Test : Defiance

Defiance - PC

Genre : Flingage d'aliens massivement multijoueurs

Date de sortie : 02 avril 2013

Genre
Flingage d'aliens massivement multijoueurs
Date de sortie
02 avril 2013 - France
Développé par
Trion Worlds
Edité par
Trion Worlds
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu en ligne
 Violence

La série étant désormais en cours de diffusion, il serait peut-être temps pour nous de vous livrer un test du jeu en bonne et due forme. Si vous avez déjà été fureter chez nos confrères, vous avez pu constater qu'ils n'ont pas franchement été tendre avec le titre de Trion Worlds. D'un côté, c'est totalement justifié, le titre étant bardé de défauts qui pourront se montrer rédhibitoires pour plus d'un joueur. Et pourtant, à Gamehope, on a accroché, sans trop comprendre pourquoi. En fait, Defiance est un peu comme le sale gosse de la famille. Il a beau dealer du crack, dilapider son fric chez des filles de joie, et nous rendre la vie impossible, on l'aime quand-même. Et lorsqu'on s'en prend à lui, on ne peut s'empêcher de le défendre, même si au fond, on sait qu'il n'a pas grand chose pour lui. C'est à peu près ce à quoi ressemble le test qui suit.

Test effectué à partir d'une version PC

 
 
Un des points forts du titre, une des raisons pour laquelle on accroche, c'est certainement son univers et l'ambiance qu'il installe. Il prend place plusieurs années après l'immigration, et non l'invasion, d'espèces aliens sur Terre, et les guerres qui en découlèrent. Ces dernières n'ont pas eu de réel vainqueur, les soldats des deux camps ayant finit par déserter leur poste pour protéger les civils, les principales victimes du conflit. Cette désertion à débuté à San Francisco, lors de la bataille de Fort Defiance. Les soldats ayant lancés le mouvement ont alors été élevés au rang de héros, et surnommés les « premiers défiants ». Mais cette paix a couté très cher. San Francisco a été rayée de la carte, tandis qu'une bonne partie de la planète a subit une terraformation, modifiant considérablement l'environnement.
 
 
C'est dans cet ouest américain, redevenu sauvage, où la loi est maintenue à l'ancienne, par des justiciers, que prend place le jeu de Trion Worlds. Il débute alors que la stratonef, un vaisseau hovercraft gigantesque, qui abritait l'expédition dont vous faites partie est abattue par un ennemi inconnu. Suite au crash, Karl Von Bach, votre patron, et accessoirement, un sacré connard, est porté disparu. Votre première tâche est donc de le retrouver. Ce qui s'avère vite être primordial vu que le bonhomme est en possession d'une archemère, un artefact qui, combiné avec les bons éléments, devient un arckatech, appareil capable de terraformer toute une planète en tuant beaucoup de monde au passage. La population ayant déjà été considérablement réduite durant les précédentes guerre, mieux vaut éviter un autre désastre.
 
 
Sans être follement originale, l'intrigue de la campagne solo se laisse agréablement suivre. Elle arrive a ménager un certain suspens, offrant son lot de révélations et de passage de bravoure. Et cela malgré bien des écueils venant plomber la narration. Si on passera vite fait sur la mollesse globale de la mise-en-scène, on va s'attarder un petit peu plus sur les dialogues. Ceux-ci donnent l'impression que plusieurs scénaristes ont écrit leur version d'une scène, qu'elles ont ensuite été passée au mixeur pour donner ce qu'on a dans le jeu. Parfois, lorsque deux personnages parlent, on croirait qu'ils n'ont pas la même conversation, l'ensemble n'ayant ni queue ni tête. Ce cas de figure extrême n'arrive qu'une ou deux fois dans toute la campagne, mais dans l'absolu, les dialogues sont très mal écris. De même que les personnages, qui sont au mieux caricaturaux. Et pourtant, on accroche.
 

Defiance, le projet qui dit oui au mariage pour tous.

Mais qu'en est-il pour les liens avec la série de Syfy ? Et bien pour l'instant, rien d'époustouflant. Mais on ne va pas enterrer cet aspect du projet tout de suite, la série venant tout juste de commencer. Avant la diffusion du pilote, on a eu droit a des « missions épisodiques », nous mettant en relation avec Joshua et Irisa Nolan, le duo de protagonistes de la série. Une apparition bien sympathique, même si la voix française de Grant Bowler est complètement à l'ouest, tout comme ses répliques, et que cela n'apporte rien aux intrigues développées dans les deux médias.
Après la diffusion du pilote, on s'attendait à avoir de nouvelles missions épisodiques, mais il n'en est rien. Au lieu de cela, on a droit à de nouvelles poursuites, sur lesquelles on reviendra plus tard, qui n'apportent rien à l'histoire, en plus de nous laisser de marbre. Mais le bilan n'est pas totalement noir non-plus. En effet, dans le scénario de la campagne solo, on en apprend davantage sur l'univers, notamment sur ce qui c'est passé durant la bataille de Fort Defiance, donnant aux joueurs des clés supplémentaires pour comprendre Joshua.
 
 
Pour ce qui est de la série elle-même, nous n'allons pas émettre de jugement définitif ici. Mais le pilote, plutôt sympathique au demeurant, prend le temps de présenter les différents personnages, ce qui est en soit une bonne chose. L'intrigue est quant-à-elle assez convenue, ne laissant que peu de place aux surprises. Cependant, l'ensemble est plutôt bien mené et a, de surcroît, le bon goût de ne pas trop se prendre au sérieux. Le casting est à la hauteur, et ça fait grave plaisir de revoir Julie Benz et Mia Kirshner. Dès le pilote, la série offre une variété intéressante de personnages, malgré le fait qu'on puisse voir quelques stéréotypes sous-jacents. On apprécie le fait que les scénaristes aient introduit une petite brochette d'enculés. À ce niveau là, Stahma Tarr est plutôt bien placée, cette dernière se montrant déjà aussi détestable et calculatrice que Cersei Lannister, la relation incestueuse en moins. Quoique sur ce dernier point, rien n'est gravé dans le marbre. Notez que le personnage est incarné par Jaime Murray, qu'on a déjà pu voir dans la saison 2 de Dexter. La brune qui mettait le feu partout, c'était elle.
Globalement, ce premier épisode est plutôt sympa, sans toutefois casser trois pattes à un canard. Cependant, sa conclusion ne présage rien de bon pour l'avenir du show de Syfy, qui semble bien parti pour souffrir du même syndrome que Terra Nova : devenir une banale série policière transposée dans un univers de science-fiction. Mais on attendra de voir la suite avant de se prononcer.
 

Règlement de comptes à San Francisco

Mais revenons au jeu, car c'est bel et bien lui qui nous intéresse ici. Si vous avez un tant soit peu le projet, vous savez déjà qu'il s'agit d'un MMOTPS à monde ouvert se déroulant dans la baie de San Francisco. A l'image de l'ambiance, rappelant les vieux westerns, qu'il y règne, le jeu propose un gameplay à l'ancienne, à quelques détails près. Oubliez donc le système de couverture, devenu la norme ces dernières années. Ici, on ne se planque pas derrière un mur en attendant que sa santé se régénère, on fait front. Cela étant dit, rien ne vous empêche de vous planquer comme une lopette si la situation devient critique. C'est une pratique que l'auteur de ces lignes maitrise à la perfection.
Le joueur a à sa disposition une variété d'armes intéressante, allant du simple pistolet au lance roquette, en passant par le fusil d'assaut ou de précision. Au rang des originalités, on a des armes bio-magnétiques, qui servent à la fois pour blesser les ennemis et soigner les alliés. Les contaminateurs sont pas mal non-plus, ces derniers faisant apparaître des parasites pustuleux sur le corps de la cible, causant une mort peu enviable. Tous ces jouets peuvent être améliorer via la pose de mods, chaque instrument de mort pouvant en recevoir jusqu'à 4. Ils peuvent augmenter la précision, réduire le recul, etc... Si la pose d'un mod n'est pas définitive en soit, il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant de se lancer, car le retrait de l'un d'eux coûte cher. Enfin, certaines armes sont dotées d'un effet élémentaire se déclenchant aléatoirement. Ces dernier sont varié, allant de la simple paralysie de la cible, à sa complète désintégration.
Dans l'absolue, les armes offrent des sensations correctes, et leur variété permet à tout-un-chacun d'y trouver son compte. Néanmoins, la balistique peu paraître un peu étrange par moment, si ce n'est pas complètement aberrante. Le problème concerne les fusils de précision, avec lesquels il peut être très compliquer d'atteindre une cible immobile, même si on la met au centre du viseur sans problème. Et cela sans doute à cause d'une caractéristique de l'arme en question : la dispersion. Le problème, c'est qu'à côté de ça, du même endroit, on touche la cible à coup sûr avec une mitrailleuse légère, arme bien moins précise. C'est tout bonnement incompréhensible.
 
 
Pour ce qui est des ennemis, on affrontera un échantillon assez varié d'humanoïdes. Nous avons pelle-mêle, des soldats humains brulés et rendus fous par les radiation, un gang mixte, composé d'humains et d'aliens, des humanoïdes qui ont été largement modifiés à grand renforts d'implants cybernétiques, et enfin, les restes d'une armée qui ne croit pas à la paix. Chacune de ces factions à ces propres objectifs. Et si elles ont quelques patterns en commun, elles ont toutes un ou plusieurs type d'unité propre, histoire d'assurer un minimum de variété. Mais on a aussi deux races « animales » : les messorans et les roboxydes. Les premiers sont des insectoïdes, clairement inspirés de Starship Troopers, alors que les second font partie d'une espèce totalement cybernétique, et dotée d'une conscience propre. Là encore, on retrouve quelques pattern en commun entre ces deux races.
Au niveau de l'I.A., c'est pas vraiment ça, mais là encore, il s'agit de livrer une expérience « à l'ancienne ». On se retrouve donc avec des hordes d'ennemis vous fonçant bêtement dessus la plupart du temps, mais pouvant tout de même esquiver nos d'un pas de côté, ou se planquer si ça devient trop dangereux. Et si c'est vous qui vous planquez, ils n'hésiteront pas à venir vous chercher, quitte à se faire tuer. Cette I.A. un peu stupide, couplée à l'impasse faite sur le système de couverture, donne des gunfights assez intense, voir carrément bourrin.
 
 
L'illustration parfaite de cet état de fait est sans conteste les retombées d'arches. Elles sont divisée en deux catégories : les mineures et les majeures. Les premières vous demanderont, soit de protéger un cristal en décimant des vagues d'ennemis successives, soit de le détruire tout en prenant garde à ne pas vous faire tuer par des ennemis, toujours plus puissants et nombreux au fur et à mesure que vous l'endommagez. Pour les secondes, c'est la même chose sur plusieurs cristaux répartis sur une zone de la map. Cependant, cela se termine ici par un boss gigantesque à occire. Une fois qu'on a « terminé » un cristal, le jeu nous donne l'emplacement du plus proche. Tous les joueurs présents se ruant dessus, ces courts intermèdes entre deux défouraillages intensifs donnent l'impression de faire partie d'une meute, procurant au passage, un bon kif. À la fin de chaque retombée, les joueurs sont récompensés, en expérience et matériaux, à hauteur de leur contribution. D'ailleurs un classement est affiché à cette occasion. Cette composante compétitive pousse les joueurs à prendre leur plus gros flingues, transformant ce qui pourrait être un simple gunfight en un véritable feu d'artifice.
 
 
Si la map n'est pas vraiment immense, la traverser à pied prend un temps fou. Heureusement, les équipes de Trion Worlds ont intégré des véhicules. N'espérez cependant pas pouvoir vous essayer au car-jacking, pratique qui connait un franc succès dans GTA depuis plus de 15 ans maintenant. Ici, lorsque vous faite l'acquisition d'un véhicule, il vous suffit d'appuyer sur une touche pour le faire apparaître devant vous, comme par magie. Les véhicules à notre disposition sont limités, certes, mais ils disposent tous de leu propre physique, même si celle-ci est parfois douteuse. Par exemple, il arrive assez souvent que votre véhicule s'arrête net à la réception d'un saut. C'est sûr que le titre n'ambitionne pas d'être une simulation, mais ce genre d’écueil fait toujours un peu tâche, d'autant plus leur conduite offre des sensations globalement satisfaisantes. Sachez enfin que trois type de véhicules peuvent être pilotés. Il y a les rouleurs, des quads très pratiques pour faire du tout-terrain, les routardes, des voitures à la Mad Max style (mention spéciale à la Dodge Challenger, redesignée pour l'occasion), plus rapides, mais moins agiles, et enfin, les cerbères, plus lents, mais blindés et armés.
 

Un jeu EGOcentrique

Passons maintenant au système d'évolution de votre personnage : l'Enviro-Gardien Online, appelé EGO par commodité. En jeu, ce système prend la forme d'un hologramme qui vous donnera certaines missions, ainsi que des conseils pour en venir à bout. Mais ce n'est là que la partie visible de l'iceberg. En effet, celui-ci vous permet également d'obtenir un pouvoir parmi les quatre disponibles. Le camouflage vous permet de devenir invisible un moment, à condition que vous n'attaquiez pas vos ennemis. La surcharge augmente de manière significative l'efficacité de vos armes, alors que le flash accroît votre vitesse de déplacement. Enfin, le leurre permet de détourner l'attention des ennemis. Notez qu'il est possible d'échanger sa place avec celle du leurre à tout moment.
 
 
Ces pouvoirs sont placés aux quatre coins d'une grille remplie sur laquelle sont réparties tout un tas d'atouts EGO, qui sont autant de bonus à débloquer. Pour ce faire, il y a deux conditions à remplir. Tout d'abord, il faut avoir un boost d'EGO disponible, ces derniers étant distribués à chaque level-up. Ensuite, il faut disposer d'une côte EGO assez élevée pour y avoir accès. Plus cette dernière est importante, plus vous pourrez équiper d'atouts (jusqu'à 9), plus vous aurez de layouts disponibles pour votre personnage (jusqu'à 5), et plus vous pourrez transporter d'objet dans votre inventaire. Vous l'aurez compris, avoir une côte EGO élevée facilite grandement la tâche dans le jeu, car même si les bonus passifs conférés par les atouts ne sont pas énormes, leur cumul peu donner un avantage déterminant.
 
 
Vous avez plusieurs moyens pour faire grimper votre côte EGO, à commencer par la complétion de certaines missions. Cependant, aucune indication n'étant là pour vous dire lesquelles sont concernées, vous passerez rapidement à la seconde solution : les poursuites. Ces dernières sont des séries de défis, pas plus de cinq ou six la plupart du temps, regroupés selon une thématique donnée. Terminez une poursuite vous octroiera une petite hausse de votre côte EGO. Terminez une série de poursuite, et vous obtiendrez un bonus déjà plus conséquent, avec parfois un petit bonus comme une nouvelle tenue par exemple. Ces défis sont nombreux, et ils vous occuperont un sacré nombre d'heures à eux seuls. Et le plus beau, c'est que ces poursuites concernent toutes les sections du jeu, vous poussant à toucher à tout.
 

Les 12 travaux du pillarche

Ce qui nous amène tout naturellement à parler du contenu du soft, en commençant par le solo. Si la campagne vous occupera déjà une grosse trentaine d'heures, elle ne constitue pas le seul pan du jeu
jouable en solo. En effet, cette campagne en complétée par une horde de missions annexes qui rallonge la durée de vie du soft d'une vingtaine d'heures environ. C'est bien simple, pour une mission principale achevée, c'est au moins trois missions annexes qui sont débloquées. Ajoutez à cela des défis répartis sur toute la map, et vous vous retrouverez bien occupé durant les prochains mois. Mais ce n'est pas tout, le jeu compte cinq factions qui vous donneront des contrats quotidiens, l'accomplissement de ces missions vous permettant de vous faire bien voir par ces dernières. Si bien qu'on final, elles vous permettront d'accéder à leur boutique qui contiennent des armes et objets uniques.
Le seul véritable problème avec les missions du mode solo, mis à part les dialogues, réside dans le fait que certaines d'entre elles sont manifestement prévues pour être jouées en coop. Ce n'est pas un défaut en soit, mais le fait est que rien ne vous le signale avant que vous ne la débutiez. Heureusement, les serveurs sont plutôt bien fréquentés, et la map n'est pas immense, ce qui fait qu'on trouve souvent une âme charitable qui passe dans le coin pour nous filer un coup de main. Mais dans le cas contraire, c'est la galère, la putain de grosse galère. On se retrouve face à des hordes d'ennemis qui nous dégomment en un clin d'oeil. C'est franchement frustrant, mais pas bloquant pour autant, la mort n'étant pas vraiment pénalisante dans le jeu. On est téléporté au point de réapparition le plus proche, délesté d'une somme qui devient très vite négligeable.
 
 
Alors bien sûr, le jeu comporte également une composante multijoueurs, dont une section coopération sympathique, permettant à quatre joueurs de parcourir une map dédiée. Et pour ne rien gâcher, ces dernières sont scénarisées. L'enjeu n'est pas forcément palpitant, mais cela enrichi encore un peu plus l'univers de Defiance. Par contre, n'espérez pas trouver quelques spécificités au niveau du gameplay, les équipes de Trion n'ayant pas fait d'effort particulier à ce niveau-là. Il s'agit surtout d'éliminer les ennemis que l'on croise jusqu'au boss final. C'est pas très engageant dis comme ça, mais l'ensemble est plutôt bien foutu, et se laisse jouer avec plaisir. Il y a relativement peu de maps pour le coop, mais elles sont variées et proposent un scénario qui leur est propre. Un mal pour un bien semble-t-il.
 
 
La partie compétitive du jeu est déjà plus problématique, et cela pour plusieurs raisons. La première réside d'abord dans son manque de contenu, deux modes de jeux et trois maps. On a du team deathmatch, qui a deux maps dédiées, et la guerre de l'ombre qui n'est autre qu'un mode capture de drapeaux à grande échelle opposant jusqu'à 128 joueurs sur la carte du mode solo. Ça fait peu, mais ce n'est pas tout, le faisant également preuve d'un manque flagrant d'équilibrage. Les joueurs gardant leur personnages, layouts et EGO, il y a de grandes disparités entre un joueur qui débarque, et celui qui a déjà plusieurs dizaines d'heures de jeu. Le second, ayant eu le temps de débloquer et optimiser nombre d'atouts EGO et de modder des armes qui étaient déjà bien supérieures à celles de base, part avec un avantage certain. Et c'est bien dommage, car les deux maps du team deathmatch sont bien pensées, regorgeant de petits recoins et passages cachés. Mais les problèmes suscités font qu'on se détourne très vite de ces modes de jeu là. Et c'est le mode guerre de l'ombre qui en pâtit le plus, le matchmaking prenant un temps fou pour cause d'absence de joueurs intéressés.
 

Il reste du boulot quand même

Techniquement, le jeu n'est pas vraiment au point non plus. En plus d'une modélisation tout juste correcte, le jeu souffre d'un clipping assez prononcé, et de bugs en tout genres. On a en effet pu voir des camions flottant dans les airs et, beaucoup plus gênant, on s'est retrouvé à plusieurs reprises dans l'impossibilité de terminer une mission à cause d'un script qui ne s'est pas déclenché. Pour un titre avec une grande ambition comme celui-ci, un tel manque de finition fait franchement tâche. Heureusement, la direction artistique rattrape un peu tout ça. La végétation terraformée est plutôt jolie et colorée, et le design de l'ensemble est plutôt agréable à l'oeil. Seule la ville de San Francisco pourra poser problème. Celle-ci ayant été totalement dévastée par une explosion durant la guerre, il ne reste de la ville que quelques ruines réparties dans une terre stérile. Du coup, on se retrouve dans un décor monochrome à base de marron. Si ce choix est parfaitement cohérent, il n'empêche que cette zone est franchement moche.
Enfin, on terminera en parlant de la musique, tout simplement excellente. À base d'électro, elle combine plusieurs influences, étant tour-à-tour plutôt symphonique ou plutôt rock. Ce qui offre une large palette de style, lui permettant de se renouveler agréablement tout en soutenant efficacement l'action.
 

Article rédigé par pattoune , le

Vous l'aurez compris, Defiance a son lot de tares. Une balistique parfois douteuse, un multi compétitif inintéressant et mal équilibré, des bugs à foison... Il serait très facile de s'arrêter là et de le démolir dans les normes en vigueur. Pourtant, il dispose aussi de qualités, certes plus rares, mais pas négligeables pour autant. Son univers, de même que l'histoire qu'il développe, arrivent à capter l'intérêt du joueur, et pourquoi pas, à l'accrocher. De même, le parti pris bourrin apporte son lot de satisfaction, comme quand on finit par éradiquer une horde de messorans à la mitrailleuse légère. Et en plus, le modèle économique adopté, à base de micro-transactions, est plutôt honnête, ne vous demandant pas de mettre la main au porte-feuille toute les cinq minutes. À cela, on ajoutera que, les joueurs répondant présents sur les serveurs, on peut s'attendre à un bon suivi de la part de Trion Worlds. D'ailleurs, les mises à jour arrivent déjà à un rythme régulier.
Il reste alors le projet Defiance dans sa globalité, et la narration croisée avec la série, une idée très intéressante en soit. Si les premiers ajouts, suite à la diffusion du pilote, sont décevants, on ne dénigrera pas cet aspect là. Après tout, l'intrigue de la série n'a pas vraiment commencée. Et puis dans l'absolu, ce n'est qu'à la fin de la première saison, quand on aura une vue d'ensemble, qu'on pourra juger de la pertinence de cette démarche.

Points positifs

  • L'univers
  • Le scénario
  • Le potentiel avec la série
  • Les retombées d'arches
  • Le modèle économique qui sait se faire oublier

Points négatifs

  • Techniquement pas au point
  • Pas mal de bugs
  • Multi-compétitif inintéressant et mal équilibré
  • Balistique parfois douteuse

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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