Test : Space Siege

Space Siege - PC

Genre : Action RPG

Date de sortie : 29 août 2008

Genre
Action RPG
Date de sortie
29 août 2008 - France
Développé par
Gas Powered Games
Edité par
Sega
Disponible sur
PC

Gas Powered Games revient à son premier amour le hack and slash tout en s’aventurant dans un monde apocalyptique et futuriste. Les différentes annonces nous promettent pas mal de nouveautés avec des ingrédients spécifiques à cet univers comme des implants biotechnologiques et un scénario qui s’adapte à votre façon de concevoir l’aventure. Alors avec ou sans implants et surtout mission réussie, pas si sûr si l’on observe les images publiées avant la sortie, mais qu’en est-il vraiment ?

 
 
Les humains sont dans la mouise jusqu’au coup depuis que des extraterrestres ont décidé d’envahir notre belle planète. L’action se déroule au XXIIème siècle et notre race n’a qu’un seul choix : celui de s’enfuir sur une petite poignée de vaisseaux qui ne tarderont pas à être attaqués à leur tour. C’est donc le début d’une vaste tuerie dont vous prendrez part sous les traits de Seth Walker
 

Une ambiance soporifique

De ce point de départ conditionne une aventure qui ne vous mènera guère vers des rebondissements à couper le souffle. Il ne s’agit en fait que d’une succession de missions afin de détruire les aliens présents sur le vaisseau ainsi que leurs alliés qui apparaissent un peu plus tard sous l’apparence de cyborgs plutôt ridicules. Les développeurs nous ont pourtant promis une ambiance et une interaction avec l’histoire en fonction de nos actions et surtout de nos choix. En effet, trois fins sont possibles en fonction de l’éventuelle utilisation des équipements cybernétiques. A y regarder de plus près, l’idée est originale et renouvelle le genre. Il n’empêche que si différences il y a, elles sont tellement minimes que l’on a peine à les remarquer pour ce qui est du scénario car l’on se ruera la plupart du temps sur les innovations puisque vos acolytes ne vous le reprocheront pas bien longtemps.

L'autre nouveauté, c’est la possibilité d’utiliser un petit robot, l’HR-V qui est censé vous apporter du soutien et qu’il est possible d’améliorer. Outre le fait qu’il faut en permanence l’attendre, tout comme les équipiers humains d’ailleurs, voire aller les rechercher parce qu’ils se sont plantés près d’une paroi, celui-ci n’apporte pas grand-chose au gameplay si ce n’est le rendre encore plus bourrin. Côté ambiance, il s’agit donc d’un hack and slash tout ce qu’il y a de plus classique avec aucune nouveauté à se mettre sous la dent. Mais pire encore, les canons du genre sont sous exploités voir oubliés.
 

Radin est ton nom

Ce qui a toujours fait le piment de ce type de gameplay, ce sont les nombreux trésors et les objets tous plus magnifiques que l’on peut découvrir parfois au prix de subterfuges apportant que peu de différences. Mais le grobilisme a toujours fait partie intégrante du genre. Il faudra cette fois apprendre à vous en passer car il n’y a qu’une poignée d’armes qui n’apportent que peu de différences hormis une puissance de tir supérieure à chaque découverte au fil d’une aventure qui ne laisse place au hasard. Idem pour les améliorations cybernétiques qui offrent de nouvelles compétences mais qui ne se divisent qu’en deux sections avec peu de capacités. C’est peu tout ça et il en va de même pour l’équipement secondaire. Conséquence directe, le jeu est simplifié à l’extrême sans aucune gestion de l’inventaire ni même de l’armement. A la trappe les choix cornéliens entre telle arme ou telle autre car les avantages sont difficiles à discerner. C’est une entame tout de même peu réjouissante si le scénario est faible et le loot quasi inexistant, à se demander si les développeurs n’auraient pas sous traité …

Même le gameplay est radin en sensation. Les ennemis sont simples à abattre et même s’ils deviennent plus puissants au fur et à mesure de l’aventure, le tout est annihilé par l’acquisition des technologies cybernétiques et la puissance de feu. Ils viennent s’empaler sur les munitions comme autant de brochettes n’attendant plus qu’une grenade pour commencer la soirée barbecue. C’est ennuyeux à mourir. De plus, le monde n’offre pas toute la panoplie d’un heroic fantasy et vous finirez par vous croire dans un Metal Slug (sans l’humour) à tirer sur tout ce qui bouge. Nous sommes bien loin des promesses lancées par Chris Taylor de nous offrir un gameplay renouvelé car il s’agit plus d’un jeu de vieux radin !
 

La belle grisaille

Les images ne laissaient guère d’espoir d’un jeu graphiquement qui profite des dernières avancées de vos cartes graphiques. C’est en effet le cas, mais tout au long de l’aventure avec des décors qui changent peu et qui sont très mais alors vraiment très monotones. Les effets pyrotechniques sont à classer au rang d’antiquité même si l’interaction avec certains éléments apportent un peu d’extravagance, toute raison gardée toutefois. L’ambiance sonore fera plaisir au moindre chipset de carte mère datant du siècle dernier tant elle est réduite à son strict minimum.
 

Article rédigé par kago , le

Vous l’aurez facilement compris, avant d’acheter ce jeu nous ne pouvons que vous conseiller soit de ne pas le faire soit si vous êtes fans du genre d’essayer la démo qui vous donnera un premier avant-goût du titre. Un gameplay simpliste, une réalisation trop minimaliste et une ambiance qui se cherche encore, Gas Powered Games n’a plus qu’à revoir sa copie qui est vraiment bâclée.

Points positifs

  • Un univers qui change de l'Heroic Fantasy
  • Une après-midi à ne pas réfléchir

Points négatifs

  • Graphismes minimalistes
  • Gameplay trop simpliste
  • Loot partiellement absent
  • Partie sonore ridicule

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