Test : Call of Duty : Black Ops II - Revolution

Call of Duty : Black Ops II - Revolution - PC

Genre : DLC de COD : BO II

Date de sortie : 28 février 2013

Genre
DLC de COD : BO II
Date de sortie
28 février 2013 - France
Développé par
Treyarch
Edité par
Activision
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Steam
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Jeu en ligne
 Violence

On l’avait prédit au moins quatre ans à l’avance : Black Ops II, aussi bon soit-il, ne pourra s’empêcher de nous décevoir en nous balançant une vague de DLC excessive. Et si, pour une fois, Activision avait décidé de changer la donne ? Que ce serait fantastique. On croise les doigts pour ne pas trop se faire pigeonner !

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
De toute manière, bon contenu ou pas, Activision n’a pas peur des critiques. Fort d’un public totalement fidélisé, prêt à se dévouer corps et âme pour acquérir le nouveau pack de cartes trop tendance que si tu l’as pas t’es le boloss de la 4°2, l’éditeur américain dispose d’une branche marketing extrêmement performante. Et c’est tout à son honneur ! Seulement voilà, après plusieurs contenus additionnels souvent en demi-teinte avec les précédents opus, on aimerait, justement, une révolution. Autant le dire d’emblée, ce nouveau pack de 15 € (oh, wait) ne mérite pas son nom mais s’avère plus dense qu’à l’habituel.
 

Faisons la paix, pas la guerre

Comme à l’accoutumée, ce DLC vient se greffer au multijoueur afin d’en agrandir encore et toujours le contenu : quatre nouvelles cartes sont donc comprises. Des environnements jouables en multijoueur classique que nous n’allons pas tarder à vous détailler. Plutôt bien foutues dans leur ensemble, la plus singulière d’entre elles se nomme Hydro et vous place sur un barrage. La particularité est qu’à plusieurs moments de la partie, l’eau qui circule dans certains endroits de la map se voit balayer tout sur son passage afin de se précipiter dans le vide. Ainsi, une sorte de compte à rebours se déclenche et vous avez quelques temps pour déguerpir avant de vous faire emporter par les flots et propulser dans un gigantesque ravin. Plutôt sympa et, en dépit d’une architecture somme toute classique, cette interaction avec le décor a le mérite d’être innovante dans la série.
 
 
La carte Downhill, elle, se veut plutôt être le vilain petit canard du groupe. Ressemblant comme deux gouttes d’eau à celle de MW3, on atterrit dans un monde enneigé – la différence avec Modern Warfare est qu’il s’agit ici d’une station de ski et pas d’une base militaire, eeet, eeet, eeet c’est tout. Certes, retrouver les saveurs glaciales des montagnes est rafraîchissant, mais rien ne vaut vraiment le détour. Tout le contraire de la map Grind, résolument tout droit sortie d’un Tony Hawk et plaçant le lieu de bataille au beau milieu d’un terrain de skate de fou furieux. Si le principe peut paraître étrange pour un Call of Duty, force est de constater que la recette fonctionne : entre les dizaines de rampes mesquines, formant des sortes de vagues bétonnées, se cachent campeurs et soldats furtifs prêts à tout pour débusquer une nouvelle cachette et vous dézinguer par surprise. Et comme la taille de la map est suffisamment restreinte, cela empêche tout problème de sniper/campouze caché à l’autre bout du terrain. Une petite réussite dont le cadre est appréciable. Enfin, la dernière carte, Mirage, met l’accent sur la coopération. Des ruines d’hôtels et de mezzanines ensablées vous accueillent pour des parties plutôt stressantes étant donné que vous n’êtes que rarement à l’abri. Souvent en terrain découvert, au beau milieu de balcons pris d’assaut par vos ennemis, vous devrez mener une tactique d’équipe pour vous en sortir. Évidemment, si vous jouez en solo, la règle reste la même : faire parler vos réflexes. Au final, ces quatre maps sont globalement réussies et suffisamment variées et originales pour que l’on s’y intéresse de plus près. Mais bon, quatre cartes, ça reste trop peu, et on ne pourra jamais changer d’avis là-dessus.
 

Tout compte fait, la guerre c’est pas si mal

En plus des quatre nouveaux endroits pour le multijoueur, Treyarch a fourni dans ce Revolution une toute nouvelle arme : le peacekeeper. Fusil d’assaut polyvalent, à la cadence de tir élevée, aux dégâts appréciables et au design futuriste, l’arme se veut nouvelle et pourtant déjà vue. Oui, c’est cool, ça a un nom stylé, mais ça reste une pétoire comme tant d’autres… Quitte à rajouter des armes, autant en mettre des plus originales et surtout, en plus grand nombre.
 
 
Mais le plus gros de ce DLC réside sans aucun doute dans la partie « Zombie », autre élément de Black Ops II monstrueusement fun. Après l’excellent mode TranZit, Treyarch a ici inclu une toute nouvelle carte spécialement dédiée aux morts-vivants : Die Rise. Sous ce doux nom se cache en fait un immeuble totalement dévasté, sur lequel vous démarrerez votre partie, tout en haut, sur le toit. Le principe reste le même : résister au plus grand nombre de vagues possible en s’aventurant dans le niveau et en accomplissant les divers objectifs optionnels. Ainsi, on s’enfoncera dans les tréfonds de la tour découvrant des étages de plus en plus farfelus (bars, restaurants chinois, cuisines macabres, cages d’ascenseurs, le tout à la sauce zombie). Et il y a de quoi faire ! Remettre le courant, acheter des armes, débloquer des endroits, collecter des éléments cachés pour construire des items (mention spéciale au Sliquificateur, sorte d’arme alien délirante) et, bien sûr, dézinguer encore et toujours plus de morts-vivants… De petits nouveaux s’ajoutent même à la liste, et s’avèrent sacrément coriaces lorsqu’ils sont en grand nombre. Bref, une bonne surprise que ce Die Rise, et même si son contenu s’avère bien moindre que le TranZit originel, il a le don d’apporter une dose conséquente de fraîcheur. Cool.
 
 
On terminera finalement sur un tout nouveau mode de jeu, nommé Infection. Ici, préparez-vous à stresser et à triper comme jamais ! Pour la première fois dans la série, il vous est possible, sur l'une des cartes du mode Zombie, d’incarner un zombie, un vrai, tandis que l’un de vos potes sera un soldat normal. Votre but, le choper et l’infecter afin d’inverser les rôles. Délires assurés ! Alors que l’un profite d’un arsenal évoluant au fil des kills qu’il effectue, l’autre se démène comme un taré dans son corps de zombie en sprintant à mort et en voyant l’ennemi à travers le mur. Bien souvent, c’est du one-shot : l’intensité est donc à son maximum et inutile de vous nier qu’entre potes, ça le fait carrément ! Le seul bémol provient du fait que ce mode n’est finalement pas très varié. Seulement deux possibilités (jeu d’armes inversé ou fusil à pompe) et hop, c’est tout. Mais pour le fun qu’il nous a provoqué, aussi éphémère qu’il soit, on ne peut qu’avouer que cela est très, très sympa.

Article rédigé par Naxi , le

Mission réussie plus qu’à l’habitude avec ce Revolution, attendu au tournant. Proposant des éléments rafraîchissants, funs et variés, pour une fois, on est presque tentés de vous dire un grand OUI. Seulement voilà, 14€49, ça reste cher pour cinq cartes, une arme et un mode de jeu, mais cela, Activision n’y changera sans doute jamais rien. Ainsi, on peut vous affirmer que vous prendrez votre pied à coup sûr, même si le tout reste un peu trop cher pour ce qu’il est.

Points positifs

  • Die Rise : complet et fun
  • Le mode Infection : vraiment trippant !
  • Trois maps rafraîchissantes

Points négatifs

  • La map Downhill pompée sur celle de MW3
  • Une seule arme de plus, et c'est pas un truc de geudin non plus
  • Le mode Infection, vite lassant
  • 6 petits ajouts virtuels, 15 € : da fuck ?

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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