Preview : Codename : Panzers - Cold War

Codename : Panzers - Cold War - PC

Genre : Stratégie blindée

Date de sortie : 13 mars 2009

Genre
Stratégie blindée
Date de sortie
13 mars 2009 - France
Développé par
Stormregion
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Les Hongrois de Stormregion n'ont pas fini de nous surprendre. Après deux ébauches satisfaisantes (respectivement Codename Panzers : Phase One / Phase Two, leur série phare arrive à son apogée avec un troisième opus auquel on ne peut pas reprocher grand chose, même dans la version preview qu'on a reçue à GameHope.

 
 
Fait-il beau en Hongrie ? Peut-être pas assez pour que les développeurs de Codename Panzers : Cold War eussent à s'appeller Stormregion. Partenariat d'édition avec 10tacle en poche, ils ont pris près de trois ans pour peaufiner leur titre (contre une seule année pour leur Phase Two) dans leurs studios de Budapest et n'ont apparemment pas chômé. Duke Nukem, si tu nous regardes...
 

Stalin Revamped !

La Seconde Guerre était à l'honneur dans Phase One et Phase Two, comme dans la grande majorité des jeux de stratégie et de shoot. Le cadre n'était pas déplaisant mais un conglommérat de scénaristes qui ne demande qu'à travailler commençait à en avoir ras la casquette de se contenter de citer des faits historiques vus et revus. Adieu au canon, hello science-fiction ! Le scénario de Codename Panzers : Cold War se déroule bien entendu lors de la Guerre Froide, pourtant caractérisée par l'absence de conflit direct. L'Armée Rouge n'entend pourtant pas se montrer plus faible que le Bloc Ouest et profite d'un accident aérien dans le ciel de Berlin pour déclarer la guerre en 1949 pour un conflit qui durera 4 ans, jusqu'à la mort du petit père des peuples en 53.

Fictif mais pas improbable, ce scénario nous mettra aux mains des forces de l'Otan qui tenteront de repousser les mangeurs d'enfants communistes hors de l'Europe à grands coups d'étrangeté chronologique puisque certaines unités que nous verrons sur le champ de bataille ne virent le jour que 10 à 15 ans plus tard... mais qui s'en soucie ?
 

Codename CCCP

S'asseyant sur les bases de Company of Heroes sans le plagier, CP : Cold War gagne en profondeur là où ses concurrents n'offrent qu'approximation stratégique sans faire la part belle au plaisir. Comme on peut s'en douter, il ne s'agira pas ici d'envoyer les paysans du coin à la mine pour engranger des brouzoufs. Les forces en présence sont déterminées d'emblée mais elle peuvent (et doivent) profiter des points de prestige des généraux pour recevoir renforts et améliorations, deux choses indispensables sur le champ de bataille. Le prestige s'acquiert en détruisant des unités ennemies et en sauvegardant au maximum ses propres soldats. Une fois acquis, il ne reste plus qu'à faire venir les petits copains dans la mêlée ou offrir à ses unités des améliorations qui leurs sont propres. Technique avancée de camouflage, lance-flammes, capacité amphibie sans oublier le déminage, ces améliorations s'avèreront plus que nécessaires en fonction des situations à rencontrer dans une seule et même partie, d'où la possibilité donnée par Stormregion d'interchanger ces améliorations entre elles.
 
 
On notera également la possibilité d'assigner un officier à n'importe quelle unité, dont les capacités seront, une fois de plus, indispensables. De plusieurs types, ils peuvent chacun construire des bâtiments en fonction de leur « classe ». Le commando peut creuser un tunnel pour l'infanterie, le médecin permet de créer un poste de soin, le lieutenant une tour de garde... Autant de possibilités que de situations, ce qui ne manquerait pas de ravir les fondus de stratégie et repousser, dans un premier temps seulement, les novices qui ne chercheraient qu'un Warcraft-like.
 

магия физико

Si certaines productions européennes laissaient à désirer ces dernières années, la preuve est faite avec Codename Panzers : Cold War que la Hongrie, plus que tout autre, est capable de faire aussi bien que la dernière production estampillée THQ. Le détail des unités n'est pas trahi par une possibilité de zoom conséquente, qui met aussi en valeur les magnifiques décors d'Europe de l'Est fidèlement retranscrits par Stormregion. Le développeur se targue d'ailleurs du fait que la destruction des décors n'est pas précalculée et que tout s'effectue en temps réel, puisque les structures peuvent s'effondrer de manières diverses en fonction de l'explosion. Les effets météorologiques - si tant est que vous les activiez - ne sont pas non plus laissés pour compte : la luminosité de l'aube, de midi, du crépuscule ou de la nuit sont à la hauteur de leurs prétentions, ce qui implique calculs d'ombres, brouillard volumétrique pour la rosée du matin et j'en passe.

Le souci, avec un tel effort sur le détail, c'est l'optimisation bancale du jeu. Les temps de chargements sont as-tro-no-miques et, bien que largement au-dessus de la configuration recommandée, il m'a fallu faire l'impasse sur de nombreuses options graphiques par souci de jouabilité. Rappelons qu'il ne s'agit là que d'une version preview datée de janvier, mais cela m'étonnerait tout de même que tout soit réglé d'ici la mise en vente. A voir.
 

Moule tea player, enfin presque

Si après une campagne solo de 18 missions bien corsées, vous vous sentez le courage d'aller défier le reste du monde, il ne vous reste plus qu'à aller tâter du multijoueur, en réseau local ou sur internet, qui proposera un mode escarmouche classique, un mode coopératif ainsi qu'un mystérieux mode mission. Dans cette version preview, nous n'avions malheureusement pas accès à cette partie essentielle, ce qui me laisse du coup quelques lignes pour vous parler un peu de l'intelligence artificielle : quel que soit le mode de difficulté sélectionné en début de partie, l'IA sera réactive et ne se laissera pas canarder bêtement comme du bétail. Les ennemis entreront dans un bâtiment ou un couvert dès que possible et n'hésiteront pas à se replier si le coeur leur en dit (ou si le bâtiment en question s'effondre sur eux), tout en vous inondant d'insultes dans la langue idoine. Ahh, les charmes de la langue russe...
 

Article rédigé par Razhiel , le

Si de Panzers il n'est question, CP : Cold War a tout pour lui. Une physique séduisante, de la réflexion ET du plaisir avec, cerise sur le gâteau, un scénario inventif. Nous n'avons pourtant pas pu nous essayer au mode multijoueur (alléchant lui aussi) et nous réserverons donc notre jugement à son propos. Cela n'empêcherait pas le mode solo de faire un très bon stand-alone... A vérifier lors de la sortie, en mars prochain !

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