Test : Shadow Warrior

Shadow Warrior - PC

Genre : Eviscération de démons

Date de sortie : 26 septembre 2013

Genre
Eviscération de démons
Date de sortie
26 septembre 2013 - France
Développé par
Flying Wild Hog
Edité par
Devolver Digital
Disponible sur
PC, PS4, Xbox One
Modes de distribution
Boutique
Steam
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Grossièreté de langage
 Peur
 Violence

Question FPS, cette génération de consoles nous donne déjà de quoi faire. Avec les Battlefield, Call of Duty et compagnie, nous avons déjà tous fait un véritable carnage virtuel. Ceci étant dit, ces titres ont tous le même défaut : ils sont trop sérieux. Heureusement, Flying Wild Hogs vient jouer les sales gosses avec Shadow Warrior. Et on aime ça.

Test effectué à partir d'une version Xbox One

 
 
Même s'il est relativement méconnu, Shadow Warrior ne vient pas de nulle part. Il s'agit en fait du remake d'un titre éponyme sorti en 1997, qui suivait la voie ouverte par un certain Duke Nukem 3D. Il est d'ailleurs issu du même studio, 3D Realms. L'itération 2014 se voulant dans le même esprit que son modèle, Flying Wild Hogs nous livre ici un jeu old-school bien sanglant et qui ne se prend pas au sérieux une seule seconde. Enfin, Shadow Warrior est massivement solo, ce qui devient rare de nos jours, à une époque où les jeux se veulent de plus en plus connectés.
 

Mr. deux millions de dollars

Le titre vous met dans la peau de Lo Wang, un gangster un peu geek sur les bords et aux goûts musicaux discutables. Vous travaillez pour un gros caïd du nom de Zilla. Et ce dernier vous a donné une mission : récupérer un katana antique. Malheureusement, le propriétaire de la relique ne se montre pas très coopératif, et la situation devient franchement tendue. Et dans le genre situation tendue, on fait difficilement mieux qu'une invasion de démons. Heureusement, ou pas d'ailleurs, vous trouverez un allié en la personne d'Hoji. Plus un esprit qu'une véritable personne, ce dernier squattera votre esprit, vous donnant quelques éclairages sur la situation.
Voilà pour le point de départ du scénario. Comme dit plus haut, Shadow Warrior ne se prend pas au sérieux. Il ne faut donc pas voir dans l'histoire autre chose qu'un prétexte pour découper du démon. D'un autre côté, c'est aussi le cas dans les autres titres cités en introduction. Mais ici, c'est totalement assumé, et ça fait une grosse différence.
 

Avec sa bite et son couteau

La principale singularité de Shadow Warrior est l'utilisation du katana. Loin d'être un simple gadget pour faire joli, cette arme est au centre du gameplay et du scénario. En effet, les munitions pour vos armes à feu étant très insuffisantes pour occire les démons que vous croiserez, le sabre deviendra vite votre meilleur ami. Qui plus est, même s'il est loin d'être aussi jouissif à utiliser que dans Metal Gear : Revengeance, découper des démons en morceaux reste une activité très plaisante. En plus des attaques de base, vous pourrez utiliser des techniques de Qi, que vous débloquerez et améliorerez au fil de l'aventure. Celles-ci sont vraiment efficaces et peuvent faire une réelle différence dans les situations délicates. Cependant, elles ont deux défauts majeurs. Tout d'abord, elles comportent toutes une phase où vous concentrez votre énergie spirituelle dans votre katana, et durant laquelle vous êtes sans défense. Ensuite, une utilisation répétée de ces techniques aura tendance à énerver les démons, et à les faire passer en un genre de mode berserker, ce qui les rend plus rapides, plus résistants et plus agressifs. Bref, il ne faudra pas abuser de ces attaques, aussi tentant que cela puisse être.
 

Un lance-roquettes, ça peut aider aussi

En plus du katana, vous aurez d'autres armes, que vous trouverez au fil de votre progression. Allant du revolver au lance-roquettes, l'arsenal mis à votre disposition est franchement classique, voire générique. Mais la possibilité de l'améliorer le rend un peu plus intéressant. Prenez le fusil à canon scié par exemple. Trafiquez ses munitions, et vous faites disparaître l'un de ses principaux défauts : le temps de rechargement. Vous avez également la possibilité de lui ajouter des canons, pour faire plus de dégâts entre deux ravitaillements. Et si le besoin de faire un gros carnage dans la seconde se fait sentir, vous pouvez même lui adjoindre un mode de tir alternatif permettant de tirer toutes vos cartouches instantanément. Toutes les armes peuvent subir le même traitement, avec des améliorations qui leur sont propres.
Mais Lo Wang aussi peut s'améliorer. Le bonhomme s'échinant à sauver le monde, il gagne en karma à chaque démon étripé. Et quand il en a assez, il est possible de débloquer des bonus passifs.
 

« Tuer des démons, c'est comme tuer des humains, mais sans le dilemme moral » Lo Wang

Techniquement parlant, le jeu n'est pas un foudre de guerre. Avec ses modèles 3D basiques et son clipping parfois prononcé, il n'impressionnera personne. Cependant, à côté de cela, il reste assez propre, tournant à 60 images par seconde de manière constante. Enfin presque, parce qu'il a tout de même un défaut qui, en 2014, est tout bonnement inacceptable. À chaque checkpoint, le jeu freeze pendant quelques secondes. Cela n'a peut être l'air de rien, mais cette lacune technique nous ramène au début de la génération précédente de consoles. Et voir ça sur Xbox One et PS4 est incompréhensible.
Pour le reste, la direction artistique oscille entre le franchement beau, et le franchement générique. Le level-design se veut relativement tortueux, même si le joueur est toujours guidé sur la bonne voie. Les niveaux regorgent de petites zones cachées, dont certaines reprennent les graphismes du jeu d'origine. La musique, même si elle est sympathique, n'évolue que très peu au fil de l'aventure, et finit par lasser. Enfin, pour finir sur une note positive, les niveaux regorgent d'easter eggs et de biscuits chinois contenant des prédictions souvent amusantes.
 

Article rédigé par pattoune , le

Shadow Warrior version 2014 ne restera certainement pas dans les annales. Ceci étant dit, cela n'a jamais été son ambition, cette dernière se limitant à défouler les joueurs tout en livrant une déclaration d'amour à un titre injustement méconnu. Et de ce point de vue là, le titre de Flying Wild Hogs fait un carton plein. Nous avons là un jeu fort sympathique, et c'est déjà pas mal.

Points positifs

  • Le sabre
  • Vif, nerveux, et fun
  • Ne se prend pas au sérieux
  • Nous arrache (très) souvent un petit rictus
  • Direction artistique parfois sublime
  • Une belle déclaration d'amour au jeu original

Points négatifs

  • Techniquement pas impressionnant
  • Un freeze à chaque checkpoint. Serieux !?
  • Arsenal générique (en dehors du sabre)
  • Pas de multi, ce qui rebutera les accros du jeu en ligne

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

34 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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