Test : Oddworld : New 'n' Tasty

Oddworld : New 'n' Tasty - PC

Genre : Plate-formes

Date de sortie : 25 février 2015

Genre
Plate-formes
Date de sortie
25 février 2015 - France
Développé par
Oddworld Inhabitants
Edité par
Just Add Water Developments
Disponible sur
PC, PS3, PS4, PSVita, Wii U, Xbox 360, Xbox One
Modes de distribution
Steam

Oddworld : L’odyssée d’Abe est un des gros hits de la PS One. Il a marqué les joueurs grâce à son game design aux petits oignons, son gameplay exigeant et son humour un tantinet régressif (on n’a jamais autant pété dans un jeu). Comme tout bon hit d’antan (on est plus tout jeune hein ?), il a droit à son remake HD. Alors, est-ce que ça vaut le coup de suivre Abe dans ses aventures ?

Test effectué à partir d'une version PS4

 
 
Oddworld : L’Odyssée d’Abe est sorti en 1997 sur PlayStation et PC et contait les aventures du Mudokon Abe. Il travaille dans l’usine de Rupture Farms dirigée avec une main de fer par Molluck le Gluckon. On y fabrique des tartes aux Paramites et des gâteaux aux Scrabs. Cependant, la pénurie guette et l’entreprise doit trouver un nouveau produit et Molluck a choisi les Mudokons comme ingrédient principal, ce qui va pousser Abe à s’échapper. Outre le fait que ce soit un pauvre type de réagir seulement quand sa vie est en danger, cela promet surtout une grande aventure anticapitaliste pour le joueur. Le remake suit d’ailleurs scrupuleusement la trame du jeu original, c’est pourquoi on va se pencher sur le jeu avant d’aborder les nouveautés de ce remake.
 

Le Mudokonpliqué

Oddworld est un jeu de plates-formes pur beurre, mais du genre assez ardu. Les ennemis vous tuent rapidement et les sauts doivent être millimétrés. Le tout avec un peu d’infiltration et de réflexion (avec des leviers et autres bombes ou alors la possibilité de posséder le corps des Sligs pour tuer des ennemis tranquillement) car foncer dans le tas n’est jamais recommandé puisque Abe est loin d’avoir l’agilité d’un Mario ou d’un Super Meat Boy. C’est là que l’on peut saluer les développeurs d’Oddworld Inhabitants, ils ont su créer une maniabilité un peu dure à prendre en main mais pas trop pour énerver. On s’y adapte très vite et le plaisir de réussir à passer les obstacles n’en est que plus grand. C’était la principale peur que l’on pouvait avoir avant de jouer au jeu et comme elle s’est envolée assez vite, on peut profiter du game design atrocement bien pensé où chaque obstacle n’est pas placé au hasard mais est bien là pour nous lancer un challenge gratifiant et jamais frustrant. Bref, c’est toujours un plaisir de parcourir les contrées d’Oddworld. D’autant plus qu’on sait maintenant que le jeu n’a pas vieilli dans ses mécaniques et que les joueurs d’aujourd’hui peuvent se lancer dans l’aventure (tout en sachant que ce ne sera pas facile).
 

Le monde bizarre

C’est d’autant plus un plaisir avec l’univers d’Oddworld qui est passionnant. Certes, dans ce jeu, l’histoire est ultra simple. Un élu va tout faire pour libérer son peuple : c’est du déjà-vu mille fois. Cependant, Oddworld est un vrai univers avec sa faune (les scrabs, les paramites), ses lieux mythiques (l’usine de Rupture farms, les temples…), ses personnages déjantés (Molluck, le grand visage…) et son humour à tout épreuve. Ce qui donne encore plus de charme, ce sont les interactions avec les autres personnages par le biais du gamespeak. Il est en effet possible, grâce à la croix directionnelle, de communiquer avec les autres personnages. Outre le pet qui fait rire tout le monde comme des idiots, cela sert vraiment dans le gameplay avec des codes à répéter aux bons personnages ou pour signaler aux autres de nous suivre pour les libérer. Cela apporte de la variété et rend cet univers encore plus tangible. On finira ce retour sur le jeu en précisant qu’il est possible de le finir une première fois en environ huit heures mais si c’est votre première fois, vous aurez surement droit à la mauvaise fin et aurez envie de finir le jeu comme il faut en sauvant tout les Mudokons. Ce qui devrait prolonger la durée de vie et même après cela, Oddworld reste l'un de ces jeux dans lequel on revient avec une joie certaine.
 

La nouvelle recette

Ici, nous avons donc droit à une version upgradée pour les consoles HD. Cependant, nous n’avons pas juste droit à une meilleure définition mais à une refonte visuelle complète du jeu et c’est la principale nouveauté de ce remake. Le jeu est donc en 2,5D absolument magnifique avec différents niveaux de profondeur où le joueur peut évoluer. De plus, les décors sont pleins de détails et cela rend magnifiquement bien sur les beaux écrans HD. De plus, le jeu est en scrolling horizontal, ce qui est bien plus judicieux que la présentation par tableaux du jeu original. Les cinématiques ont subi le même traitement, elles étaient déjà cool sur PSOne, elles sont magnifiques ici. C’est vraiment un plus de refaire le jeu avec ce visuel qui ne dénature en rien l’aventure originale mais le sublime. On regrettera juste d’avoir perdu la VF qui était très bonne sur le jeu d’origine. On se retrouve malheureusement avec des sous-titres qui sont quelques fois décalés. On notera aussi l’apparition de niveaux de difficulté. Je vois déjà les gardiens du temple rétro s’insurger « encore une casualisation d’un grand jeu ». Que nenni, le mode difficile propose directement la difficulté du jeu original. Un mode normal et facile viennent compléter le tableau et influent sur le comportement des ennemis (le temps de réaction et les dégâts qu’ils font). Il y a aussi une sauvegarde rapide qui permet de reprendre où l’on veut. Cela pourrait rendre le jeu plus facile mais l’utilisation est tout sauf obligatoire. Lors du test, nous ne nous en sommes jamais servi. Un peu de volonté fait l’affaire. Bref, ceux qui veulent juste profiter du jeu sans la difficulté le peuvent et les autres retrouvent le jeu d’antan et c’est tant mieux. Certains pourront regretter qu’il n’y ait pas d’autres bonus à part les trophées mais le jeu est tellement bon en l’état que ce serait cracher dans la soupe.
 

Article rédigé par Neo , le

On se retrouve donc avec la meilleure version du jeu et ce serait dommage de passer à côté, que vous ayez déjà fait le jeu ou non. La refonte visuelle est sublime tout en ne dénaturant pas l’ambiance géniale et bizarre du jeu. On retrouve le gameplay et le game design exigeant de l’époque et il n’a pas vieilli du tout. Vous ne verrez pas poindre la frustration du jeu. De plus, des niveaux de difficulté inférieurs sont proposés pour ceux qui ont vraiment peur d’être bloqués. Malgré le manque d’autres bonus, ce remake est une merveille que les fans de la saga et les autres se doivent de faire.

Points positifs

  • Des graphismes retravaillés magnifiques
  • L'esprit du jeu original préservé
  • Un gameplay exigeant mais pas trop frustrant...
  • ... mais il y a moyen de rendre le jeu facile pour ceux qui ont du mal
  • Bonne rejouabilité

Points négatifs

  • Disparition de la VF
  • Sous-titres VF un peu hasardeux
  • Pas de bonus

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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