Test : Hitman : Absolution

Hitman : Absolution - PC

Genre : Action/infiltration

Date de sortie : 20 novembre 2012

Genre
Action/infiltration
Date de sortie
20 novembre 2012 - France
Développé par
IO Interactive
Edité par
Square Enix
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Parfois appelé
Hitman 5
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu en ligne
 Violence

L’agent 47 est de retour. Il s’était un peu fait désirer sur la new-gen (hormis Blood Money sur Xbox 360 mais ce n’était pas de la vraie new-gen). L’homme au code-barres a donc été discret, comme il sait si bien le faire, pendant 6 ans. Ces six années au calme ont-elles été bénéfiques ? Spoiler : les danois de IO livrent un jeu où l’infiltration n’est pas qu’une promesse. La réponse risque donc d’être oui.

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
Hitman : Absolution. Rien que dans le titre, on sent que ça devient personnel pour monsieur 47. En effet, tout commence avec Diana Burnwood, le contact de 47 auprès de l’agence, et surtout sa seule « amie » (ou ce qui s’en approche). Cette dernière a trahi l’organisation en permettant à une jeune fille d’échapper aux griffes de cette dernière. 47 est donc envoyé pour neutraliser Diana. Mais sur son lit de mort (ou plutôt sous sa douche de mort), elle supplie 47 de sauver la jeune Victoria. Et comme, sous ses airs de machine à tuer sans cœur, 47 a un petit cœur qui bat, il accepte. Le tout donne lieu à une histoire plutôt sympa et bien ficelée où 47 est un peu seul contre tous. Ce qui n’en est que plus jouissif.
 

Il a les yeux revolver, il a le regard qui tue

Pour arriver à ses fins, mister code-barres va devoir réaliser une vingtaine de missions. Elles prendront chacune (à deux trois exceptions près) une petite heure pour être remplies. Ce qui donne une bonne durée de vie au solo. Chaque mission est subdivisée en sous-missions. Il y aura deux types d’objectifs : atteindre une porte pour poursuivre la mission ou, et c’est ce qui nous motive à jouer, assassiner une ou plusieurs cibles. Pour ce qui est de l’infiltration, c’est ce qu’il y a de plus classique mais aussi de plus efficace. En trois mots : éviter les gardes. Mais vous avez déjà le choix dans la manière d’agir. Il y a, tout d’abord, plusieurs parcours possibles. Vous pouvez ensuite choisir de bourriner. Cependant, le jeu pousse vraiment à l’infiltration et ça fait plaisir. Chaque fois que la poudre parle ou qu’un garde vous repère pour une phase de corps à corps lourde de QTE, on le prend comme un échec et on veut recommencer. Un système de points pour une sorte de leaderboard mondial y est pour beaucoup : chaque fois que vous êtes repéré, que vous tuez ou neutralisez une personne qui n’avait rien demandé, vous perdez des points. Si vous cachez un corps d’une personne endormie vous récupérerez les points. Même les allergiques au scoring ne pourront rester longtemps indifférents au score qui chute quand on fait une erreur. Un système de checkpoints (dans les modes plus faciles) que l’on active à son bon vouloir va dans ce sens afin de reprendre facilement le jeu avant l’échec. Vous pouvez aussi passer sans vous faire repérer, tout simplement. Ce qui est toujours une cause de petite fierté personnelle. Mais s’infiltrer peut aussi passer par le biais des déguisements, que l’on peut trouver dans les niveaux empaquetés ou en capturant une personne pour endosser son rôle. Il y a toujours plein de possibilités pour y arriver, comme se cacher dans un gâteau d’anniversaire à la place d’une belle créature pour trucider des gardes et récupérer un déguisement primordial. Bref, la variété des choix est déjà là. Cependant, il arrive que ces phases d’infiltration pure soient un peu moins passionnantes que les phases de meurtres et cassent un peu le rythme du jeu. Il y en a en effet certaines qui laissent moins de choix que d’autres. Ou du moins des choix moins intéressants. On regrettera juste le système de couverture où 47 sort un peu trop facilement de son abri.
 

Assassin de la police

Mais le plat de résistance, la cerise sur le gâteau ou alors le gros kiff de sa mère (c’est vous qui choisissez), c’est de tuer une cible désignée. Et dans ces cas-là, vous êtes souvent dans un mini monde ouvert où les possibilités de faire passer l’arme à gauche à votre cible sont importantes. Les déguisements sont mis à l’honneur pour y arriver. Avec une mécanique simple, quand vous enfilez un déguisement toutes les personnes occupant ce même rôle (disons des scientifiques dans un laboratoire) seront suspicieux en vous voyant. Il faut donc bien sélectionner son accoutrement. Il faut avouer que le fait de se faire repérer par les homologues sera un peu frustrant au début mais on s’y adapte très vite. Il y aura régulièrement un déguisement « unique » qui vous permettra d’être tranquille et d’arriver plus facilement à votre fin. Et c’est assez jouissif de passer les mains dans les poches devant ses adversaires. Mais vous pouvez aussi provoquer un accident, prendre un fusil de sniper et trouver un endroit tranquille pour viser votre cible, l’empoisonner… Le choix, quoi ! Et c’est génial. Un système de défis par mission pousse d’ailleurs à revenir à chacune pour essayer les différentes manières de faire. Bien sûr, que ce soit pour empoisonner ou pour provoquer un accident, il faudra tout de même le faire en toute discrétion. Et chaque niveau apportera son lot de nouveautés. Ici, il y aura une foule immense pour se cacher, là on sera la cible d’autres tueuses (les fameuses Saintes) qu’il faudra tuer en premier.
 

Dur, dur d’être discret

Il y a un élément de gameplay qui reste à aborder : l’instinct. Cet élément qui a fait rager les fans d’Hitman avant même d’avoir essayé le jeu. L’instinct est une sorte de vue spéciale sur le monde, un peu comme la vue d’aigle d’Assassin’s Creed. Elle permet de repérer vite les cibles, les gardes, les éléments du décor et objets qui peuvent être utiles ainsi que le parcours des ennemis. Il permet aussi à 47 de passer inaperçu quand le mode est enclenché. Enfin, le joueur pourra lancer un tir réflexe afin de tuer plusieurs cibles avec ses flingues rapidement. Bien sûr, c’est un peu bruyant. Ne criez pas au cheat. Les fans hardcore d’Hitman pourront très bien ne pas jouer avec puisque les modes de difficulté supérieurs rendent son utilisation plus dure soit parce que le barre se décharge plus vite ou, tout simplement pour le mode puriste, en le supprimant totalement. Ces modes de difficulté changent aussi d’autres éléments. Les gardes seront plus ou moins réactifs. Il y aura plus ou moins de checkpoints. Bref, de quoi contenter tous les joueurs, du novice qui pourra être un peu perdu devant les missions aux caïds habitués qui veulent du challenge.
 

Contrat toute attente

Le jeu ajoute une nouveauté presque multijoueur. Outre le système de scoring qui permet de se mesurer aux autres assassins de par le monde de manière indirecte et pas trop mal vue, il y a le mode Contrat. Il s’agit d’une sorte d’éditeur de niveaux. Vous désignez une cible, des déguisements et des objets pour effectuer une mission dans un temps limité. Bref, c’est fort sympathique et ça prolonge un peu l’expérience de jeu déjà bien longue. Abordons, enfin, la réalisation du jeu qui est de toute beauté. Les développeurs jouent avec les couleurs et les lumières afin d’éblouir nos petits yeux. Les couleurs sont un chouïa saturées ce qui apporte une touche assez originale. On saluera aussi la gestion des foules (qui est grave à la mode ces derniers temps), ici, elles sont impressionnantes et très utiles d’un point de vue du gameplay. Du tout bon pour IO. Enfin, il y a toujours un petite dose d’humour noir bienvenue entre les Saintes ou le savant fou qui teste des mines sur des cochons.
 

Article rédigé par Neo , le

Au final, le jeu est une réussite. Certes, il reste dans la lignée directe des précédents épisodes sans apporter de nouveautés majeures qui chambouleront tout, mais il le fait avec une telle réussite que l’on ne peut qu’en profiter au max. Surtout pour les fans d’infiltration et d’Hitman qui en auront pour leur argent. Le jeu est long et les différents modes de difficulté enchanteront tous types de joueurs, du novice au confirmé. Le tout est appuyé par un scénario intéressant et une réalisation de haute volée. Le scoring et le mode contrat sont deux ajouts sympathiques qui permettent de prolonger le jeu. Bref, on a aimé et on en redemande.

Points positifs

  • De la bonne infiltration de derrière les fagots
  • Un jeu looooong
  • Le choix, quoi ! LE CHOIX !
  • Une réalisation de haute volée
  • Un humour noir bien senti
  • Les différents modes de difficulté
  • Des missions variées

Points négatifs

  • Le système de déguisements un peu frustrant au début
  • Le système de couverture a un peu de mal
  • Pas de nouveauté majeure
  • Des petites baisses de rythme

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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