Test : Shoot Many Robots

Shoot Many Robots - PC

Genre : Run and Gun

Date de sortie : 14 mars 2012

Autrefois genre foisonnant ayant trouvé ses lettres de noblesse sur arcade avec des franchises comme Contra ou encore Metal Slug, les run and gun sont aujourd'hui une espèce en voie de disparition. Shoot Many Robots de Demiurge Studios se faufile donc dans cette brèche béante via les plateformes de téléchargements pour nous proposer une expérience proche de l'indécrottable Metal Slug : une ambiance un peu fofolle, des ennemis en pagaille et des guns, beaucoup beaucoup de guns.

 
 
A première vue, Shoot Many Robots a tout d'un jeu à l'univers délirant. Son pitch a d'ailleurs de quoi faire sourire. Le joueur incarne un genre de redneck américain bien beauf qui se balade en camping-car à travers le pays afin de se venger des responsables de la destruction de sa chère voiture : de vils robots pas beaux et méchants. On n'en saura pas beaucoup plus sur le pourquoi de la présence de ces derniers dans le paysage mais ce qui est certain, c'est que les bougres se révèlent bien vénères et méchamment haineux envers l'espèce humaine. En détruisant la caisse de Chuck (on va l'appeler comme ça tiens), ils s'en sont toutefois pris au mauvais gars. Le jacky est prêt à en découdre. Il sort de ce fait son plus bel arsenal, des tenues bien badass (ou pas), des bières régénératrices et ses balloches pour en foutre plein la gueule à ces maudits robots.
 

Finesse quand tu nous tiens

Tout comme son héros, on ne ne peut pas dire que le gameplay de Shoot Many Robots respire la finesse. On avance dans les niveaux en tirant comme un bourrin sur les hordes de machines qui foncent droit sur nous. Les ennemis sont d'ailleurs réellement légion et l'on a parfois du mal à savoir ce qu'il se passe sur l'écran. C'est d'autant plus énervant que les commandes se révèlent parfois imprécises. Il est assez difficile d'avancer tout en visant en même temps, le stick gauche servant pour les deux manœuvres. Il se révèle tout à fait possible de s'arrêter pour toucher une cible en particulier mais cela rendra Chuck vulnérable face au flot presque ininterrompu d'automates. Le mieux reste de courir, tirer, courir, tirer et parfois utiliser son arme de soutien contre les ennemis les plus coriaces. Au début, il sera même davantage pratique de donner des coups de poings, ces derniers enlevant quasi autant que le gun de base, retournant les adversaires et permettant de renvoyer certains projectiles à la figure de quelques ennemis coriaces. Une méthode toutefois vite obsolète devant la quantité d'armes que l'on pourra se procurer par la suite.
 

Du contenu foisonnant

S'il est un élément que l'on se doit saluer dans SMR, c'est bien sa générosité. Le titre nous donne accès à un inventaire bien fourni d'armes et d'équipements qui se débloquent au fur et à mesure que l'on gagne des niveaux (61 au total). On pourra donc manier des armes principales à chargeur illimité comme des fusils mitrailleurs ou autres shotguns mais aussi des armes lourdes et plus fantaisistes comme des lance-roquettes (ouais bon ça c'est pas très fantaisistes) ou des fusils gelant. Pour débloquer tous ces pétoires, il faudra ramasser les écrous lâchés par les robots dans les différents niveaux. Ces boulons donneront également la possibilité d'acheter d'autres équipements comme des sacs à dos, des pantalons ou encore des chapeaux. Il sera même possible, en sortant quelques deniers supplémentaires, d'acheter certains de ceux-ci. Toutes ces belles choses améliorent les stats du joueur et donnent une identité au personnage. L'apparence de l'avatar prend une importance capitale dans les parties multijoueur (ou pas, c'était juste pour introduire avec brio le mode multi). Jouable à quatre, SMR propose de pousser le foutoire général encore plus loin en multipliant les joueurs et les ennemis à l'écran. On y comprend pas grand chose mais l'on rigole quand même un peu. C'est pas prise de tête, ça se laisse jouer, c'est beauf. C'est Shoot Many Robots quoi.
 

Ça cell-shade a donf

La première chose qui capte l'oeil quand l'on voit SMR pour la première fois, c'est sa proximité graphique avec l'excellent Borderlands. Le cell-shading mais aussi le monde apocalyptique que traverse le protagoniste font réellement penser au soft de Gearbox. N'est toutefois pas Borderlands qui veut car les ressemblances s'arrêtent là. Les décors manquent cruellement de variété et de détails, ce qui rend le titre un peu fade. On traverse des genres de fermes ou encore des mines envahies par des ecto-tonnes de robots et pis c'est marre. Ces derniers font également les frais du manque d'inspiration des créateurs de chez. Le bestiaire n'est que très peu fourni, ce qui laisse un sentiment de lassitude à l'expérience. C'est dommage car le titre aurait clairement pu marquer des points grâce à ça. Côté animation, malgré le bordel ambiant, le tout reste relativement solide avec quasi pas de ralentissements. Enfin, si la bande-son s'avère assez bonne avec des thèmes punchys, l'on est vite lassé par les bruitages de piètre qualité et les rots en veux-tu en voilà de Chuck et sa bande. Un peu de beaufitude OK, mais faut pas pousser mémé dans les orties quand même
 

Article rédigé par Le Cactus , le

En conclusion, Shoot Many Robots remplit partiellement son contrat. Si l'on peut être enthousiasmé par sa générosité et son graphisme aguicheur, il n'est malheureusement pas possible de rester indifférent aux errements du gameplay et son côté lourdingue. Trop imprécis, trop bordélique et trop pauvre en ce qui concerne les environnements, SMR nous laisse un arrière goût amère devant de si belles promesses. C'est dommage.

Points positifs

  • - Généreux dans son contenu
  • - Cell-shading plutôt réussi
  • - Humour présent ...

Points négatifs

  • - ... mais lourdingue
  • - Maniabilité trop imprécise
  • - Très souvent trop bordélique
  • - Pas très varié

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