Test : Stick It To The Man

Stick It To The Man - PC

Genre : Aventures barrées

Date de sortie : 13 décembre 2013

Genre
Aventures barrées
Date de sortie
13 décembre 2013 - France
Développé par
Zoink Games
Edité par
Riptide Games
Disponible sur
PC, PS3, PS4, PSVita, Wii U
Modes de distribution
Steam

Il n’y a pas que chez les blockbusters où l’on a droit aux mêmes ficelles éculées tout le temps. Le jeu indé, puisqu’il est à la mode, commence à voir certains développeurs ne pas trop se fouler et à se répéter (comme avec la prépondérance des pixels par exemple). Stick It To The Man en est le symptôme dans la catégorie : jeu bizarre qui se réclame trop bizarre.

Test effectué à partir d'une version PS4

 
 
Le brave Ray travaille tranquillement dans sa boite de testage de casques quand tout à coup un extraterrestre lui tombe dans la tête. Oui, dans la tête, puisqu’au réveil il se retrouvera avec une main rose qui lui sort du crâne et avec laquelle il peut lire dans les pensées et manipuler les objets tels des stickers qui peuvent être collés partout (même dans les pensées). Bien sûr, des individus louches vont pourchasser Ray pour s’approprier son pouvoir. Bref, Stick It To The Man raconte une histoire bizarre avec des personnages bizarres au physique bizarre dans un monde bizarre au design complétement bizarre… STOP. Ce jeu clame tellement qu’il est bizarre par tous les pores que ça en devient lassant et que ça contredit complètement l’effet voulu. S’il était un être humain, il dirait : « Je suis Bizarre. Dis, dis, t’as vu comment je suis Bizarre. Je vais te raconter une histoire Bizarre. Tu ne le trouves pas trop Bizarre le character design. » Au final, l’humour du jeu, qui est assez central puisque présent à chaque ligne de dialogue, s’en trouve gâché car on est blasé par cet univers qui ne se veut tellement pas normal qu’il crée une sorte d’anti-normal qui a le même effet qu’un univers normal : on n’a rien à en faire. Bien sûr, quelques blagues un peu méta sur les clichés du jeu vidéo marchent mais c’est relativement minoritaire.
 

Stickit Stickit Universe

Une fois cet état de fait posé, penchons sur le jeu en détails et donc sur le gameplay. On peut le qualifier de simple. Ce qui peut ne pas être un problème comme dans The Walking Dead où le gameplay simplifié est au service d’une histoire forte. Ici, pas d’histoire forte, juste une petite histoire sympa avec de l’humour (mais dilué dans la bizarrerie comme expliqué plus haut). Reste donc un gameplay simple qui devient vite ennuyeux. On se rapproche d’un Doki-Doki Universe : il faut apporter des objets à des personnes. Ici, c’est un peu plus élaboré, il arrive que l’on doive apporter des objets pour les combiner avec d’autres objets du décor. Magique. A cela s’ajoute la lecture des pensées qui permet de savoir quel objet amener à qui. Cela dit, on pourrait récupérer tous les autocollants et ensuite juste les essayer tous sur les emplacements prévus à cet effet (oui, il y a des emplacements histoire que l’on comprenne bien) sans que cela ne rallonge trop la durée de vie du jeu. Il y a aussi quelques phases d’« infiltration » où il faut éviter les gardes. Elles ne sont pas bien folichonnes et n’aident pas à combler la carence de gameplay de ce jeu. Bref, on s’ennuie aussi niveau gameplay. Enfin, parlons un peu de la direction artistique en elle-même. Les décors sont plutôt sympathiques avec leur effet décors en carton un peu bordéliques. Le gros problème, c’est le character design des personnages qui est juste moche. C’est volontaire, bien évidemment, mais cela ne rend pas le résultat beau ou appréciable. C’est juste un choix grandement discutable ne serait-ce que d’un point de vue esthétique.
 

Article rédigé par Neo , le

Ce Stick It To The Man passe tellement de temps à paraître bizarre et cool qu’il contredit ce qui pourrait être un propos intéressant et drôle. A trop se réclamer de quelque chose, on devient un peu lourd, un peu comme les hipsters qui se clament différents. Bref, on est blasés devant ce spectacle qui, en plus, ne propose pas de gameplay qui aurait pu contrebalancer ce défaut. On se retrouve à amener des stickers à des gens après avoir lu leurs pensées et on s’ennuie ferme. Ce ne sont pas les pseudo phases d’infiltration qui vont élever le niveau tellement elles sont basiques. Bref, on ne va pas regretter que le jeu se finisse en 5 heures (sauf ceux qui pourraient éventuellement aimer le jeu mais la rejouabilité du jeu est de 0).

Points positifs

  • Les décors en carton sont cools
  • Quelques blagues sympas et un peu méta

Points négatifs

  • Le jeu porte trop sa bizarrerie en étendard
  • Un gameplay trop simpliste et ennuyeux
  • Le character design horrible
  • Les phases "d'infiltration" inintéressantes
  • Court et sans rejouabilité

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