Test : Pro Evolution Soccer 2014

Pro Evolution Soccer 2014 - PC

Genre : Football

Date de sortie : 19 septembre 2013

Genre
Football
Date de sortie
19 septembre 2013 - France
Développé par
Konami
Edité par
Konami
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Boutique

Chaque année, c’est la même rengaine. Alors que les différents championnats de foot reprennent leurs droits et que le soleil tend à disparaître dehors, on troque petit à petit les crampons pour les manettes, histoire de pouvoir taper la balle en restant bien au chaud. C’est cette période que choisissent PES et FIFA pour débarquer dans les étals. Cette année encore, on nous annonce que cette fois, c’est la bonne, et que la série de Konami va enfin retrouver ses lettres de noblesse et faire jeu égal avec EA Sports. De beaux discours. Se vérifient-il manette en mains ?

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
C’est parti, je lance la galette dans ma PlayStation 3. Les potes sont là, on a pris les devants en commandant les pizzas avant de se lancer dans un match, histoire de ne pas perdre de temps. Pour les bières, on a été obligés de les mettre au congélo pour les refroidir rapidos, Benoit qui devait les ramener est arrivé à la bourre, ce con. On attendra la mi-temps avant de boire un coup, tant pis.
 

Stage assistant base de données (H/F)

Tout commence par le choix de son équipe préférée, parmi un nombre assez conséquent de championnats auxquels viennent se greffer, sous licence, les championnats argentins et chiliens. Super. En revanche, on peut toujours se gratter pour avoir les véritables licences de certains championnats majeurs et ça, ça fait clairement tâche sur le C.V. En voulant choisir Manchester City comme équipe favorite, je remarque ainsi avec grand plaisir qu’on a, cette année encore, la chance de pouvoir jouer avec Man Blue. Et qu’à vrai dire, seul Manchester United a droit à sa licence sous PES. Incroyable… Dans le même ordre d’idées, au moment de choisir mon joueur préféré dans l’équipe, je remarque que les transferts ne sont toujours pas à jour dans un PES, en 2013. Si certains sont là, d’autres, comme Negredo, sont toujours aux abonnés absents alors que la transfert a été officialisé le 17 juillet. Sérieusement, il n’y a pas un foutu stagiaire qui passe son temps à boire des cafés en lisant SoFoot ou L’Equipe qui pourrait s’occuper de ça ? Bien entendu, patchs et mises à jour seront de la partie prochainement, comme toujours, mais ça la fout mal d’entrée de jeu. La licence officielle de la Ligue des Champions est toujours là et sauve un peu ce qui peut encore l’être à ce niveau, par chance.

Heureusement, une fois sur le terrain, ça va quand même beaucoup mieux. Le premier constat est que l’utilisation du Fox Engine, le nouveau moteur du jeu - qui sera également utilisé pour Metal Gear Solid V - est de très bonne facture et capable de magnifiques rendus. Les plus grandes stars sont magnifiquement modélisées, au sourcil près. En revanche, problème : les joueurs un peu moins sous les projecteurs sont tout simplement méconnaissables et taillés à la serpe. Et encore, quand on jette un oeil à la modélisation de Lavezzi dans le jeu, on se demande quels joueurs méritent véritablement un traitement de faveur. C’est extrêmement dommage, énervant, car on voit que les développeurs sont capables de choses de grande qualité. La modélisation du reste du jeu est en revanche de très bonne facture. Les stades - seulement 18 sont de la partie - sont très bien modélisés et vivants. On retrouve des supports gonflés à bloc, des tifos, des chants : une très grosse ambiance. On pourra reprocher le fait que les arènes soient systématiquement complètes, même lors de matchs peu intéressants, mais ce serait clairement chipoter. En revanche, ce qui est un peu plus gênant, c’est l’optimisation du rendu du Fox Engine lors des ralentis, des célébrations, ou tout autre moment où plus de trois, quatre joueurs doivent être affichés simultanément. Le framerate morfle méchamment et les saccades présentes sont clairement indignes d’une console censée être maîtrisée impeccablement car en fin de génération…
 

Un pas en avant, un pas en arrière

Côté gameplay, il y a encore une fois du mieux pour la majorité des points. Les animations ont bénéficié d’un soin supplémentaire et sont beaucoup plus naturelles que par le passé même si on reste encore très loin de la fluiditité d’un FIFA, à mon sens. Les courses des joueurs ont été retravaillées et sont désormais beaucoup plus réalistes, avec une accélération progressive et plus de types qui partent directement à 100 km/h. Les transversales, centres et le jeu aérien dans l’ensemble sont également un gros point fort du titre, et on prend toujours autant son pied à balancer de grands changements d’ailes pour aérer le jeu. PES 2014 fait d’ailleurs une fois encore la part belle à des actions posées dans lesquelles il faudra être patient. Faire tourner la balle devient primordial avant de lancer une flèche depuis les ailes. En revanche, un problème apparaît : les appels automatiques des joueurs sont toujours aussi merdiques, quand ils ne sont pas inexistants ! Ça ne part pas au bon moment, la course n’est pas toujours bonne… En bref, c’est très laborieux, et il faudra bien souvent passer des heures dans les paramètres pour avoir un semblant de mouvement, ou lancer des appels manuels. Pas franchement idéal… La physique globale du jeu a également été améliorée, et le temps des joueurs fantômes qui se traversaient est révolu. Cela s’accompagne de quelques soucis, avec des collisions de joueurs qui ont tendance à trop souvent vouloir courir à deux vers la balle, ou à des attaquants qui disposent d’une protection de balle trop impressionnante. Le pressing à deux sera quasi obligatoire, les attaquants remportant quasi systématiquement les un contre un.

Si certains soucis ont été résolus, on regrette que d’autres problèmes récurrents n’aient toujours pas trouvé de solution dans cette mouture 2014. Les gardiens sont toujours aussi maladroits sur certaines frappes lointaines, et il n’est pas rare de les voir se louper alors qu’une balle passe juste à côté de leur tête, par exemple. Le problème aura tendance à disparaitre un peu en contrôlant le gardien en manuel, mais tout de même… Autre problème : les fameuses passes piquées au-dessous de la défense avec L1 + Triangle sont toujours très (trop) efficaces et viennent souvent saboter des matchs, surtout avec des défenseurs qui peinent à anticiper les trajectoires sur les appels en profondeur.
 

Darren, could you please SHUT THE FUCK UP ?!

A côté de cela, les développeurs ont inclu un nouveau système, baptisé Heart, que l’on peut qualifier aussi de Douzième Homme, et une évolution du moral des joueurs en plein match. Un système un chouilla abusé d’ailleurs, notamment sur les coups de pied arrêtés qui deviennent tous de véritables penaltys en pleine confiance. D’ailleurs, si quelqu’un peut signaler à Konami que foutre une mire sur les coups francs est une idée de merde, ce serait rendre un fier service à tout le monde... Un petit mot rapide avec le duo de commentateurs : si Grégoire Margotton est au top, on a une envie malsaine d’assassiner la version vidéoludique de Darren Tullet, absolument immonde dans ses commentaires. Dommage, car on adore clairement le bonhomme en dehors de ça.

Du côté des modes de jeu, rien de nouveau à signaler. On retrouve les grands classiques, avec notamment une Ligue des Masters qui peine clairement à se renouveler et gavée de temps de chargement ultra longs (à l’image du reste du jeu, qu’on vous conseille d’installer sur le disque dur de la console pour les réduire de moitité, grosso modo). Gros point noir également côté Plan de jeu, avec une gestion des effectifs en glisser/déposer qui réussit le défi impressionnant d’être encore moins fluide et pratique que dans FIFA. Chapeau.
 

Article rédigé par Mac Fly , le

Vous l’aurez compris, ce PES 2014 est une fois de plus une déception pour les fans de football. La mise en place du Fox Engine ne résout pas les problèmes, la faute à une modélisation inégale des joueurs. Couplée à une absence de licences toujours gênante, le réalisme et l’immersion en prennent immanquablement un coup. Malgré tout, le gameplay bénéficie de quelques améliorations notables et on prend plaisir à jouer une fois la balle au pied. Bien évidemment, tout n’est pas encore parfait, mais en mettant beaucoup plus de coeur à l’ouvrage, Konami a vraiment les moyens de revenir sur le devant de la scène. En bossant un maximum la forme et en peaufinant le fond encore un peu, PES peut redevenir le géant qu’il était par le passé. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Points positifs

  • Le jeu aérien excellent
  • La licence de la Ligue des Champions
  • Le jeu posé nécessaire pour lancer les actions

Points négatifs

  • Toujours le manque de licences
  • Une modélisation inégale des joueurs
  • Des appels en bois de la part des joueurs
  • Les gardiens en mousse
  • LA FERME, DARREN !

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