Test : Football Manager 2008

Football Manager 2008 - PC

Genre : Gestion / Foot

Date de sortie : 19 octobre 2007

Précautions d’emploi : bien lire ce qui suit avant utilisation. Lait écrémé, fromages, beurre, protéines de lait, sel de fonte, polyphosphates, citrates, diphosphates, et phosphates de sodium, sel. Voilà, vous connaissez la composition de la Vache qui rit®. Je tenais à faire passer le message, ô combien important selon moi.

 
 
Football Manager 2008 est le meilleur jeu de gestion lié au football. Voilà comment on pourrait résumer la bête tant il écrase le peu de concurrence qu’il a. Mais comme nous aimons approfondir les choses sur GameHope, nous n’allons pas nous en priver. Sports Interactive travaille d’arrache pied depuis un an pour nous fournir sa version annuelle mise à jour de ce gros tableau Excel coloré et aussi rempli qu’une poupée gonflable usagée dans les temps. Evidemment, l’objectif est atteint et on a encore une fois devant nous la démonstration du jeu de gestion par excellence, mon seigneur.
 

La bière ?

Après PES, ou FIFA (personne n’est parfait), après TF1 ou Canal + (là aussi, personne n’est… oui bon) et après pourquoi pas dans la vraie vie toussa, le foot, ça se gère. Un vrai business désormais (ce n’est pas nouveau non plus) avec les médias à gérer, ses joueurs de l’équipe première à la réserve et même les -18 ans, les salaires, les transferts, les pressions de collègues comme le regretté Rolland Courbis (ah, l’est pas mort ?), et les résultats à obtenir dans tout ça. Pour réussir à s’occuper de tout ça sans accro, cela ne peut se passer que sur PC, on est d’accord. Naviguer sur des centaines de tableaux à la manette, cela s’avère plutôt fastidieux et SEGA a dû s’en rendre compte puisque contrairement aux éditions précédentes, FM 2008 est sorti juste sur PC… et PSP. Allez savoir. Armé de votre souris, et éventuellement de votre clavier, vous voilà fin prêt à en découdre avec une grosse simulation.
 

Jean-Pierre Mader ?

FM 2008 est un peu comme PES. Il est le meilleur dans sa catégorie et chaque année il ne subit qu’une mise à jour mineure. En apparence seulement, car derrière tout ça, il y a un boulot monstre d’effectué, avec tous les transferts à faire, les formations de toutes les équipes, les stats qui évoluent au fil du temps, et avec la multitude de championnats offerts, on ne peut que saluer l’immense travail fourni. Toujours coloré et simple d’accès, le jeu offre une navigation facile et compréhensible. Démarrer une nouvelle partie est un jeu d’enfant, encore plus qu’avant puisqu’un assistant (inutile pour un vétéran, que dis-je un maître comme moi, huhu) vous guidera au travers des différentes étapes de démarrage d’une nouvelle vie virtuelle et pleinement footballistique à la tête de Liverpool. Vous choisissez d’abord les pays retenus ainsi que leurs championnats, ensuite un chargement. Ah tiens, une petite astuce pendant le chargement. Magnifique. Mince, le jeu vient de planter, il supporte mal le mode fenêtré faut-il croire. Pas d’inquiétude, il ne plante quasiment jamais. Je relance, il crée la base de données. Place ensuite aux diverses informations nécessaires : le nom, la date de naissance, quelques trucs inutiles comme la taille du sexe au repos, votre chanteuse préférée, le Disney que vous aimez le moins ou votre nom de jeune fille, et enfin vous choisissez l’équipe. Evidemment, en prenant la tête de Liverpool, vous intriguerez beaucoup et les supporters afficheront leur scepticisme de rigueur et attendront des résultats immédiats. Vous n’êtes qu’un entraîneur inconnu et sans expérience pour eux, donc la tâche sera ardue.
 

Francis Huster ?

Tous les moyens seront à votre disposition pour réussir ce que les dirigeants attendent de vous. Enfin, cela dépend du club. Avec l’Entente Sanois Saint-Gratien, les attentes et moyens ne seront pas les mêmes qu’avec le PSG. Plus de moyens et de pressions. Les dirigeants attendent de vous une certaine place, en l’occurrence le milieu de tableau, mais les médias viendront vite vous questionner là-dessus. Si vous déclarez viser le titre, il faudra assurer derrière. Pour s’y retrouver dans ces tableaux, le menu de gauche est le secondaire et celui du haut se divise en catégories, les principales : les messages reçus (réactions aux médias, transferts, joueurs blessés), les nouvelles d’ailleurs (transferts extérieurs, rumeurs, résultats), le calendrier de vos matchs, l’effectif (de l’équipe première mais aussi de la réserve et des jeunes), les tactiques et la recherche de joueur ou staff. On s’y retrouve très rapidement et instinctivement, il faut bien connaître son équipe pour préparer la bonne tactique, qu’il vaut mieux en général adapter à la formation. Par exemple au PSG, quand il y a au milieu Rothen, Clément, Digard et Diané, le dispositif est un classique 4-4-2 plutôt offensif mais quand il s’agit de jeunes (oui, je suis aussi atteint de la Paul Le Guenite aiguë) on y va en général plus mollo. L’idéal est de connaître ses joueurs, bien mélanger jeunes et expérimentés, le reste devrait suivre. A chaque début de match, vous donnez des consignes collectives à vos joueurs mais également individuelles pour certains si vous le désirez, et vous pouvez décider de l’attitude défensive de votre équipe et du système à élaborer pour chaque joueur adverse, comme les tacles appuyés ou normaux, forcer l’adversaire à jouer sur le mauvais pied, etc. Attention cependant à l’arbitre qui peut avoir le sifflet facile ou au joueur en question, qui peut se blesser facilement voire même simuler ou être habile des deux pieds.
 

Pomme de terre ?

En match, rien n’a changé depuis les dernières versions que l’on a pu connaître. Le résumé sur la vue d’ensemble, la vue Terrain avec les petits points de couleurs et le ballon sur un terrain vert vue du dessus pour mieux illustrer les commentaires. Vous pouvez changer la vitesse, et vous finirez par le faire, car sur la quarantaine de matchs sur toute une saison, au bout d’un moment, on pense plutôt au résultat qu’à la manière. Les stats, toujours les stats, sont nombreuses et variées : celles du match, celles des autres matchs se déroulant au même moment, les zones d’action, celles de l’équipe à domicile et de l’équipe à l’extérieur et les notes de joueurs qui évoluent en temps réel avec leur condition physique. Ensuite, vous avez le classement qui évolue lui aussi en temps réel, l’actualisation des buts, le compte rendu et les formations. D’ailleurs, contrairement à avant, pour effectuer un changement tactique ou un remplacement, plus besoin d’attendre un arrêt de jeu pour que l’écran en question apparaisse, il apparaît pendant que l’action continue. Bien pensé. Des consignes à donner à la mi-temps puis votre pensée à la fin du match pour féliciter ou engueuler vos joueurs après leur énième défaite. Le plus incroyable, c’est le réalisme offert, obtenu par un mélange des stats de tous les joueurs et des tactiques des équipes, en comptant les blessures et choix des entraîneurs qui entrent en compte, on se rend compte de la complexité de développement du jeu. Alors oui, c’est un régal, il n’y aucun faux nom ou fausses équipes, tout est là, absolument tout. Vous gérez votre réputation, vos affaires et si vous vous démmerdez bien, vous allez décoller. A noter les détails apportés, la meilleure traduction et au final l’addiction que provoque ce jeu. On regrette cependant la lourdeur du système (les sauvegardes deviennent de plus en plus grosses), la laideur du machin et le manque de réelle innovation. Mais a-t-on envie de gagner en graphismes au détriment du gameplay ?
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

Cette version 2008 reste fidèle à elle-même. Puissante, complète, un petit lifting graphique avec de la couleurs et les bord arrondis, mais toujours la même lourdeur globale. Il faut aimer le genre pour y rester un certain temps et ne pas décrocher. Une grosse mise à jour en fait, mais évidemment conseillée. Best. Ever.

Points positifs

  • La base de données énorme
  • L'addiction
  • Complet et ultra réaliste
  • La gestion des médias amusante

Points négatifs

  • Lent et lourd
  • Moche, il faut le dire : moche. Et re-moche tiens aussi, et puis re-re-moche, voilà.

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