Preview : Warface

Genre : MMOFPS

Genre
MMOFPS
Développé par
Crytek Studios
Edité par
Trion Worlds
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

La présence de Crytek à cet E3 n'a échappé à personne, Crysis 3 ayant fait forte impression. Mais le troisième épisode de la saga phare du studio n'était pas le seul titre de leur catalogue présenté au salon. Warface était aussi de la partie.

 
 
Bien plus discret que le titre cité précédemment, Warface est un MMOFPS free-to-play édité par Trion Worlds et non Electronic Arts. Exploitant lui aussi le CryEngine 3, le titre est franchement beau et reste fluide à tout instant. Ceci étant dit, le cahier des charges imposait au développeur de faire un jeu accessible au plus grand nombre, et donc censé pouvoir tourner sur un grand nombre de machines. À ce titre, on nous a assuré que Warface peut tourner sur des machines vieilles de 4 à 5 ans, moyennant bien sûr quelques concessions dans les options graphiques. Quoiqu'il en soit, c'est un bel effort au niveau de l'optimisation qui a été fait. Et ceux qui ont tenté Crysis sur une machine un peu limite ne peuvent que le saluer.
 

Le multi tout puissant

Comme tout bon MMO, le titre de Crytek propose du PvE et du PvP, jouable respectivement jusqu'à 5 et 16 joueurs. Le titre propose quelques features intéressantes dans son gameplay comme la personnalisation des armes. Contrairement à ce qui se fait chez la concurrence, ici, elle s'effectue in-game et en temps réel. Concrètement, vous êtes en train jouer à un team deathmatch, et il y a un sniper qui vous pourrit la vie, et vous êtes dans l'incapacité de vous en approcher. Pas de panique. En appuyant sur une touche, votre avatar mettra son arme face à la caméra, les divers accessoires disponibles apparaissant alors à l'écran. De là, il ne vous restera plus qu'à cliquer sur ceux que vous désirez installer, comme une lunette ou un lance grenade par exemple. Vous pouvez maintenant faire la peau à ce bâtard. Cependant, l'utilisation de cette feature nécessite un minimum de prudence. Il serait dommage de se faire descendre alors qu'on est en train de poser un silencieux sur notre canon.
 
 
Il est également possible de faire des glissades pour passer rapidement sous certains obstacles mais aussi, et surtout, pour sortir de la ligne de tir de ses opposants. Dans les quelques parties qu'on a pu faire, une bonne utilisation de cet élément de gameplay permettait d'éviter les balles tout en se rapprochant de l'ennemi en lui tirant dessus. Bien utilisée, la glissade peut être particulièrement meurtrière. On a aussi la possibilité de grimper sur des éléments du décor, certains nécessitant l'aide d'un partenaire de jeu. On imagine aisément l'intérêt que cette option de gameplay a pour les snipers. Si certains éléments peuvent être escaladés, d'autre peuvent être poussés, ce qui est déjà plus rare dans un fps. Si on entrevoit aisément les possibilités que cela offre au niveau du travail en équipe, cette fonction semble en revanche plus anecdotique. Cette dernière n'ayant à aucun moment été utilisée en cours de partie.
 

Finalement assez classique

Concernant les modes de jeux, on a vu du classique. Certes c'est bien branlé, mais c'est classique. Les missions de coopération consistent à nettoyer des zones successives avec un mini-boss à la fin. Mais le plus dommageable reste que le mini-boss en question est toujours le même. Il s'agit du Heavy gunner, un mec en armure équipé d'une mitrailleuse « king size » surpuissante. Pour le tuer, il n'y a qu'une solution : tirer sur le pack d'énergie sur son dos. Evidemment, c'est plus facile à dire qu'à faire. Pour ce qui est du PvP, on a fait une partie de deathmatch. Rien à dire à ce niveau là, le titre fait le boulot. On a tout de même pu noter qu'il est possible de changer de classe après s'être fait tuer.
 
 
Les classes justement, elles sont au nombre de quatre : rifleman, medic, engineer et sniper. Là encore, on reste dans du classique, mais efficace. Le titre intègre un système d'expérience divisé en deux parties, chacune des deux parties recevant l'intégralité de vos points d'expérience. La première va à l'attribution de grades. Il s'agit en fait de votre niveau général. La seconde partie vous permet de débloquer des objets sélectionnés aléatoirement. Vous pouvez néanmoins choisir le type d'objet que vous souhaitez débloquer, le titre vous laissant le choix entre les catégories suivantes : armes, tenues et accessoires. Au sein de chaque catégorie, il y a trois types d'objets classés par classe : les normaux, les rares et les très rares. Bien entendu, vous avez bien plus de chance de tomber sur les premiers que sur les derniers. À côté de ça, vous avez bien sûr la boutique en ligne qui vous permet d'acheter ou de louer des objets avec la monnaie du jeu ou du vrai argent.
 

Article rédigé par pattoune , le

Plutôt bon dans sa réalisation et proposant de bonnes idées, Warface possède déjà d'indéniables qualités. Cependant, après y avoir joué, on a arrière goût amer de déjà joué. Le jeu reste sans doute encore trop classique. On peut bien espérer quelques changements d'ici sa sortie, mais le titre étant déjà exploité en Russie, c'est peu probable.

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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