Preview : Battlefield 4

Battlefield 4 - PC

Genre : FPS

Date de sortie : 31 octobre 2013

Electronic Arts nous a invité dans un palace parisien pour nous présenter deux de ses futurs hits de la fin de cette année : Need For Speed : Rivals et Battlefield 4. Le titre de Dice étant celui sur lequel EA mise le plus gros pour cette période, l'éditeur en avait fait la star du show. Et c'est donc au FPS qu'on va se consacrer ici.

 
 
Pour commencer, nous avons eu droit à une petite présentation. Cette dernière s'est d'abord attardée sur la campagne solo, qui nous a été présentée comme unique, ancrée dans l'univers et l'esprit de la série Battlefield. Une chose sur laquelle il était important que le studio travaille, tant le solo du précédant volet avait été critiqué pour son côté Call of Duty du pauvre. La série s'étant fait connaître pour son multijoueur, le but des équipes de Dice était donc de retranscrire une partie de l'expérience online dans la campagne solo. Et cela devrait se traduire dans le jeu par des environnements ouverts et des choix tactiques laissés à la discrétion du joueur. C'est la promesse qui a été faite en tout cas.
 
 
Nous avons ensuite pu assister à une démonstration live de la campagne solo. Le niveau en question se déroulait dans un bateau (quoi de mieux pour nous montrer des niveaux ouverts ?), à bord du quel notre équipe vient de récupérer des renseignements. Manque de bol, le navire en question se fait pilonner par un autre vaisseau. Du coup, il est en train de sombrer. Difficile de ne pas penser au premier Modern Warfare, dont le premier niveau met le joueur dans une situation similaire. Mais si la démo débutait ici par des gunfights dans des couloirs, ces derniers se sont assez vite déplacés à l'extérieur, sur le pont, ou du moins ce qu'il en reste, du porte-avion. Forcément, le niveau s'ouvre, et on respire. Mais pas question de trainer la patte non plus. Les balles fusent toujours, et le navire continue de sombrer. Il faut maintenant faire attention à son environnement, des éléments du décor, des avions notamment, traversant la piste pour tomber à l'eau. Mais il est également possible d'utiliser cette situation à notre avantage, comme l'a fait notre démonstrateur. Le bougre a tiré sur les amarres d'un des avions pour le faire tomber sur des ennemis, puis a réitéré l'opération, mais avec un missile cette fois-ci, causant une explosion au bout de la piste. Des coursives passent également sous le pont, ces dernières s'étant montrées utiles pour contourner les opposants. La démonstration prenait fin alors que toute l'équipe sautait à l'eau pour rejoindre une embarcation et se tirer loin de se foutoir.
Voilà tout ce qu'on peut dire de cette démonstration. Nous avons tout de même eu quelques petites précisions sur l'histoire de cette campagne. Pour faire court, elle débute alors que votre équipe est envoyée à Shangaï, un territoire où elle n'est pas autorisée à opérer, pour extraire un VIP dont elle ne connaît pas l'identité. Bien entendu, la mission va dégénérer pour aboutir à un conflit à grande échelle.
 

Parce que Battlefield, c'est avant tout du multi

La présentation c'est ensuite portée sur le multijoueur, s'attardant sur le principe de « Levolution » des maps. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, il s'agit, comme cela est suggéré dans le nom, de la possibilité de faire évoluer la map au fil de la partie. Cela va du disjoncteur à faire sauter pour plonger une zone dans le noir et abattre les ennemis ainsi désavantagés (à condition d'avoir un équipement adapté bien sûr), à la possibilité de mettre à terre un immeuble de plus de 40 étages, déplaçant au passage des objectifs stratégiques. Les différentes zones d'affrontement devraient disposer de nombreux éléments de ce genre à exploiter. Ce qui devrait apporter une plus-value stratégique non négligeable au soft s'ils sont bien implémentés et, surtout, bien exploités par les joueurs.
 
 
C'est ensuite sur le mode commandeur que nous avons eu plus de détails. Jouable exclusivement sur tablette, ce mode permettra à un joueur d'avoir une vision d'ensemble de l'affrontement. Ce qui lui permettra de donner des infos à ses coéquipiers, ou encore de lancer des attaques en soutien. Cependant, il devra composer avec le commandeur de l'équipe adverse, qui pourra l'empêcher d'obtenir les infos. Chaque équipe pourra accueillir un commandeur, en plus des joueurs sur le terrain. A propos de cela, le mode guerre totale, qui oppose 64 soldats ( auxquels s'ajoutent les deux commandeurs), n'est plus réservé au PC. En effet, il sera proposé sur PS4 et Xbox One, les deux machines proposant une technologie adaptées pour gérer des affrontements de cette envergure. Ces machines sont également dotées d'OS permettant une intégration plus profonde de Battlelog. L'intégralité des fonctionnalités du réseau social de Battlefield sera disponibles sur les prochaines machines de Sony et Microsoft, là où les joueurs restant sur la génération actuelle devront passer par un PC ou une tablette pour avoir accès à la totalité du service. Ajoutez à cela l'écart graphique évident entre les deux générations, et cela vous fait déjà pas mal de raisons d'acheter une des deux machines.
 

Parce qu'il faut bien prendre la bête en main à un moment donné

Est ensuite venu le temps de la prise en main, sur Xbox One. Et un premier constat s'impose : oui, la console de Microsoft a vraiment une sale gueule. Mais passons, la map présentée ici est une usine d'assemblage de chars d'assaut datant de la guerre froide. Elle était constituée de deux grands hangars et des zones de stockage avoisinantes. Laissée à l'abandon depuis un moment, elle est en sale état et envahie par la végétation. Pour ce qui du Levolution vendu par Dice, nous n'en avons pas vu grand chose ici. Des portes de containers à fermer ou ouvrir selon les besoins du moment mises à part, nous n'avons rien vu d'utile dans l'environnement proposé ici. Ce qui peut vouloir dire deux choses. Soit leur truc avec Levolution n'est que poudre aux yeux, soit il faudra du temps pour découvrir toutes les possibilités offertes par le système, ce qui serait une très très bonne chose. On espère sincèrement être dans le second cas de figure, mais seul l'avenir nous le dira.
 
 
Concernant la structure de la map, rien à redire. Pas mal de recoins ou se planquer et de chemins détournés pour prendre les adversaires à revers. De plus, les différents niveaux des hangars étaient accessibles, d'où une certaine verticalité dans le gameplay offrant pas mal de possibilités tactiques.
Pour le reste, les joueurs de Battlefield 3 ne seront pas vraiment dépaysés, le jeu proposant les même classes, ainsi que des contrôles et une inertie très proches. Les équipes de Dice ne semblent pas décidées à bouleverser une recette qui fonctionne. Si, d'un certain point de vue, c'est un gage de qualité, il faut voir si les nouveautés annoncées suffiront à démarquer le multijoueur de Battlefield 4 de son prédécesseur. D'un point de vue graphique, le titre n'est pas aussi beau que ce que l'on pouvait espérer à la vue des trailers, ce qui est certainement lié au fait que le jeu tournait sur console. Mais la différence n'est pas énorme non plus, seuls quelques contours pixelisés étant à déplorer. Même sur Xbox One, le jeu reste très joli.
 

Article rédigé par pattoune , le

Au final, nous ne retiendrons de ce second contact que les promesses qui ont été faites, la session de jeu ne nous ayant pas permis de nous frotter aux différentes nouveautés proposées par le titre. La bonne nouvelle, c'est que le feeling est toujours là. Démolir un mur à coup de lance grenades est toujours aussi tripant. Et qui plus est, le titre tourne franchement bien sur Xbox One. C'est toujours ça de pris.

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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