Test : Loadout

Loadout - PC

Genre : TPS bad-ass

Date de sortie : 31 janvier 2014

Genre
TPS bad-ass
Date de sortie
31 janvier 2014 - France
31 janvier 2014 - USA
Développé par
Edge of Reality
Edité par
Edge of Reality
Disponible sur
PC
Modes de distribution
Steam
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Grossièreté de langage
 Violence

L'univers des jeux indépendants ne donne pas naissance qu'à des titres artis, retros ou contemplatifs, il arrive aussi régulièrement que des titres issus de cette scène soient... Comment dire ? Il leur arrive de n'être ni artis, ni retros, ni contemplatifs, un peu comme Loadout en fait. Et si vous trouvez que cette introduction n'a pas de sens, vous n'avez certainement pas tort. Raison de plus pour arrêter les frais ici et passer à la suite du test sans plus tarder.

Test effectué à partir d'une version PC

 
 
En quelques mots, Loadout se résumerait ainsi : c'est un TPS massivement multijoueurs à l'esthétique cartoon évoquant fortement Team Fortress 2. Voilà qui donne déjà une bonne idée de ce à quoi on peut s'attendre avec le titre d'Edge of Reality. Mais il serait dommage de s'arrêter là, tant le jeu regorge de petites idées rendant l’ensemble bien fun. Et la première, celle qui donne le ton et sa charte graphique à Loadout, c'est qu'il ne se prend pas au sérieux une seule seconde. Ici, nos avatars sont des ersatz de Rambo, ou de la soeur de Scooter dans Borderlands 2. D'ailleurs, la modélisation légèrement typée SD leur confère un petit côté accros aux stéroïdes totalement raccord.
 

Voici venu le temps des rires et des chants. C'est l’île aux enfants...

Soyez prévenus, Loadout est un jeu violent, très violent même. Le titre atteint un tel degré de gore que cela en devient même drôle. Le choix de la vue à la troisième personne n'est pas innocent, permettant au joueur d'apprécier cette violence comme il se doit. En effet, chaque impact de balle portera atteinte à l'intégrité physique de votre avatar. Ici, se prendre une balle dans la tête ne signifie pas la mort, mais seulement l'explosion de celle-ci. Ainsi, vous pourrez poursuivre le combat avec ce qu'il reste de votre cerveau en guise de tête. Mais là où cette violence atteint son paroxysme, c'est lorsque vous mourrez. Le titre regorge d'animations gores et souvent bien drôles. Vous aurez souvent l'occasion de voir vos jambes continuer leur course toutes seules, comme des grandes, ou de voir votre avatar lâcher un ultime doigt d'honneur, comme le putain de gros bad-ass qu'il est.
 

Un flingue pour les éparpiller tous

Le titre ne propose qu'une seule et unique arme. C'est peu, mais il y a un twist : celle-ci est entièrement personnalisable. Crosse, châssis, canon, lunettes, chargeur et munitions sont autant de pièces que vous pouvez changer. Si bien que vous pouvez en faire un fusil d'assaut ou un lance-roquettes, selon votre envie du moment. Ce sont donc plusieurs centaines de possibilités qui s'offrent ainsi à vous. En plus des classiques du genre, vous aurez la possibilité de vous confectionner des armes plus fantaisistes, comme un canon à seringues, pour soigner ou booster vos coéquipiers, ou un canon laser pour carboniser vos adversaires. Et la cerise sur le cheesecake, c'est que le titre nous demande de nommer notre fusil. Les vieux de la vieille se la joueront sans doute à la Full Metal Jacket, en lui donnant un nom féminin. Mais vous pouvez laisser libre cours à votre imagination avec un « éparpilleur » ou un « viens là que je te biffle ».
 

It's time to kick ass and chew bubble-gum...

En termes de modes de jeu, Loadout alterne entre classicisme et originalité. Dans le genre classique, nous retrouvons de la capture de drapeaux et du team deathmatch. Cependant, le deuxième intègre une petite subtilité, étant donné qu'il faudra confirmer les frags de votre équipe en ramassant l'objet lâché par votre victime afin qu'il soit comptabilisé. Il est également possible de contester un point en lootant l'un de vos alliés. Le mode extraction demande à chaque équipe de défendre un joueur qui a pour mission de récolter les fragments d'uraniums éparpillés sur la map. Et enfin, le mode marteau piqueur consiste à subtiliser un marteau dans le camp adverse pour le ramener à sa base et marquer des points. Et si vous pouvez tuer des adversaires avec, sur le chemin du retour, cela vous rapportera des bonus de points. Attention cependant, car si l'équipe adverse est en possession de votre marteau, vous serez dans l'impossibilité d'engranger les points. La clé de la victoire réside donc ici en un subtil équilibre entre attaque et défense.
 

And I'm outta gum

Dans les faits, le jeu est nerveux, poussant les joueurs à rester toujours en mouvement et à sauter dans tous les sens. Car pour ce titre, Edge of Reality a fait fi de certains éléments de gameplay aujourd’hui devenus la norme dans ce genre de jeu, l'exemple le plus évident restant la santé. Celle-ci ne se régénère pas automatiquement. Pour se remettre en état, il ne reste donc que deux possibilités : soit il y a, dans votre équipe, une bonne âme qui se chargera de vous soigner, soit il faudra crapahuter dans tous les sens, en tentant de passer entre les balles, roquettes et autres rayons laser, en espérant trouver une trousse de soin. Autant vous dire que, dans ces conditions, le titre devient vite sportif. À la fin de chaque match, vous engrangerez de l'expérience (comme quoi le titre reste moderne) et des blutes, la monnaie du jeu. Celle-ci vous servira à acheter de nouvelles pièces pour vos armes ou améliorer celles que vous possédez déjà. Car ces dernières gagnent aussi de l'expérience quand vous les utilisez, ce qui permet d'améliorer leurs caractéristiques à chaque montée de niveau. Ce qui nous amène au gros problème du soft : le matchmaking. Celui-ci est totalement aux fraises, mettant des joueurs équipés d'armes de niveau 1 face à d'autres qui en ont une de niveau 10 ou supérieur. Cela est certainement dû à une fréquentation relativement faible des serveurs, même si on trouve assez rapidement des parties. Mais en l'état actuel des choses, beaucoup de parties ressemblent plus à des viols qu'à de véritables matchs, ce qui pourra en décourager beaucoup, malheureusement.
 

Article rédigé par pattoune , le

Si on devait résumer Loadout en une phrase, ce serait la suivante : « la finesse, c'est pour les tapettes », ou un truc du genre. Le jeu est speed, bourrin et doté d'un humour bien gore et bad-ass comme il faut. On pourra lui reprocher son contenu un peu light, mais son réel problème se situe au niveau du matchmaking, qui vous offrira quelques belles crises de nerfs. Ceci étant dit, au milieu des Call of Duty, Battlefield, Far Cry et consorts, qui ont tendance à se prendre un peu trop au sérieux, le titre d'Edge of Reality constitue une bouffée d'air frais très agréable, même si elle ne restera probablement pas dans les mémoires.

Points positifs

  • Ne se prend pas au sérieux une seule seconde
  • La customisation de l'arme
  • Un gameplay nerveux
  • Des micro-transactions tellement anecdotiques qu'on n'en a même pas parlé dans le test

Points négatifs

  • Un contenu un peu light
  • Un matchmaking à la ramasse
  • La customisation de l'avatar limitée

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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