Test : Prototype

Prototype - PC

Genre : Action/TPS

Date de sortie : 12 juin 2009

Genre
Action/TPS
Date de sortie
12 juin 2009 - France
Développé par
Radical Entertainment
Edité par
Sierra Entertainment
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Parfois appelé
Prototype, [Prototype]
Site officiel
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Waaaaaaaaaaaaah des supers pouvoirs ! Qu'est-ce que je vais bien pouvoir en faire ?... Hmmm... Le pouvoir donne des responsabilités, je dois aider la veuve, l'orphelin et Cindy Sanders. Ou alors je pourrais me contrebalancer des morts autour de moi, de l'infection qui ravage la ville et transforme tout le monde en bestioles furax et me contenter de vivre ma vie pour ma gueule, en menant l'enquête tranquillement sur ce qui m'est arrivé. Vous êtes un tout nouveau genre d'anti-héros, vous êtes Alex Mercier, un mec qui assimile les codes génétiques des personnes qu'il absorbe, pouvoirs et apparences comprises. Vous n'avez pas peur de trancher la veuve, décapiter l'orphelin et applatir Cindy Sanders. Bienvenue dans Prototype.

 
 
Vous voici à New York dans un scénario classique de film d'horreur catastrophe, à la croisée des chemins entre 28 jours plus tard, Spiderman et Cloverfield. Histoire bâteau mais traitement originale, vous débutez dans un chaos total, au milieu de Times Square. Des militaires à pieds, en tank et en hélico, des monstres hideux qui sautent partout, des gens normaux zombifiés, et vous. Il s'agit du 18e jour d'infection, et 95% de la population a été contaminée par un étrange virus, transformant les humains en bêtes infâmes. La ville est recouverte de cocons et autres dégueulasseries donnant un peu dans le registre des bases Zerg de Starcraft. A l'aube du combat final, vous voici reparti au début de l'aventure, c'est à dire au jour 1, quand le virus n'avait alors atteint que 5% des New-Yorkais. Vous vous réveillez sur une table de dissection, pas super heureux de vous faire ouvrir le bide. Après avoir signifié votre mécontentement aux autopsieurs sans scrupule, vous survivez à une rafale dans le buffet et vous vous échappez. C'est à peu près à ce moment qu'Alex Mercier, qui en a profité pour perdre la mémoire, se dit que quelque chose cloche. Pas con Alex. Dès lors, le jeu se déroulera sous forme de flashbacks jouables, vous menant peu à peu au 18e jour. Vous savez ce qu'il vous attend, à vous d'évoluer au mieux d'ici là. Mais comment en est-on arrivé là ? Suivez les éclaboussures d'hémoglobines.
 

C'est le côté obscur de la farce

S'il est quelque chose que l'on peut apprécier dans Prototype, c'est bel et bien l'originalité et la diversité des pouvoirs proposés. Alex a dans son corps une maladie, une sorte de cancer, lui permettant d'assimiler les codes génétiques des personnes qu'il absorbe littéralement. "Assimiler" quelqu'un, cela procure quelques avantages. Ne serait-ce qu'au niveau médical,on remarquera que manger une grand-mère est assez nourrissant malgré l'arrière-goût de viande faisandée, surtout en plein combat contre une horde d'hélicoptères militaires. Et puis quand les chars sont après vous, rien de tel que de prendre les traits d'un militaire lambada pour se fondre dans la masse. Il sera même possible un peu plus tard d'obtenir le pouvoir "collabo", à savoir dénoncer un autre mec comme étant vous-même pour détourner l'attention pendant votre retraite stratégique. Puis, vous acquerrez rapidement de la puissance. Un gros bouclier pour tout défoncer devant vous, des griffes aiguisées, un fouet extensible pratique pour dégommer les engins volants et j'en passe. Le système d'évolution, typique du genre avec des compétences achetables en points d'expérience, est bien ficelé. On évolue rapidement, suffisamment pour toujours découvrir de nouvelles choses et rester en alerte. Même si on déplorera que certains pouvoirs fassent un peu double emploi, et que d'autres soient obsolètes dès leur acquisition, il faut avouer que la plupart d'entre eux sont jubilatoires. Et puis c'est vrai que c'est bon d'être méchant. On absorbe et on écrase les passants sans avoir peur de passer du côté obscur, puisqu'on y est déjà. Dans l'ensemble, l'action est omniprésente et simplissime. C'est rapide, très rapide, et il n'y a pas beaucoup de limites à vos actions. Vous pourrez incarner n'importe qui, soulever les véhicules et les jeter à la gueule des autres, prendre possession d'un tank ou même d'un hélicoptère, marcher sur les murs, sauter aussi haut qu'un immeuble, planer tel un dermoptère mutant... autant dire que la liberté d'action est là.
 

Le dindon de la force

Des pouvoirs sympas et une liberté d'action totale dans une grande ville, le projet a de quoi séduire sur le papier. Pourtant, les graphismes ne sont pas vraiment à la hauteur de ce qu'on pourrait attendre, malgré de jolis effets visuels qui aident à faire passer la pilule. La maniabilité, si elle offre énormément de liberté, est finalement assez limitée et l'affluence d'ennemis permanente rend les scènes de combat assez rapidement bordéliques. Heureusement qu'on est une raclure parce que faire la différence entre amis et adversaires pendant une joute relève de l'exploit. Pas le temps de faire le tri, on frappe dans le tas. Ce qui finalement est le problème principal. Trop de bourrinage tue le produit. C'est bien connu, c'est marqué sur tous les emballages de poupées gonflables. On aurait clairement aimé que le jeu nous fasse profiter plus finement des changements d'identité, en se fondant dans la foule par exemple, alors qu'en réalité, il faut courir comme un dératé pour se faire oublier la plupart du temps. La difficulté de certaines missions est parfois assez rédhibitoire, d'autant qu'elle est relativement mal dosée en règle générale. Les missions annexes quant à elles sont presque anecdotiques puisque sorties de la trame principale, on ne vous proposera rien de bien intéressant. Malgré cette foultitude de petits défauts, l'enfant terrible d'Activision reste une valeur simple mais sûre. De l'action, du meurtre de masse et des pouvoirs rigolos, que demander de plus ?
 

Le Prototype de la situation

Comment parler de Prototype sans le comparer à son concurrent principal, sorti à peine deux semaines auparavant : inFamous ? Les histoires se ressemblent, les promesses aussi, mais au résultat, lequel vous correspondra le mieux ? Si les possesseurs de Xbox 360 n'ont pas vraiment l'embarras du choix puisqu'inFamous ne verra pas le jour sur leur plateforme, les autres se retrouvent soumis à un choix draconien. InFamous est clairement le mieux réussi techniquement. Rien à redire, il est plus beau, plus précis dans sa jouabilité, et plus riche en profondeur de jeu. Mais Prototype, c'est tout de même un concentré d'action et de fun qui constitue un défouloir non négligeable. Le fait est que si beaucoup de points communs les réunissent dans l'absolu, les deux jeux offrent des expériences vraiment différentes. L'un est plus long, plus beau et plus profond. L'autre est plus drôle, plus rapide, plus décalé. Rien à faire, les bonnes idées de Prototype parviennent à lui faire oublier bien des défauts, et il fait jeu égal avec son concurrent pourtant tellement mieux réalisé. Alors ce choix ? Bah, débrouillez-vous un peu hein. Vous avez les cartes en main, et peu de chance de regretter vos achats quels qu'ils soient.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Prototype, c'est un contrat bien rempli. Pas très beau, limité techniquement, et pourtant tellement jouissif. Des tas de bonnes idées pour une liberté d'action totale avec pour seul objectif l'amusement du joueur. D'accord, ce n'est pas très profond, mais on s'éclate bien à la surface !

Points positifs

  • Diversité des pouvoirs
  • Liberté d'action

Points négatifs

  • Graphiquement pas à la hauteur
  • Peu de profondeur

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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