Test : XCOM : Enemy Unknown

XCOM : Enemy Unknown - PC

Genre : Tactique

Date de sortie : 12 octobre 2012

Genre
Tactique
Date de sortie
12 octobre 2012 - France
Développé par
Firaxis
Edité par
2K Games
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Jeu en ligne
 Violence

“La vérité est ailleurs” qu’ils nous disaient Mulder et Scully dans X-Files. Ils sont marrants. La vérité dans XCOM : Enemy Unknown, c’est que les extraterrestres ont décidé d’envahir la terre et que c’est vous le boss d’XCOM, la première ligne de défense contre les petits gris. Et pour battre les extraterrestres, il ne faut pas bourriner comme un gros guedin. Il faut mettre en place une stratégie et prendre son temps. Et c’est pour cela que ce jeu est génial.

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
XCOM : Enemy Unknown, c’est une sorte de remake d’UFO Enemy Unknown, un jeu de stratégie de Microprose qui avait plus que marqué les joueurs. Et 2K games et Firaxis ont décidé de refaire le jeu. Et grand bien leur a pris, puisqu’il ne s’agit pas d’un véritable remake mais d’une vraie nouvelle mouture. Et c’est un jeu intelligent qui nous demande de prendre le temps. A l’époque des jeux où l’action non-stop est de mise (certes il y en a d’excellents dans ce domaine), cela fait du bien. Surtout qu’XCOM sort aussi sur consoles, où le créneau du jeu stratégique n’est pas le plus développé.
 

Dernier espoir de l’humanité : Ça va ? T’as pas la pression là ?

Vous êtes donc le commandant de la base XCOM, dernier rempart humain contre l’invasion extraterrestre qui vient de commencer. Votre mission se jouera sur deux fronts. Le premier, ce sera les combats sur le terrain. L’autre front vous apprendra à bien gérer une base contre l’invasion extraterrestre. On sait jamais, ça peut servir. Commençons par cette facette importante du gameplay. Dans le jeu original, il fallait gérer plusieurs bases. Ici, il n’y en a qu’une seule mais vous aurez de quoi faire. Rien que cette partie du gameplay est riche et intéressante. Il y a différents services. Le premier est le service Recherches. C’est bien connu, quand les extraterrestres débarquent, les scientifiques ont toujours envie de laisser aller leur pulsions sadiques. En effet, vous pourrez demander des autopsies de tous types d’extraterrestres. Ils examineront aussi leurs armes et leurs armures. Tout cela vous permettra ensuite de produire des armes de types extraterrestres très utiles au combat. Des interrogatoires d’aliens seront aussi au programme. Enfin, interrogatoire, c’est juste une manière détournée de dire torture à base de chocs électriques. Cela permettra de découvrir des infos importantes sur le fonctionnement des extraterrestres.
 

Des armes pour défoncer les petits gris

L’autre service, intimement lié à la recherche, c’est l’ingénierie. Vous pourrez produire les objets et armes découverts par le service recherche, moyennant finances et force de travail. L’ingénierie gagnera du gallon quand vous pourrez construire une fonderie. Ce qui permettra de produire des armures ou des véhicules, comme un drone, pratique en combat. Mais votre base doit grandir pour combattre l’envahisseur. Il faudra plus de générateurs pour pouvoir produire plus d’énergie. Rajouter des labos pour faire des recherches plus importantes ou bien ajouter un terminal de liaison pour lancer plus de satellites et mieux surveiller la planète. Si vous mettez deux générateurs ou deux terminaux de liaison à côté, ils fonctionneront en synergie et vous permettront de produire plus d’énergie ou de lancer plus de satellites. Au total, vous avez 24 emplacements à remplir. Nous en sommes à deux services et, déjà, leur gestion demande de prendre en compte plusieurs paramètres. Ce qui rend cette facette du jeu très intéressante et loin d’être rébarbative.
 

De la chair à fusil plasmique ?

Mais pour faire la guerre, il faut des soldats qui obéissent sans réfléchir à vos ordres. Il y a la caserne pour les gérer. Il sera possible de les promouvoir quand ils auront gagné de l’XP. Ils gagneront, selon leur spécialité (sniper, grenadier, commando…), des aptitudes utiles en combat comme tirer deux fois d’affilée ou avoir 3 kits de soins. Vous aurez le choix entre deux aptitudes à chaque promotion. Il faudra donc bien peser le pour et le contre. La caserne permet également de recruter de nouveaux troufions ou d’acheter des sortes de bonus collectifs, qui permettront d’augmenter le nombre de soldats par exemple. Il y a aussi le hangar où vous achetez des intercepteurs, des avions qui doivent arrêter des ovnis quand ils sont repérés par les satellites. Enfin, il y a la salle de surveillance. C’est là que le côté hardcore du jeu est le mieux représenté. Cette salle permet de voir le taux de panique dans chaque pays. Si un pays est trop paniqué, il quitte XCOM. Vous perdez de l’argent et vous vous rapprochez de la fin du monde. En effet, si vous perdez trop de pays, vous avez le droit à un vrai Game Over. Vous devrez reprendre le jeu du début (ou depuis une sauvegarde où c’est pas encore trop la loose). Cet élément donne toute sa saveur au jeu. Vos choix ont un réel impact et cela vous pousse à vraiment réfléchir à vos actions. Bref, on se répète, mais rien qu’en se basant sur la base, on atteint une richesse de jeu assez énorme avec tant de paramètres à prendre en compte. Un vrai jeu de gestion dans le jeu. Et il fallait bien vous décrire le fonctionnement pour vous le démontrer (même si nous ne sommes pas rentrés dans les ultimes détails).
 

Yippi Kay Yay motherfucking alien

Tout ça, c’est bien joli, mais il faut bien se battre dans des parties « d’échecs avec des gros flingues », comme le décrit Jake Solomon, créateur du jeu. Mais avant de foncer tête baissée dans les combats, il faut passer par le Geoscape. C’est un hologramme de la planète Terre permettant de surveiller les activités extraterrestres comme dans UFO. Ce sera soit des enlèvements, soit un ovni repéré, soit une mission officielle. Dans le premier cas, il y aura 3 demandes d’aide pour repousser un enlèvement dans trois pays différents. Et là, il faudra choisir le bon pays selon son niveau de panique. Quand il y a un pays au bord de la panique et deux autres tranquilles, le choix est vite fait. Mais quand les trois pays sont au même niveau, c’est un sacré choix cornélien. Chaque offre vous permettra de gagner de l’argent, des scientifiques, des ingénieurs ou un soldat expérimenté. Une fois ce choix de la mort fait, il faut préparer les soldats avec les armes que vous avez développé, les armures que vous avez fabriqué ou les objets créés comme le médikit ou l’electroflux pour capturer les extraterrestres. Le nombre maximum de membres d’une escouade est de six soldats. Encore une fois, il faudra bien choisir le matos que vous embarquez. Bref, la stratégie commence dès la préparation sans pour autant rendre cette phase trop longue ou indigeste.
 

Les extraterrestres ne sont pas nos amis

Et là vous vous envolez fièrement vers le champ de bataille. Les combats se déroulent dans une bonne vieille vue isométrique; mais vous pouvez faire tourner la caméra sur différents angles autour du combat. Très pratique. Au début de l’affrontement, vous ne voyez pas grand chose du lieu où vous avez été parachuté. Il faut faire avancer les soldats pour voir le terrain et dénicher les extraterrestres. Il faut le faire avec prudence et patience. Si vous avancez trop un soldat et qu’il se retrouve à coté d’aliens, il risque de ne pas faire long feu. Une fois les aliens repérés, le combat commence. C’est du tour par tour. Vous avancez vos pio… euh, soldats, et ensuite les extraterrestres bougent. Vous avez deux actions possibles par soldat pour chaque tour. Vous pouvez le faire avancer et tirer, ou bien lui faire utiliser une compétence spéciale débloquée grâce aux promotions. Bien placée, comme la vigilance qui permet à un soldat de tirer quand un ennemi passe dans son champ de vision, elles peuvent être bigrement efficaces. Vous pouvez aussi sprinter. Vous irez plus loin mais à vos risques et périls puisque cela équivaut à deux actions. Les ennemis ayant les mêmes possibilités que vous, il y a de quoi faire des batailles prenantes et riches. Et le niveau de l’IA est au rendez-vous. Que ce soit dans les modes plus faciles pour les novices ou les plus difficiles pour les habitués, il y aura de quoi défier votre esprit stratégique. Et ça, ça fait vraiment plaisir. Le jeu propose d’ailleurs une grande variété d’ennemis. Du petit gris de base au monstre transformant les humains en zombies, en passant par des monstres volants ou des êtres aux pouvoirs psychiques puissants, il faudra toujours adapter sa stratégie. Enfin, il faudra penser à un nouvel élément : les décors sont destructibles. Vous pourrez alors vous retrouver à découvert assez vite. Les voitures et autres pompes à essence peuvent aussi exploser. Un ajout qui n’a l’air de rien mais qui change toute la donne. Pour calmer encore plus vos ardeurs guerrières, il est conseillé d'éviter de faire péter les extraterrestres. En effet, si vous les tuez de manière classique (au flingue quoi), le service de recherches pourra se servir des restes pour développer des nouveaux items. Mais si vous faites tout péter, ce sera plus dur. A noter que la prise en main est excellente. Surtout sur consoles où l’on aurait tendance à penser que le genre stratégie passe moins facilement. Les actions, que ce soit dans la base ou sur le champ de bataille, se font de manière intuitive. Malgré tout, la manette reste assez imprécise (notamment pour le déplacement des hommes) mais pas de quoi gâcher une expérience de jeu riche et intelligente. Au final, les combats durent entre 20 et 30 minutes.
 

L’art du massacre d’alien

Bon, comme on n’est pas des tendres, on va énumérer les quelques défauts du jeu. A commencer par les graphismes qui sont un peu datés. En vue isométrique de loin, cela ne se voit pas trop. Mais ça pique aux yeux lors des quelques cinématiques du jeu. Les personnages sont trop lisses. D’ailleurs, les lieux de combats pourront paraître assez peu variés. Entre la ville, les bois et les vaisseaux extraterrestres, on tourne assez vite en rond à ce niveau. Encore une fois, le gameplay aux petits oignons fait qu’on oublie assez vites ces défauts. Enfin, le jeu propose un mode multijoueur online. Vous devez préparer un escadron avec un nombre de points à dépenser. Vous pourrez aller au combat avec une équipe équilibrée ou une équipe avec un perso surpuissant et plein de troufions destinés à mourir. Ce sera le seul niveau de stratégie lors de ces préliminaires. Ensuite, le jeu reprend les règles de combat du mode solo. Cela pourrait prolonger l’expérience solo, mais comme ce dernier est long et plus riche que ce multijoueur (avec toute la partie gestion de base), ce mode en ligne est un peu obsolète. Le solo est d’ailleurs rejouable plutôt facilement.
 

Article rédigé par Neo , le

XCOM : Enemy Unknown est un must-play. Que vous soyez ou pas habitué de la série, vous ne pouvez que prendre votre pied à ce jeu. La partie de gestion de la base est passionnante avec les différents services (sciences, ingénierie…), les combats stratégiques sont parfaits et pas trop longs (30 minutes) et la difficulté est au rendez-vous. Le jeu a une durée de vie importante et une bonne rejouabilité. Les seuls (petits) défauts sont les graphismes datés et un multijoueur assez fade à côté du solo.

Points positifs

  • La gestion de la base
  • Les combats stratégiques prenants
  • Une grande variété d'ennemis
  • Des tonnes de paramètres à prendre en compte
  • Une bonne rejouabilité
  • Une durée de vie importante

Points négatifs

  • Des graphismes datés
  • Un multijoueur quasi invisible à côté du solo

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