Preview : James Bond 007 : Blood Stone

James Bond 007 : Blood Stone - PC

Genre : Action

Date de sortie : 30 novembre 2010

Mis à part le mythique Goldeneye sorti sur Nintendo 64 en 1997, les aventures vidéoludiques de James Bond ne se sont jamais montrées à la hauteur du célèbre agent britannique. Elles se sont même souvent avérées plutôt mauvaises. Ce qui n'empêche absolument pas Activision de retenter une énième fois son coup. Il y a tout de même une différence entre Blood Stone et ses prédécesseurs : il ne s'agit pas là de l'adaptation d'un film mais d'un jeu basé sur un scénario original. Et c'est largement suffisant pour attiser la curiosité.

 
 
C'est donc sans en attendre grand chose que je m'attaque à cette démo sur le stand Activision de la Paris Games Week avec une charmante jeune demoiselle à ma gauche et une sublime Aston Martin DB9 cabriolet à ma droite. Oui, je leur ai prêté ma voiture pour décorer le stand. Mais revenons-en à la démo. Celle-ci débute par une cinématique d'introduction qui, d'un point de vue mise en scène, n'a rien à envier aux films. C'est du James Bond tout craché. D'un point de vue technique en revanche, le bilan n'est pas aussi glorieux. Réalisée avec le moteur physique du jeu, elle affiche des visages assez moches et mal animés et les textures sur les vêtements de M manquent cruellement de détails. Dommage, car même si on reste loin du niveau de titres comme God of War 3 ou Uncharted 2, le jeu s'en tire pas mal sur tout le reste.
 
 
A commencer par les décors, agréables à l'oeil, ils sont également variés. Jugez plutôt : en 45 minutes de jeu, la démo nous permet de "visiter" la baie d’Athènes ainsi que la ville elle-même, un chantier, des catacombes et un port. Une variété qui peut sembler frénétique présentée comme ça, mais les transitions se font naturellement, dans le feu de l'action. On regrettera simplement le fait d'avoir de temps en temps l'impression d'évoluer dans des couloirs. Si ce n'est pas vraiment gênant dans les phases véhiculées, c'est nettement regrettable dans les séquences de jeu pédestres. Cependant, le level-design reste relativement ouvert la plupart du temps et offre une variété d'action fort rafraîchissante.
 
 
On a donc droit à de l'infiltration pour commencer. Il s'agit là de s'introduire sur un yacht pour trouver un malfrat. Bien sûr, on peut se la jouer gros bourrin et foncer dans le tas. Mais c'est tellement plus gratifiant de la jouer fine et d'attaquer sournoisement ses ennemis par derrière au corps-à-corps... D'autant que cette méthode permet par la suite d'effectuer des tirs ajustés. Pour faire simple, il s'agit de viser avec la gâchette du haut pour s'assurer de faire un headshot. Idéal pour nettoyer une pièce de ses occupants rapidement. Une contrainte tout de même : il n'est possible de stocker que 3 tirs ajustés à la fois.
 
 
Un fois le malfrat retrouvé, on enchaîne avec une séquence de poursuite en bateau avec, pour pimenter un peu la chose, un hélicoptère de combat qui en a après nous. L'occasion d'en prendre plein les mirettes avec des effets pyrotechniques qui font leur petit effet. Il vise comme un pied mais sa puissance de feu est conséquente, lui permettant de faire s'effondrer un phare devant nous.
Viens ensuite une phase à pied plus orientée action cette fois-ci. On court toujours après ce sale petit vaurien mais dans un hôtel. Bien sûr, votre passage provoquera la panique parmi les clients et le personnel. Ce passage est l'occasion d’apprécier la qualité du système de couverture qui marche au poil.
 
 
Puis on a à nouveau droit à une poursuite, mais en voiture cette fois-ci, au volant de la version virtuelle de l'Aston Martin que j'ai à droite. Sachant qu'on est dans le cadre d'une poursuite, le fait qu'on ne soit pas dans une ville ouverte à la GTA n'est pas problématique. On n'y fait pas vraiment attention. Ce qui plus gênant, c'est le côté scripté de la chose qui ne s'est pas fait sentir lors de la précédente poursuite. En effet, pour le final de la séquence, votre proie ralentira considérablement afin de vous permettre de percuter son pare-choc arrière. Pour ce qui est de la conduite du véhicule, elle offre de bonnes sensations malgré une certaine raideur liée au véhicule conduit, étant donné qu'on ne la retrouve pas du tout lors de la seconde poursuite en voiture qui nous met au volant d'une autre Aston Martin, des années soixante celle-là, qui a tendance à chasser de l'arrière train. Chaque véhicule a donc un comportement qui lui est propre. Et c'est plutôt une bonne chose.
 
 
La démo m'a également donné l'occasion de parcourir quelques passages orientés plate-forme. Comme lorsque 007 est poursuivi par une de ces gigantesques foreuses qui servent à creuser des tunnels pour le passage de trains. Vous l'aurez compris, il s'agira là de sauter de plate-forme en plate-forme et d'atteindre la sortie pour ne pas se faire broyer par la machine. Si la scène est spectaculaire, on pourra s'étonner d'une chose : il est impossible de tomber. Un comble pour de la plate-forme. Cela vient très probablement d'une volonté de garder le titre accessible au plus grand nombre.
 

Article rédigé par pattoune , le

James Bond 007 : Blood Stone est dans l’ensemble une bonne surprise. Comblant ses faiblesses graphiques par l'ajout d'un filtre graphique qui donne du grain à l'image et un cachet cinématographique au titre, et offrant une bonne variété dans son gameplay et ses décors et ambiances, la démo nous offre une action soutenue. On retrouve ici le côté frénétique des deux derniers films. Les visages inexpressifs et l'IA un peu faiblarde des ennemis mis à part, il n'y a pas de gros défauts à signaler. Il ne reste plus qu'à espérer que ces petits problèmes soient corrigés d'ici la sortie du titre et que l'action ne s'essouffle pas sur la longueur.

A propos de l'auteur

pattoune

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33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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