Test : Jamestown

Jamestown - PC

Genre : Manic shooter

Date de sortie : 09 juin 2011

Genre
Manic shooter
Date de sortie
09 juin 2011 - France
Développé par
Final Form Games
Disponible sur
PC

Le Manic Shooter est un genre très particulier du Shoot’em up. Il est pratiquement une religion au pays du soleil levant où Cave en est le principal représentant avec des titres comme Mushi Hime Sama (La princesse insecte) ou le célébrissime Don Don Pachi. Malheureusement, ce style de jeu est peu représenté en Occident. Pourtant, l’équipe de trois lurons qui a fondé le studio indépendant Final Form Games a tenté le pari fou d’en créer un à la sauce occidentale. Pari Réussi ?

 
 
Qu’est-ce qui caractérise un Manic Shooter ? Le point le plus important est le côté « rideau de boulettes colorées ». Lorsque l’on se promène dans les salles d’arcade à Akihabara, un seul coup d’œil suffit pour reconnaître un Manic Shooter : l’écran est complètement envahi de boulettes. En général, pour éviter de mourir, il faut connaître par cœur les trajectoires prises par ces dernières. Cela s’appelle « un pattern ». Mais éviter ces boulettes au pixel près ne serait pas possible sans la Hit Box miniature du vaisseau que l’on incarne. En effet, dans ce type de jeux, cette dernière mesure en général un pixel. Toucher les boulettes avec le sprite du héro n’est pas forcément synonyme de mort si la Hit Box est intacte. Le dernier ingrédient nécessaire à un Manic Shooter est le système de scoring. Un mécanisme dans le jeu que le joueur doit maîtriser pour pouvoir maximiser les points obtenus et ainsi obtenir le High Score qui est le Saint Graal dans un Manic. On ne joue pas pour finir le jeu qui en général se termine rapidement, mais pour scorer. Jamestown, vous vous en doutez, réunit toutes ces qualités.
 

Si, yo hablo spanish !

Comme tout bon shoot’em up qui se respecte, le scénario, qui dans ce cas est très original, tient sur un timbre poste. Vous incarnez un anglais qui va bouter les conquistadores espagnol hors de Mars. Ce n’est pas l’Amérique qui sera votre terrain de chasse, mais la planète rouge. Le problème est que les espagnols se sont alliés avec les martiens pour vous compliquer la tâche. C’est au travers de 5 niveaux différents que vous allez zigouiller ces joueurs de castagnettes. 5 niveaux, c’est court vous allez dire. Certes, mais le jeu possède une Replay Value fantastique car il est extrêmement riche.
 

Mais ce contenu est complètement ouuuuuuf !

On peut voir le jeu comme une succession de fragments qu’il va falloir reconstituer. Au début, vous avez accès à 3 niveaux avec seulement trois difficultés disponibles : Normal, Difficile et Legendary. Il va vous falloir terminer ces trois niveaux en difficile pour débloquer le 4ème niveau, puis finir les 4 en Legendary pour débloquer les 5 niveaux en Divine. Enfin, si vous finissez le jeu en Divine, vous obtenez la difficulté ultime : Judgement. On peut pointer un premier défaut ici : le jeu avant le niveau de difficulté Divine est beaucoup trop facile.
En finissant les niveaux, vous gagnez selon votre score des pièces d’or avec lesquelles vous pourrez acheter différents items dans le Shop. Vous pourrez acheter le mode Hardcore, mais aussi 3 autres vaisseaux. Chaque vaisseau possède sa propre maniabilité et ses propres pouvoirs. Entre les tirs plasma, les bombes que vous déclenchez ou les tirs dont vous sélectionnez la direction, il y a de quoi faire.
Dans ce Shop vous pouvez aussi acheter différents modes de jeu comme le Gauntlet qui permet de faire le jeu d’une traite sans avoir à revenir à l’écran de sélection de niveau entre chaque étape (en fait c’est le mode classique arcade d’un Shoot’em up). Et enfin, vous pouvez acheter les challenges qui, pour être finis à 100%, vont vous demander du Skill et de la patience. Les challenges vous proposeront d’essayer de survivre à des rideaux de boulettes pendant 30 secondes, de passer par des portails disséminés un peu partout dans le niveau ou d’atteindre un score bien précis.
Rajoutez à cela les trophées qui sont déments, comme finir le jeu d’une traite sans se faire toucher dans le mode de difficulté maximum et la possibilité de jouer jusqu’à 4 sur le même ordinateur, et vous obtenez une durée de vie honorable pour un Manic Shooter. Autre reproche que l’on pourrait faire à Jamestown : son mode multi uniquement en local. Avoir la possibilité de trouver des gens sur internet pour jouer avec soi aurait pu être un plus.
 

Atmosphère… Atmosphère… Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?

Le fond c’est bien mais la forme aussi. Et Jamestown réussit à nous en mettre plein les mirettes. Le style graphique du jeu est clairement rétro. Et le rétro dans les Manic Shooter, ça passe bien. De plus, le jeu possède une patte graphique très particulière qui insuffle une atmosphère unique : on reconnaît immédiatement le monde steam punk de Jamestown. Le jeu est agréable pour l’œil et on traverse les différents niveaux avec un grand plaisir. En plus des graphismes, le jeu possède une bande sonore prenante, épique, mélodique qui colle parfaitement à l’ambiance permettant à cet univers unique de vous happer en un rien de temps. Et ce n’est pas un mal car si vous voulez le finir dans le mode de difficulté maximale, ce qui est conseillé si vous voulez profiter au maximum de ce que peut offrir un Manic Shooter, il va falloir réessayer le même niveau un nombre incalculable de fois. N’oubliez pas qu’au Japon, la norme est de « one créditer » un jeu, c'est-à-dire de le finir d’une traite sans utiliser de continu. Cela dans le mode le plus hardcore, car oui, les Manic Shooter sont des jeux hardcores, surtout si vous voulez optimiser votre score.
 

Un système simple mais efficace vous dirait ma grand-mère

Pour scorer, il faut maîtriser le system de scoring. Logique. Ce dernier s’appelle le Vault. Dans la plupart des shoots, vous avez trois boutons utiles : le tir normal, le laser et la bombe. Dans Jamestown vous retrouvez les deux premiers, sachant que lorsque vous utilisez le bouton laser vous avez une puissance de feu plus grande mais une vitesse ralentie. La bombe quant à elle est remplacée par le Vault. Le Vault doit d’abord être chargé avec les pièces dorées que vous ramassez lorsque vous tuez un ennemi et une fois la jauge au maximum vous pouvez l’activer. En l’activant, un bouclier apparaît pendant quelques secondes et absorbe toutes les boulettes le touchant, faisant ainsi augmenter le score. Pendant cette période de transe, les points obtenus sont doublés et les dégâts que vous infligez sont accrus. En contrepartie, la jauge de Vault diminue progressivement et si elle se vide complètement, vous sortez de la transe et récupérez un nombre de points proportionnel au nombre d’ennemis éliminés pendant le Vault. Vous pouvez également l’annuler lorsque vous le souhaitez pour créer un bouclier, utile lorsque vous êtes en danger. Le but étant de rester le plus longtemps possible en transe pour emmagasiner le plus de points.
Maîtriser ce gameplay tout en évitant les hordes de boulettes qui s’abattent sur vous n’est pas chose facile. Mais une fois que le système n'a plus de secrets pour vous, toutes les subtilités du jeu vous sautent alors à la figure et vous pouvez enfin ressentir ce sentiment d'extase que seul un Manic bien huilé peut vous faire ressentir.
 

Article rédigé par Wildchoc , le

Jamestown est un pari réussi. C’est un excellent jeu qui, bien que moins difficile que les productions nippones, reste un challenge digne de ce nom. Challenge qui devient agréable à relever grâce à une ambiance unique et travaillée. Et cela pour moins de 10 euros ! Alors sautez dessus !

Points positifs

  • L’atmosphère
  • Le contenu
  • Le système de scoring
  • Le prix
  • Les challenges

Points négatifs

  • Le multi en local seulement
  • Un peu trop facile avant le mode Divine

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

31 ans | Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

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