Test : Dark Souls II

Dark Souls II - PC

Genre : Action/Jeu de rôle

Date de sortie : 25 avril 2014

Genre
Action/Jeu de rôle
Date de sortie
25 avril 2014 - France
Développé par
From Software Inc.
Edité par
Bandai Namco Entertainment
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Boutique
Steam
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans
 Violence

Nous y voilà. Après plus de deux ans d’attente, on peut enfin mettre les mains sur Dark Souls 2. Alors oui le rédacteur de ces lignes est coupable ! Coupable d’être un fan invétéré de la licence. Mais ce dernier est également un fervent protecteur de dame éthique et va s’efforcer de vous proposer un test des plus objectif possible.

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
Nous avons pu tester Dark Souls 2 à plusieurs reprises dans différents salons de jeux vidéo ainsi qu'avec la bêta fermée quelques mois auparavant. Chaque prise en main était un réel plaisir. Il fut jouissif de pouvoir fouler de nouveau le sol de l’univers dark fantasy qu’est celui de la série des Souls. Avec tout ce que cela implique comme le désespoir, la mort, la frustration et un dégoût grandissant à l'encontre de vos géniteurs.
 

Comment ça il est pas dur mon jeu ?!

Lorsque l'on prend Dark Souls 2 en main, la première chose qui frappe est la similarité avec son prédécesseur. Est ce un DLC ? Un Dark Souls 1.5 comme certains aiment se l'entendre dire ? Alors oui, l'inventaire ressemble beaucoup à celui du premier opus, oui la maniabilité est sensiblement la même et évidemment que le jeu est toujours aussi cruel avec le joueur, ou devrais-je dire exigeant. Mais des nouveautés ont fait leur apparition. On peut maintenant se téléporter d’un feu à l’autre, si l’on meurt on perd un certain pourcentage de notre total de vie à la Demon's Souls, les sets de mouvements du personnage, selon l’arme, ont changé par rapport au premier poussant l’habitué à réapprendre à jouer, et il existe encore plein d’autres changements que nous verrons plus loin.
Mais prenons quelques minutes pour réfléchir. Finalement, que demandons-nous à un Dark Souls ? On lui demande du challenge et pour cet épisode c’est un pari réussi car les développeurs ont mis au point un système de difficulté personnalisable, en quelque sorte. Chaque zone du jeu possède un numéro que l’on peut observer dans le menu de téléportation. Ce numéro est le niveau de difficulté de la zone. En brûlant quelque chose dans les feux de camps, toujours au centre de l’intrigue, on peut augmenter ce numéro et passer directement à un challenge équivalent à du New Game + . Les monstres qui maintenant ont un respawn en nombre limité reparaîtront, plus forts et avec des pattern d’attaque plus élaborés. Chacun peut donc jouer comme il le souhaite sachant que le niveau de base reste tout de même un challenge assez conséquent. Il est également possible de rejoindre un covenant, système de contrat qui existait déjà dans le 1, pour rendre le jeu plus difficile.
 

Père castor

Le scénario, contrairement à ce que beaucoup pensent, est une chose réellement importante dans les Souls car il permet de poser l'ambiance. Tout commence quand notre protagoniste vient de se faire affecter par une malédiction, la même que celle dans Dark Souls premier du nom, qui va vous pomper votre âme jusqu’à vous en faire oublier votre nom et vous transformer en un mort-vivant bestial ayant perdu toute humanité.
La seule chose que l’on sait est qu’il nous faut trouver le moyen de lever cette malédiction. Le jeu se passe dans le même univers que le premier opus mais sur une timeline différente. On ne sait pas si c'est le futur ou le passé, mais on reconnaîtra, parfois par le nom, parfois par l’apparence, certains lieux côtoyés lors de notre précédente aventure. Le procédé narratif est identique aux épisodes précédents, il est inexistant et vous ne pourrez comprendre ce qu’il se passe qu’en vous investissant dans le jeu et en cherchant à droite à gauche les indices qui vous permettront de mieux comprendre le monde dans lequel vous évoluez. C’est un procédé d'une efficacité redoutable si l'on n'a pas peur de s'investir, mais qui peut être rebutant pour le nouvel arrivant. Contrairement au premier épisode, ici l'attention se porte sur le processus de transformation des humains en Hollow.
 

La douleureuh peut êtreuh une sourceuh de plaisireuh

Un Souls doit aussi avoir une maniabilité particulière. On doit ressentir le poids de l’armure et des armes que l’on manie. On doit aussi comprendre quel set de mouvements correspond à quelle arme et savoir l'apprivoiser. Sans cela impossible de parvenir au bout du jeu qui est, non pas difficile comme beaucoup disent mais plutôt exigeant. Rappelons que dans une situation donnée n’importe quel monstre peut vous tuer rapidement si vous faites une erreur, la pression et la tension sont de ce fait omniprésentes et ne vous lâcheront jamais. La progression ne se fait donc pas seulement par les niveaux que votre personnage gagne mais également sur vous-même et votre skill. Il n’est pas rare d’entendre lors d’une soirée mondaine quelqu’un expliquer : “ Je n’ai pas pu jouer pendant un mois et quand j’ai voulu reprendre impossible de progresser, je n’arrêtais pas de mourir “ Car Dark Souls ce n’est pas comme le vélo, ça s’oublie avec le temps. Et on se sent très con.
 

Seul un âne tombe deux fois dans le même trou

Que l’on aime ou pas, cette formule marche. Et quiconque se fait happer par l’univers d’un Souls a du mal à en ressortir indemne. Toutes vos émotions seront mises à contribution et vous allez passer de la joie à la tristesse, des larmes à l’euphorie, de la frustration à la catharsis.
Par exemple, dans Dark Souls 2 il n’y a pas de musiques, ou très peu. Les seules que vous entendrez seront soit dans un Safe Spot et seront discrètes, soit contre les boss et seront là pour vous mettre encore plus la pression sur un combat déjà pas facile à l’origine. Oui, les combats de boss sont difficiles, mais sont aussi épiques. Et la musique ne fait que renforcer cette impression. Lors de ces phases le jeu utilise des mécaniques old school bien rodées. A un boss donné existe un pattern qu’il vous faudra apprendre pour pouvoir réussir à vaincre. Vous allez donc mourir et mourir en boucle pour apprendre. Et une fois victorieux c’est un sentiment de satisfaction extrême que vous ressentirez. C’est ce sentiment d’accomplissement qui est le leitmotiv des développeurs lorsqu'ils créent un Souls. Ils veulent que le joueur puisse le ressentir après avoir sué tout ce qu’il pouvait. Ajoutez à cela le système d’âmes que vous obtenez en tuant des ennemis mais que vous perdrez si vous mourrez. Dans le cas d'une mort, il vous est possible de récupérer vos âmes mais si vous mourrez une seconde fois alors vous les perdrez à jamais. Les âmes est ce qui vous permet de monter en niveau et donc de gagner des points de compétence pour renforcer vos statistiques, mais aussi la monnaie dans le jeu pour acheter de l’équipement. Vous comprendrez qu'il est préférable d’éviter la mort.
 

Bad boy

Dark souls 2 n'est pas exempt de défauts. Le plus grave étant l'IA des adversaires qui est régulièrement à la traîne et qui fait un peu office de Uncanny Valley, ce qui est dommage pour un jeu qui mise sur l'immersion. Il n'est pas rare, par exemple, de voir un monstre se bloquer dans des escaliers alors qu'il tentait de vous atteindre pour vous faire un bisou.
Si le jeu est une merveille pour son design artistique, il est à la traîne techniquement ce qui est d'autant plus visible avec le récent passage à la génération suivante de console.
Autre petit défaut, peut-être que ce second opus manque de charisme au niveau de ses boss qui sont dans l'ensemble plus faciles. Je n'ai pas retrouvé les sensations d'un combat tel que celui nous opposant à Smough et Ornstein du premier opus.
 

Article rédigé par Wildchoc , le

Dark Souls 2 remplit son contrat de digne suite. Il propose une nouvelle aventure et permet aussi bien aux fans de la série de retrouver les sensations d'antan, qu'aux petits nouveaux de s'essayer à un jeu un poil plus accessible que ses prédécesseurs. Du coup, vous n'avez plus aucune excuse de ne pas y jouer.

Points positifs

  • L'ambiance
  • Le challenge
  • La frustration

Points négatifs

  • La frustration
  • L'IA à la traîne

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

32 ans | Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

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