Test : Assetto Corsa

Assetto Corsa - PC

Genre : Simulation participative

Date de sortie : 19 décembre 2014

Genre
Simulation participative
Date de sortie
19 décembre 2014 - France
Développé par
Kunos Simulazioni
Edité par
Kunos Simulazioni
Disponible sur
PC
Modes de distribution
Steam
Site officiel
Site officiel

Depuis un certain temps maintenant, Project C.A.R.S. monopolise la lumière des projecteurs, n’en laissant que très peu aux autres titres de sa catégorie. Si c’est compréhensible sur consoles, le titre de Slightly Mad Studios n’ayant pas de concurrents sérieux sur ces plateformes (et oui, Forza Motorsports 5 n’est pas un concurrent sérieux), c’est plus dommageable sur PC. En effet, un autre excellent jeu de course est sorti cette année sur ordinateur. Développé par les italiens de Kunos Simulazioni, Assetto Corsa n’a pas à rougir devant son concurrent anglais.

Test effectué à partir d'une version PC



Si Kunos Simulazioni a eu recours au financement participatif, tout comme Slightly Mad Studios l’a fait avec Project C.A.R.S., le studio italien a préféré une méthode plus classique : l'accès anticipé via Steam. Ce qui lui a permis de terminer son titre, pour notre plus grand plaisir. Seulement, la communauté qui s’est formée autour du soft, sans doute moins importante, s’est montrée bien moins active que celle de son concurrent. Kunos Simulazioni ne pouvait donc pas compter sur un Jonz pour alimenter le net en trailers vantant les qualités de son titre et amener de nouveaux joueurs à tenter l’expérience, impliquant un budget moindre pour le développement. Et, malheureusement, cela se ressent. Pas sur la qualité du titre en lui-même, mais sur son contenu. Si le jeu propose 37 voitures (ce qui est honnête), il ne dispose en contrepartie que de 16 circuits, en comptant toutes les variations. Ils ont beau avoir été reconstitués à partir de scans des pistes réelles, cela reste franchement faiblard par rapport à son concurrent cité plus haut. Heureusement, si la communauté n’a pas vraiment promu le titre, elle est, en revanche, très productive en matière de mods, proposant quantité de voitures et circuits complémentaires.
 

Someone to drive you home

 
Du côté de la conduite, Assetto Corsa se débrouille très bien tout seul. J’irai plus loin, en disant qu’il n’a de leçon à recevoir de personne, poussant le réalisme à l'extrême. Il est pourtant difficile de dire si il est vraiment plus réaliste que Project C.A.R.S., tant les performances des véhicules sont proches dans les deux jeux, d’un point de vue strictement mathématique. Mais une chose reste cependant indéniable : au niveau du ressenti, de la restitution des sensations de conduite, du travail des suspensions, du transfert de masse, Assetto Corsa a une bonne longueur d’avance. On ressent les moindres aspérités de la piste, et les vibreurs vous secouent comme un sac de patates. Le procédé employé pour la modélisation des pistes y est sans doute pour beaucoup, étant donné qu’il a permis aux développeurs d’atteindre un niveau de précision sans précédent. Le reste, c’est à leur expérience et leur talent que nous le devons. La physique du jeu est tout simplement impeccable. D’ailleurs, comme toute simulation de ce niveau, le titre peut se vanter d’être complet en terme de configuration de voiture, chaque modification ayant des répercussions directes sur son comportement.
 

Le mode carrière du pauvre


Le mode carrière n’a malheureusement pas bénéficié du même soin que la physique des véhicules. En effet, là où la concurrence s’échine à nous trouver une carotte pour nous pousser à jouer toujours plus, ou à nous immerger dans le monde de la course automobile, Assetto Corsa se contente du strict minimum. Tout ce que vous aurez dans le mode carrière, c’est une série d’épreuves sans réel lien entre elles. Tout le contenu du jeu étant débloqué dès le départ, un tel mode carrière n’a que peu d’intérêt. En fait, il donne surtout l’impression de s’adresser aux débutants qui souhaiteraient se faire la main en solo avant de se lancer dans le coeur du jeu : le multi.

 
Parlons du multijoueur, justement. Ce dernier est sans conteste le point fort du jeu, tant il est stable, sans oublier de proposer une expérience fluide. Les courses en ligne sont un vrai régal, pour peu que vous tombiez sur des joueurs de votre niveau. Le seul défaut de ce mode, et c’est là du pur chipotage, c’est son interface pas forcément très intuitive. Alors oui, tout (ou presque) est paramétrable, mais il vous faudra un certain temps pour vous familiariser avec l’ergonomie des menus, et la logique de leur conception. il en est d’ailleurs de même pour tous les menus du jeu, à l’exception peut-être des réglages. Mais ce n’est pas leur plus gros soucis. Le vrai problème des menus est qu’ils ne sont pas disponibles en français, mais seulement en anglais et italien. Ce qui rend le jeu beaucoup plus difficile à appréhender pour ceux qui ne comprennent pas ces langues. Surtout lorsqu’il s’agit des réglages.
 

De la belle carrosserie

Graphiquement, le jeu est tout à fait correct. Les circuits sont fidèlement reproduits, de même que les voitures. Cependant, il ne faut pas compter sur Assetto Corsa pour vous en mettre plein les mirettes, ce n’est pas son objectif. Ceci étant dit, il est nettement plus convaincant que la plupart de ses concurrents sur un point précis : les dégâts. Là où la plupart des jeux récents, Project C.A.R.S. en tête, privilégient le rendu des grosses collisions avec des débris qui partent dans tous les sens, le titre de Kunos Simulazioni s’attelle à modéliser les petites touchettes et autres effleurements. Ici, le moindre petit contact avec l'un de vos concurrents laissera une trace sur la carrosserie, augmentant encore plus le réalisme de la simulation. Et c’est bien vu, car ces petites touchettes sont beaucoup plus fréquentes que les gros crashs. Cependant, le titre fait d’énormes concessions sur les conditions météo et le cycle jour / nuit, ces derniers étant tout simplement absents.


Article rédigé par pattoune , le

Que retenir de cet Assetto Corsa au final ? Certes, son contenu de base est limité, de même que son mode carrière. Mais les sensations qu’il offre sont excellentes, les meilleures que l’on puisse avoir sur un jeu du genre, toutes plateformes confondues. Et c’est sans doute là l’essentiel. Car avec son multi solide et sa communauté de moddeurs très active, le titre de Kunos Simulazioni a de nombreuses heures de plaisir à vous offrir. Et finalement, c’est tout ce qui importe.

Points positifs

  • C'est actuellement le jeu qui offre les meilleures sensations de conduite
  • Une gestion des dégâts au poil
  • La précision de modélisation des pistes
  • Le multi solide
  • Les moddeurs, très actifs sur le jeu, ajoutant du contenu

Points négatifs

  • Un contenu de base limité (surtout pour les circuits)
  • Ne vous éblouira pas avec sa plastique
  • Pas de météo, ni de cycle jour / nuit
  • Menus pas toujours intuitifs, et seulement en anglais ou italien
  • Mode carrière réduit à sa plus simple expression

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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