Test : Sequence

Sequence - PC

Genre : RPG musical

Date de sortie : 20 octobre 2011

Genre
RPG musical
Date de sortie
20 octobre 2011 - France
Développé par
Iridium Studio
Edité par
Iridium Studio
Disponible sur
PC

Les indépendants, c’est le bien. On ne vous le dira jamais assez. Ils savent innover. Soit sur un concept, soit sur un design, mais en général ils font mouche. Super Meat Boy par exemple n’invente pas la poudre, il reprend les mécanismes d’un jeu de plateforme et l’optimise au maximum. Au contraire, World of Goo invente un tout nouveau concept, et il le fait bien. Sequence est difficile à placer parmi ces deux catégories. Il reprend des éléments de plusieurs genres et les mélange pour en faire un cocktail détonnant.

 
 
Quand je me suis réveillé dans ce monde, avec pour seul souvenir ce mal de tête incessant, je me suis dit : « Putain ! On se croirait dans un jeu ! » Mais un jeu un peu bizarre quand même, car je n’ai jamais rien vu d’aussi réel. A commencer par cette voix qui me parle, Nia, et qui se dit être mon berger devant me guider. Elle m’explique que je dois me battre contre sept gardiens afin de pouvoir m’évader de cet endroit qui est en fait une tour. Mais elle-même ne sait pas ce que je fais là, ni même ce qu’elle fait là. Pourtant, elle semble savoir plus de choses que moi sur cette affaire. Je le sens, je l’entends à sa voix. Elle ne me dit pas tout. Enfin, s’il faut se battre pour sortir d’ici je veux bien, mais je n’ai jamais été un grand combattant. Comment vais-je faire ?
 

DDRRPG (à ne pas confondre avec meuporg)

Ce n’est pas gagné. Je viens de me faire attaquer par un monstre tout droit sorti d’un roman de Lovecraft, et pour me défendre il a fallu que … je danse ! Comme dans un Dance Dance Revolution, avec les flèches qui tombent du haut vers le bas et moi qui dois m’exécuter au bon moment ! Non mais c’est quoi ce bordel ? Et puis je ne dois pas danser n’importe comment. Ça non ! J’ai le droit de switcher entre trois panneaux, un pour attaquer, un pour me défendre et un pour récupérer de la magie, car mes attaques se font essentiellement avec du Mana. Rater les flèches du tableau « Mana » n’a aucune conséquence à part ne pas gagner de Mana, ce qui n’est pas très grave vu le nombre de flèches qui me tombe sur la gueule. Par contre, en rater une sur le tableau offensif me fait rater mon attaque, et les rater sur le tableau défensif me fait perdre des vies. Bah oui, j’ai une jauge de vie et mon adversaire aussi. Le premier à zéro perd. Et d’après Nia celui qui perd, meurt. Je veux sortir de ce cauchemar !
Le point positif c’est que chaque combat me fait remporter de l’expérience. Je deviens ainsi de plus en plus puissant et peut finir par écraser les monstres les plus puissants qui me faisaient me pisser dessus de peur au début. En fait c’est comme dans un RPG.
 

Je me lol à chaque combat

Je viens de rencontrer mon premier « boss d’étage » quel original celui-là ! C’était vraiment un sacré personnage. D’après Nia, tous les habitants de la tour ont quelque chose de spécial. En tout cas, dialoguer avec eux est vraiment intéressant et divertissant. Si on était dans un jeu, je dirais que le scénario ainsi que l’interaction avec les protagonistes sont vachement bien écrits. J’ai joué à un jeu il n’y a pas longtemps, qui m’a fait vraiment beaucoup rire comme ça. Portal 2 je crois qu’il s’appelait. Échanger avec ces dégénérés me rappelle un peu Portal 2, ce qui est très plaisant. D’ailleurs il n’y a pas que les protagonistes qui sont marrants. Les descriptions d’objets droppés par les ennemis sont pas mal aussi. Tout à l’heure j’ai vu un « Désintégrateur sonique ». Apparemment, c’est efficace contre les hérissons. Je ne vois pas pourquoi ils parlent de hérissons…
Par contre, d’après Nia, les boss ne sont pas des rigolos et ont tous une capacité assez chiante. Genre celui là, il pouvait faire disparaitre les flèches pendant un court instant. Je ne vous raconte pas le nombre de points de vie que j’ai perdu. Il paraitrait que certains pourraient même inverser les contrôles ou m’empêcher de switcher entre les tableaux. J’espère que c’est faux parce que le défi est déjà assez élevé.
 

Mets ta cotte de maille ! On va danser !

Pour me défendre j’ai donc des statistiques, assez sommaires, que sont l’attaque, la défense, les points de vie et les points de magie. Pour les faire évoluer je peux passer un niveau, ou m’équiper avec différents objets qui sont classés dans plusieurs catégories : les armes, les armures et les accessoires. Pour me procurer ces objets, je dois les synthétiser avec les ingrédients trouvés sur les monstres. Parmi les objets que je peux créer, il ya aussi des sorts qui sont indispensables, car c’est mon seul moyen d’attaquer. Une fois synthétisés, je dois les apprendre. Et pour les apprendre je dois bien danser. Heureusement que j’étais le roi de la promo au lycée, sinon je ne sais pas comment j’aurais fait. Certains sorts demandent un pourcentage de réussite sur le morceau, et d’autre un combo d’un nombre prédéfini. Mais dans ces cas là, on se retrouve vraiment sur un exercice traditionnel à la DDR. Un seul tableau à surveiller. Les accessoires quant à eux permettent de m’apporter un petit plus en combat, comme un cool down réduit des sorts, des sorts qui coûtent moins cher en Mana, ou alors une augmentation de mes statistiques.
 

Fort Boyau est parmi nous

Le but de chaque étage est d’obtenir la clef permettant d’aller au suivant. Tout comme les armures et les armes, il faut synthétiser la clef. Cela fait beaucoup de choses à synthétiser. Et pour récupérer les ingrédients il faut que je danse contre les monstres. Alors bon, danser un peu ça va, mais danser 50 fois contre le même monstre je trouve ça un peu ennuyeux. Si ma vie n’était pas en jeu et que je n’avais pas envie de connaitre le fin mot de l’histoire, je crois que je partirais. Surtout que sur un étage il n’y a que trois monstres qui représentent chacun un morceau de musique. Chaque ingrédient ne se trouve que sur un seul des monstres qu’il faut alors farmer. Peut être que le but de la tour est de former des farmeurs chinois ? Je me suis peut-être fait enlever afin de devenir un esclave qui farmerait à longueur de journée sur des meuporg ? Je n’espère pas !
Heureusement que les musiques sont efficaces et agréables ! Qu’est ce qu’elles donnent envie de danser ! Encore heureux vous me direz, vu que le but de ma survie est entièrement fondé sur la musique. Mais bon il faut l’avouer, même après avoir entendu 50 fois la même musique, mon corps se trémousse et je danse dans tous les sens. Finalement on ne se lasse pas.
 

Article rédigé par Wildchoc , le

Sequence est une très bonne initiative. Les développeurs ont réussi le pari osé de mélanger deux styles qui sont antagonistes à première vue. Le jeu est répétitif mais on ne s’ennuie pas une minute. Entre le scénario qui nous garde en haleine jusqu’au bout (dont le dénouement est original), et un gameplay aux petits oignons, on n’a qu’une envie : continuer. Il vous faut donc vous essayer à Sequence à tout prix.

Points positifs

  • Des musiques entrainantes
  • Un concept original
  • Le scénario

Points négatifs

  • Parfois répétitif
  • On en veut encore !

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

31 ans | Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

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