludique, on connaissait déjà les simulations d’avion avec la série à succès des Flight Simulator et celles d’automobile. Mais voilà que débarque sur nos machines Ship Simulator 2006, une simulation maritime pour laquelle nous avons tous beaucoup d’attentes.

 
 
Il faut avouer que la concurrence sur le créneau des simulations maritimes est inexistante, mis à part Virtual Skipper et Virtual Sailor, on n’avait rien à se mettre sous la main. Développé par VSTEP et distribué par Nobilis, Ship Simulator représente beaucoup d’espoir pour les marins d’eau douce et les fanas de simulation en tout genre.
 

Qu’est-ce qu’il y a là-dedans ?

Le principe du jeu est simplissime. Vous devrez remplir des missions prédéfinies (remorquer un bateau, faire une ronde pour vous assurez de la tranquillité du port, faire le taxi,…) tout en minimisant les dégâts (subis ou occasionnés). Pour remplir ce large panel des quarante missions proposées, vous prendrez les commandes de huit embarcations différentes : bateau taxi, porte-conteneurs, yacht royal, péniche porte-conteneurs, vedette portuaire, remorqueur, hors-bord et l’immense Titanic.
Du côté de l’interface graphique, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de grandiose. Elle est extrêmement sobre voire même assez pauvre. On revient au temps de Windows 95 et de ses interfaces simplistes digne d’un monastère tibétain de la première moitié du XVème siècle. Il n’y a pas un grand nombre d’options disponibles.
Le jeu en lui-même ne constitue pas une révolution. Le gameplay est assez simple puisque la prise en main se fait en une dizaine de seconde. Seuls quatre touches de votre clavier (flèche haut, bas, gauche, droite) vous serviront pour manœuvrer les bateaux. A partir de ce moment, le pilotage n’aura plus de secrets pour vous. Ce jeu est donc ouvert à n’importe quel personne qui saura appuyer sur les boutons.
Pour le réalisme, il faudra aller voir ailleurs parce qu’il faut avouer qu’il n’est pas vraiment au rendez-vous : aucune vague ne viendra contrarier votre parcours et cela peu importe les conditions climatiques. Un vent soufflant à 20 nœuds n’enverra même pas un peu d’embrun sur votre bateau… Dans le même registre, on peut souligner que vous ne pourrez jamais faire couler votre bateau et cela peu importe ce que vous entreprenez (vous faire alpaguer aura pour seul effet de faire gonfler votre compte dégât, votre bateau flottera tranquillement).
 

Larguez les amarres !

La première des missions vous permettra d’appréhender le pilotage des navires avec une certaine facilité. Il vous suffira de faire le tour du port de Rotterdam avec une vedette portuaire, vous irez de waypoint en waypoint pour remplir votre objectif. Et ce schéma de jeu se répètera inlassablement. Dans tous les ports et avec toutes les embarcations, votre seul objectif sera d’aller d’un checkpoint à un autre.
Rappelons aussi que le transport fluvial n’est pas le mode de déplacement le plus rapide, vous vous retrouverez alors à attendre cinq minutes pour traverser le port de New York d’un bout à l’autre. Le jeu est d’une lenteur proche de la réalité mais qui donne au jeu un effet soporifique qui reboutera les plus acharnés d’entre nous. Les premières minutes de jeu vous donneront l’impression d’être le nouveau Capitaine Haddock mais le jeu aura raison de vous après la première mission.
Dès que votre quête commence, les graphismes ne vous laisseront pas de marbre. En fait, vous aurez deux réactions diamétralement opposées. La modélisation de la mer et du ciel est vraiment sublime, elle vous rappellera vos vacances à l’île de Ré en 1992 avec toute la famille. Mais, il faudra faire attention de ne pas trop attarder son regard sur les paysages et les bateaux, parce qu’à ce niveau la déception sera belle et bien présente. La statue de la Liberté souffre terriblement d’une pixellisation aiguë alors que les arbres se révèlent être de pauvres bouts de carton destinés à faire l’illusion.
N’oublions pas non plus la bande son. Celle-ci se distingue par son absence. Mis à part les bruits de moteur et ceux de collision, et bah c’est le calme plat. Il n’y a même pas un bruit de vague ou encore un cri de mouette pour vous sortir de votre profond sommeil. L’IA brille aussi par son absence puisque les autres bateaux semblent être manœuvrés par des débiles profonds. C’est comme si on avait un M. Pokora à la barre de chacun des navires.
 

Article rédigé par nosh6 , le

A la question, "est-ce que le jeu vaut les 40 € qu’on vous demandera à la caisse ?", je vous répondrai NON. Seuls les grands fans de la mer trouveront un intérêt quelconque à ce jeu, et encore… En bref, passez votre chemin mais si le jeu vous intéresse vraiment, commencez par jouer à la démo pour vous faire une petite idée.

Points positifs

  • Concept original
  • On peut barrer le Titanic !!!

Points négatifs

  • Graphismes affligeants
  • Bande son inexistante
  • Peu réel pour une "simulation"
  • Missions trop répétitives

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