Test : X Rebirth

X Rebirth - PC

Genre : Exploration spatiale

Date de sortie : 15 novembre 2013

Genre
Exploration spatiale
Date de sortie
15 novembre 2013 - France
Développé par
Egosoft
Edité par
Deep Silver
Disponible sur
PC
Modes de distribution
Boutique
Steam
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les aficionados de simulateurs spatiaux n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent depuis quelques années. Mis à part un Strike Suit Zero fort sympathique en ce début d'année, aucun titre méritant notre attention n'est sorti ces derniers temps. Alors quand X Rebirth se pointe, avec son monde ouvert et ses promesses de liberté, forcément, on se jette dessus.

Test effectué à partir d'une version PC

 
 
Le titre d'Egosoft propose deux modes de jeu, le mode libre, qui nous lâche dans l'univers sans aucun autre but que l'exploration et la prospérité, et la campagne. Cette dernière nous met dans la peau de Ren Otani, un jeune capitaine aventureux qui vient de mettre la main sur la Fierté d'Albion, un vieux vaisseau de guerre ayant connu son heure de gloire des années auparavant. Aujourd'hui réduit à l'état d'épave ambulante, il nous permettra tout de même de venir en aide à une jeune femme qui, en plus de devenir notre second, va nous entraîner dans un conflit galactique opposant la Corporation Plutarch, qui fait la loi dans ce coin de la galaxie, aux rebelles du Cœur d'Albion.
L'histoire qui nous est narrée ici ne vole pas forcément très haut, mais elle se laisse suivre sans déplaisir. De toute façon, elle n'est là que pour nous apprendre les différentes mécaniques de gameplay. Et c'est vraiment pas du luxe.
 

Pépé, le putois beau gosse

Et la première chose à apprendre est bien entendu le maniement de votre nouveau coucou, rebaptisé le Sconse d'Albion vu son état de délabrement avancé. Rien de bien exceptionnel à ce niveau-là, si ce n'est que le maniement au pad est étonnamment convaincant, à défaut d'être optimal. Ce qui n'est encore qu'un faucon Millénium du pauvre peut être amélioré pour devenir un vrai foudre de guerre, et ainsi retrouver sa gloire d’antan. Armes, moteurs, et boucliers sont bien sûr interchangeables, pour peu que vous en ayez les moyens. Mais vous avez aussi la possibilité d'engager du personnel pour différentes tâches. Par exemple, il sera utile d'avoir un ingénieur à bord pour effectuer des réparations de base en cas de besoin. Encore faut-il qu'il ait le matos adéquat à sa disposition, soit un drone de réparation. Vous pouvez équiper votre vaisseau de plusieurs appareils de ce type, ces derniers ayant diverses utilités. Ils peuvent servir à effectuer des réparations, hacker des systèmes informatiques, ou encore à combattre à vos côtés.
A tout cela s'ajoutent encore les différents systèmes informatiques et le scanner que l'on peut optimiser. Bref, les possibilités sont nombreuses et bien foutues, vous permettant d'adapter la machine à votre style de jeu.
 

Un univers en place

Durant vos pérégrinations, vous rencontrerez diverses factions, chacune ayant une spécialité. Ces dernières pourront se comporter de différentes manières avec vous, suivant votre taux d'affinité avec elles. Ce dernier varie en fonction de vos actions à leur égard. Protégez un vaisseau de bandits, et la faction associée vous en remerciera. Si au contraire vous l'attaquez, elle appréciera beaucoup moins. À vous de voir si vous voulez vivre en paix avec vos congénères ou si, au contraire, vous préférez semer le chaos et la désolation sur votre passage. Mais sachez que se mettre tout l'univers à dos n'est pas forcément une bonne idée.
Le monde de X Rebirth est divisé en secteurs, eux-mêmes divisés en zones. L'espace étant pour le moins vaste, des autoroutes spatiales permettent de rallier ces zones plus rapidement, permettant à votre vaisseau d'atteindre une vitesse bien plus élevée que d'habitude. Mais bien sûr, vous avez toujours la possibilité d'explorer la galaxie à l'ancienne. Et si vous optez pour cette dernière option, nous vous souhaitons bien du courage.
 
 
Dans les différentes zones que vous visiterez, vous trouverez souvent des stations, dans lesquelles il sera possible d'amarrer. Ce faisant, vous pourrez descendre de votre vaisseau pour aller la visiter. Vous pourrez alors commercer avec les PNJ rencontrés ou les embaucher. Qu'il s'agisse d'un officier de défense, d'un commandant, ou d'un architecte, vous aurez forcément besoin d'engager du personnel, que ce soit pour monter votre flotte ou construire votre propre station. Malheureusement, en dehors du commerce et de l'embauche, les interactions avec les PNJ sont très limitées, et n'ont que peu d'intérêt. Notons tout de même qu'il est possible de demander à n'importe qui l'emplacement d'un certain type de PNJ. Ce qui, l'air de rien, est très pratique lorsqu'on recherche à revendre un objet spécifique, ou à embaucher un type de personnel en particulier.
Pour terminer sur les stations, il est dommage de constater qu'elles se ressemblent toutes, en plus d'être assez moches. La direction artistique pêche énormément à ce niveau-là. Ce qui tranche nettement avec les décors spatiaux qui sont, quant à eux, sublimes.
 

Chef d'entreprise intergalactique

Vous avez donc la possibilité de mener différentes carrières, qu'elles soient commerciales ou militaires. Dans tous les cas, vous aurez besoin du matériel et du personnel adéquat, que vous trouverez dans les stations. En effet, partir en quête d'astéroïdes à forer ne servira à rien si vous n'avez pas un vaisseau adapté et un capitaine pour le manœuvrer. De plus, votre navire de l'espace devra être équipé de drones miniers qui se chargeront de rapatrier le minerai. De même, pour construire une station, il vous faudra un vaisseau de construction, le commandant qui va avec, et un architecte, auxquels il faudra ajouter les ressources nécessaires à la construction de la base. Bien entendu, il ne s'agit là que du minimum requis. Vos vaisseaux n'étant pas à l'abri d'être attaqués, il sera également nécessaire de leur donner les moyens de se défendre, en les équipant de drones d'attaque et en embauchant un officier de défense pour manier les tourelles.
L'investissement de base est conséquent. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'une fois celui-ci effectué, les procédures peuvent être automatisées si le joueur le désire. En effet, il est possible d'envoyer les vaisseaux en mission seuls, dans la plupart des cas. Pas besoin de partir à l'autre bout de la galaxie pour livrer des ressources, un de vos commandant pourra le faire à votre place. Il suffira de le contacter depuis votre vaisseau et de lui en donner l'ordre. Pour les plus débrouillards, l'argent finira par rentrer tout seul ou presque. Seulement, pour y parvenir, il faudra passer par une interface franchement austère et pas toujours très lisible.
 

Article rédigé par pattoune , le

D'une manière générale, X Rebirth accuse ses sept années de développement. Visuellement daté, proposant un gameplay parfois vieillot, et buggé, il n'est pourtant pas dénué de charme. La liberté qu'il offre est sans égale, et le plaisir ressenti en explorant la galaxie à bord de notre vieille ruine spatiale est bien réel. C'est vrai qu'il a une sale gueule et qu'il peut être difficile à appréhender à cause de son interface. Mais ceux qui feront l'effort de passer outre les défauts de X Rebirth ne le regretteront pas. D'autant plus que le titre bénéficie d'un bon suivi de la part d'EgoSoft qui compte bien peaufiner son jeu.

Points positifs

  • La liberté d'action
  • L'espace, c'est bô
  • Les nombreuses possibilités
  • Le suivi d'Egosoft

Points négatifs

  • Visuellement daté
  • Les stations spatiales franchement moches et qui se ressemblent toutes
  • Une interface austère et pas toujours très lisible
  • Certaines mécaniques un peu vieillottes

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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