Test : Football Manager 2013

Football Manager 2013 - PC

Genre : Management du ballon rond

Date de sortie : 02 novembre 2012

Genre
Management du ballon rond
Date de sortie
02 novembre 2012 - France
Développé par
Sports Interactive Ltd.
Edité par
Sega
Disponible sur
PC
PEGI
 Interdit aux moins de 3 ans

Ta nana pète un plomb parce que tu n’as pas su choisir entre Canal + et BeIn Sport et qu’elle déguste du foot à la pelle six jours sur sept ? La situation n’est pas prêt de s’arranger puisque Football Manager 2013 débarque et risque de t’occuper un bon paquet de temps, comme d’habitude. La bonne nouvelle, c’est que tu vas arrêter de squatter la TV et qu’elle pourra mater tranquillement l’intégrale de Scènes de Ménages.

Test effectué à partir d'une version PC

 
 
Comme chaque année depuis 240 ans maintenant, Sports Interactive débarque en cette fraiche période post-estivale avec la nouvelle mouture de sa série phare. Après une cuvée 2012 en demi-teinte, ce Football Manager 2013 était attendu par les Arsène Wenger en herbe de pied ferme. Comme d’hab’, on a hâte de prouver à tout le monde que NOUS, on est capables de gagner la Coupe du Monde avec la Tanzanie et, cerise sur le gâteau, qu’on peut même apprendre à Ménez à faire des passes. Bon allez, là j’abuse peut-être...
 

Vis ma vie de Domenech

La première bonne nouvelle pour cet opus est l’arrivée de “nouveaux” modes de jeu, permettant à la saga de devenir accessible à un public plus large. Tous ceux qui ont joué aux précédents épisodes le savent : FM, ça prend du temps, parfois trop même. Un mode Football Manager Classic fait donc son apparition, proposant une sorte de condensé de ce qui se fait de mieux dans le soft pour un plaisir plus immédiat et une implication moindre dans les parties. On choisit ainsi seulement trois championnats jouables, les entraînements sont nettement moins approfondis, on peut zapper toute la partie relation avec les médias, les causeries sautent également et les matchs peuvent être joués en instantané histoire de gagner pas mal de temps. De cette manière, on perd pas mal de choses intéressantes du jeu mais on ouvre tout de même la porte au père de famille qui n’a pas le temps de passer cinq heures par jour à choisir quel curseur bouger pour faire en sorte que Pastore bouge son ***** de ***** de ***** de cul sur un terrain. Ca reste sympathique. Notez toutefois qu’il est impossible de passer du mode Classic au mode Normal en cours de jeu.

Rayon nouveautés, on trouve également un mode Challenge proposant de relever des défis divers et variés. Prendre le contrôle d’une équipe en cours de saison et tenter d’aller chercher le titre avec une équipe de gamins, faire face du mieux possible aux innombrables blessures d’un club, etc. De quoi varier les plaisirs, d’autant que d’autres défis seront proposés en cours d’année par les développeurs. On apprécie l’idée plaisante que l’équipe proposée pour le challenge ne soit pas fixe, permettant aux plus courageux de recommencer cela sans véritable redondance. Enfin, un mode Face-à-Face propose à deux amis de faire s’affronter leurs équipes du mode Normal dans un match amical.
 

We are a football tribe

Le coeur du jeu reste malgré tout dans le mode classique, qui a bénéficié cette saison de nettes améliorations, même si cela peut ne pas se voir du premier coup d’oeil. La première se situe dans l’interface. A l’usage, on se rend compte qu’un nombre important de détails ont été modifiés, rendant la navigation bien plus fluide, l’information bien plus claire, le jeu bien meilleur. Cela se retrouve notamment sur la fiche d’un joueur, entièrement repensée. Les différents blocs permettant de voir d’un coup d’oeil les points importants sont entièrement paramétrables et il est tout à fait possible de faire disparaître des infos qu’on ne trouve pas fondamentales pour mettre en avant un point crucial à nos yeux. Niveau visuel, les développeurs nous promettaient également des matchs 3D de bien meilleure qualité, mais ce point n’a pas vraiment été respecté. On note une légère amélioration du rendu, des angles de caméra supplémentaires, mais rien qui ne viennent vraiment révolutionner les rencontres. En revanche, on apprécie les quelques petits ajustement permettant de bien mieux évoluer sur le terrain durant les matchs, des modifs qu’il est possible sans avoir à mettre le jeu en pause.

Il n’y a pas qu’à ce niveau que des changements ont été effectués. L’une des principales nouveauté de ce Football Manager 2013 a été l’apparition de nouveaux postes, comme le Directeur Sportif permettant à Leonardo de trouver du taff au PSG même virtuellement. Des responsables kiné ou responsables du recrutement viennent par ailleurs chapeauter vos équipes dans ces domaines, afin d’alléger la tâche des plus fainéants. Et c’est vrai que ça sera parfois nécessaire, surtout lorsque l’on sait que certains autres points ont encore été approfondis. On pense notamment à l’entrainement, bien plus pointu qu’auparavant pour ceux qui souhaitent s’y impliquer. Il faut maintenant agir bien plus en fonction du calendrier et veiller à ne pas surcharger les joueurs lors des semaines les plus lourdes, privilégier la tactique au physique, etc. C’était certes déjà disponible dans une moindre mesure par le passé, mais cette mouture 2013 pousse le bouchon un peu plus loin.

Comme dit plus haut, une foule de détails ont été modifiés ou ajoutés. On pourrait citer en vrac l’incorporation de la prise en charge du système fiscal du pays dans les transferts, ajoutant des difficultés pour faire signer un joueur dans un club au taux d’imposition trop fort. Dans un autre ordre d’idée, le lien qui unit un joueur à ses personnes préférés est désormais indiqué et on saura s’il s’agit d’un membre de la famille, d’un ancien coéquipier, etc. Mis à part cela, de nombreux autres points ont été ajoutés ici et là, rendant tous la navigation plus appréciable et fasiant du jeu un soft toujours meilleur.
 

Article rédigé par Mac Fly , le

D’une manière générale, Football Manager 2013 pousse donc encore un peu plus loin le concept initial de la série. Grâce à de subtils ajustements ici et là, le titre gagne encore en profondeur et les amateurs du genre seront aux anges. A noter que l’arrivée d’un mode allégé ouvre également la porte aux néophytes qui pourront découvrir la série sans être noyé sous un flot trop conséquent d’informations et de paramètres à gérer. Une excellente initiative de la part des développeurs. Ne reste peut-être qu’à développer des aspects plus extra-sportifs dans les prochaines moutures pour rendre le soft toujours plus complet. En tout cas, on a déjà de quoi se faire plaisir pendant un long, très long moment, une fois encore.

Points positifs

  • Le mode Classic, moins chronophage
  • La personnalisation des menus
  • L’entrainement plus approfondi

Points négatifs

  • Le moteur 3D quasi inchangé
  • Les relations presses toujours limitées

Commentaires