Test : The Sims : Medieval

The Sims : Medieval - PC

Genre : Simulation de vie dans les châteaux forts

Date de sortie : 24 mars 2011

Genre
Simulation de vie dans les châteaux forts
Date de sortie
24 mars 2011 - France
Développé par
Electronic Arts
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC

Soul, soul ! C’est les Sims qui reviennent ! Et pas dans un add-on, non, dans un opus indépendant et original ! Direction le Moyen-Age pour un jeu de gestion qui s’étire vers le jeu de rôle avec un grand nombre de quêtes à effectuer. EA révolutionne son jeu en l’ancrant dans le passé, mais est-ce que le ragoût a pris ?

 
 
Les Sims, on aime ou pas mais quand on aime, on a de quoi faire ! Entre le 1, le 2, le 3, les add-on à gogo, les versions consoles légèrement différentes, les Sims « histoires de… », ou encore MySims, il y a de quoi perdre la tête. Pour ceux qui auraient loupé un peu l’épopée simsiale, pas de panique : vous n’avez pas besoin d’avoir joué à un seul de ces différents opus pour vous y retrouver dans ces Sims Medieval. Le didacticiel est si complet (vous passerez deux heures bien chiantes dessus au début) que n’importe qui s’y adapterait. Ces Sims Medieval s’adressent à tout le monde, bien qu’il soit stipulé au dos de la boîte « contenu violent et sexuel » : la grosse blague !
 

« Jamais plus crac-crac »

Et là, c’est le drame. Une fois que vous avez fini ce didacticiel bien relou, vous vous sentez sceptique. La gestion s’est partiellement envolée et l’on ne vous parle plus que de quêtes. Vous créez un souverain, ou une souveraine, vous l’installez dans son royaume et s’offrent à vous toutes sortes de missions qu’il faudra accomplir pour le bien (ou pas) de votre peuple. Celles-là sont obligatoires et vous pouvez d’ores et déjà oublier un quelconque mode libre. Vous avez des devoirs et vous devez les faire, point ! C’est ennuyeux pour un jeu qui a toujours offert une grande liberté au dieu / joueur que vous êtes. Cette gestion grandement affaiblie est soulignée par le fait que vos n’ayez plus que deux jauges à surveiller : celle de l’appétit et celle du sommeil. Oubliez donc le divertissement, le social, les besoins, l’hygiène ou encore l’espace. Pfiou, ça fout une sacrée claque quand même quand on est habitué des Sims et qu’on y baigne depuis le tout premier opus. Il est alors difficile d’aborder le jeu sans une certaine réticence incontrôlable. Vous dégringolez de votre chaise en apprenant ensuite que votre sim peut évoluer et gagner des niveaux comme dans un RPG ! Waouuu ! Mais qu’ont-ils fait ? Notre souverain peut se battre, on peut l’équiper d’une arme et d’une armure et en gagnant des PE (points d’expérience), on change de niveau ! Quelle surprise ! Vous pourrez évoluer jusqu’au niveau 10 cependant. Ouf ! Le côté RPG est tout de même limité. C’est qu’on se sent franchement déstabilisé avec tous ces ajouts. Qu’a voulu faire EA avec ce mélange des genres ? On prend un peu de gestion (à petite échelle avec les sims mais aussi à grande échelle avec le royaume), un peu de RPG, on ajoute un grand système de quêtes, on mijote un univers médiéval, on balance le tout dans une super marmite, on mélange et hop le jeu est prêt à être dégusté ! Cependant, il faut savoir aller au-delà de ces premières frustrations, car le jeu, on s’en rend compte au bout de quelques heures, n’est pas aussi pot-pourri pourri qu’il en a l’air.
 

Gare aux chinchillas mangeurs d’hommes

Surmontez votre étonnement et le plaisir de jeu va venir vous hanter peu à peu. Il faut dire que les Sims possèdent un grand atout difficilement résistible : l’humour. Les quêtes sont toutes plus loufoques les unes que les autres et c’est un vrai régal de les réaliser. Surtout que, très vite, vous vous rendez compte que vous ne jouerez pas qu’avec votre souverain mais également avec tout un tas d’autres héros. Je m’explique : quand vous réussissez une quête, vous gagnez des PR (points royaume) qui vous permettent d'acheter de nouveaux bâtiments pour votre royaume : église, tour de sorcellerie, hôpital, marché ou encore forge. Quand vous débloquez ces derniers, vous créez un héros, ou vous en choisissez un déjà conçu si vous voulez plus de challenge (l’ordinateur aime à créer des personnages maudits ou idiots, beaucoup plus durs à gérer). A chaque nouvelle construction, un nouveau personnage contrôlable apparaît et donc, avec lui, de nouvelles quêtes jouables. Et c’est là que le jeu devient bougrement addictif : dès que vous avez fini une quête, vous avez envie de créer un nouveau corps de métier et dès que vous l’avez, vous voulez jouer avec dans une nouvelle quête. Autant dire que les Sims n’ont pas perdu leur deuxième atout : leur faculté à scotcher un joueur des heures durant devant son PC. Tout s’enchaîne et on a du mal à décrocher, même pour écrire ce test ! En plus on se marre grave avec les sims qui partent en guerre contre des chinchillas sauvages, qui jouent des chansons stupides comme « Jamais plus crac crac » ou qui se carapatent pour se marier discretos sur la plage. Dans une mission, vous devrez trouver le moyen d’embrasser une grenouille venimeuse, en prenant garde qu'elle ne vous tue, pour la transformer en prince et dans une autre, si vous avez choisi de jouer avec le barde (je vous le conseille !), vous devrez convaincre par votre musique un jeune garçon ayant fugué de revenir au royaume. Toutes ces missions sont pleines d’humour et ont toujours des dénouements inattendus qui vous réjouiront.
 

Au Moyen-Age, un médecin n’est rien sans un paquet de sangsues

Niveau difficulté, c’est variable et cela se complique surtout lorsque vous avez différents héros à gérer lors d’une même quête. C’est toujours comme ça dans les Sims : un ça va mais dès qu’il commence à y en avoir plusieurs, cela devient dur de tout gérer ! La faucheuse vous a sans cesse à l'œil et peut emporter votre héros si vous n'en prenez pas soin. De plus, si vous allez contre les désirs de la souveraine, elle peut vous envoyer dans le puits de la bête bien méchante ! Et à ce moment-là, la quête se termine par un échec et vous ne pourrez la refaire. Sachez alors que si un de vos héros meurt, le jeu continue et il vous faudra en créer un nouveau pour occuper sa fonction. Dans les Sims, quand on meurt, on meurt ! On ne recommence pas et si la mission échoue et bah elle échoue. Les Sims en fait, c’est la vie ! On ne peut retourner en arrière.
 
 
L’un des points noirs du jeu reste ses graphismes, moins beaux que les Sims 3 et qui franchement auraient pu être plus travaillés. Qui plus est, la caméra est horrible à gérer et vous ne verrez pas certaines actions de vos sims à cause de celle-ci. Cela n’avait jamais posé de problème dans la série alors pourquoi avoir changé quelque chose qui marchait ? Vous n’avez plus la possibilité, quand vous jouez avec votre sim, de tourner la caméra autour de lui. Vous ne pouvez que zoomer ou dézoomer, ce qui nous arrange bien quand le gugus est caché derrière un arbre… C’est bien dommage ! A part ça, la musique est très médiévale et colle bien à l’univers. De plus, vous pouvez installer des boîtes à musique dans la maison de vos sims ou leur acheter un violon pour égayer l’ambiance. Il est d’ailleurs très amusant de voir des sims joindre leurs mains et bouger au rythme de la boîte à musique. Parfois vous vous croyez presque dans une secte ! La secte simsienne peut-être, qui une fois encore rassemblera ses plus fervents admirateurs mais également de nouveaux curieux.
 

Article rédigé par mumutte , le

Les Sims Medieval volent vers de nouveaux horizons mais restent néanmoins fidèles à leurs premières amours. Habitués de la série, vous retrouverez vite vos marques, néophytes, vous ne serez pas perdus. On regrettera des problèmes de vue, une réalisation pas terrible mais au fond on s’en tape, ce qui compte c’est le plaisir de jeu et ce dernier est bel et bien là !

Points positifs

  • L’humour
  • L’originalité des quêtes
  • Les métiers
  • L’univers

Points négatifs

  • Les graphismes
  • La caméra
  • Le didacticiel trop long
  • La perte de liberté

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