Test : Apotheon

Apotheon - PC

Genre : Baston contre les dieux

Date de sortie : 03 février 2015

Genre
Baston contre les dieux
Date de sortie
03 février 2015 - France
Développé par
Alien Trap
Edité par
Alien Trap
Disponible sur
PC, PS4
Modes de distribution
Steam
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans
 Drogue
 Violence

Quand on vous parle d’un jeu vidéo où le héros va tabasser du dieu grec par paquets de dix, on pense généralement à God of War. Cependant, ce n’est pas de la saga au chauve vénère que l’on va parler mais d’Apotheon, petit jeu indé à l’identité graphique très marquée et au gameplay assez particulier sous ses airs de beat’em all classique.

Test effectué à partir d'une version PS4

 
 
Nikandreos décide d’aller botter des fesses. Pas parce qu’il a failli s’étouffer avec un bretzel aujourd’hui, mais parce que les dieux ont décidé d’abandonner les humains à leur sort et qu’il est temps de mettre les pendules à l’heure. Bref, le scénario d’Apotheon n’est pas super génial même s’il respecte plutôt bien la mythologie grecque, et son côté soap opéra antique avec chaque dieu ayant sa personnalité comme Héra, en mode « Je hais mon mari, le roi des dieux ». Mais bon, si le jeu en lui-même est cool, cela peut le faire, non ?
 

On se bat pas contre Angela Merkel au moins ?

Comme la question rhétorique le laisse entendre de manière subtile, Apotheon ne convainc pas dans son gameplay. Le cœur du jeu est donc une sorte de beat’em all avec pas mal d’armes à trouver et qui sont assez variées (épées, lances, arcs, bombes, mines…). Pour ce qui est des épées et des lances, il faut bourriner la gâchette de la manette pour porter les coups. Ce qui n’est pas franchement passionnant. Et à ce niveau, les développeurs ont fait un choix : si le héros se fatigue un peu, il mettra un petit moment avant de lâcher un coup d’épée, et c’est assez frustrant. De plus, le jeu se repose sur une sorte de physique un peu ragdoll qui donne une impression très bizarre en combat. On peut d’ailleurs se faire projeter au loin. C’est original mais pas franchement adapté au jeu puisqu’on ne prend aucun plaisir à « manipuler » cette marionnette qu’est notre héros.
 

Apeuprèon

Cela pose de gros problèmes quand il faut viser avec l’arc ou les lances que l’on peut jeter. En effet, cette physique est assez approximative pour viser et cela pose problème surtout lors de multiples « énigmes » où il faut viser des interrupteurs pour progresser. On donnera la palme au moment où il faut des hachettes pour viser des interrupteurs de l’autre côté d’un mur car chaque objet réagit différemment quand on les lance et seules des hachettes sont utilisables ici. Problème : si on n’a pas de hachettes, on fait comment ? D’autant qu’on est allé voir un magasin proche qui ne vendait aucune hachette. Il a fallu donc errer dans les niveaux en espérant trouver assez de hachettes. Un game design qui laisse assez à désirer et qui revient souvent dans le jeu. De plus, les niveaux sont souvent assez bordéliques. Cela est d’ailleurs renforcé par le design de vase grec qui est quand même fort joli. On notera que le studio est allé au bout du trip puisque l’écran de jeu a aussi l’aspect poterie.
 

J’ai toujours préféré les kebabs, de toute façon

Niveau regrets, on notera aussi l’inventaire qui est assez peu pratique. Hors combat, ça va, mais dans le rush d’un affrontement c’est un réel sacerdoce de changer d’arme, ce qui peut arriver pour s’adapter aux différents ennemis qui nous attaquent. Tout cela est fort regrettable puisque le jeu est pour le reste assez classique avec des affrontements qui alternent avec des phases d’exploration/énigmes avec une construction de jeu à la Metroidvania. On compte aussi quelques quêtes annexes pour renforcer la durée de vie assez honorables de 7 heures en ligne droite, mais dans le même genre on préfèrera le fantasque Guacamelee. De plus, le jeu a pas mal de bugs. On s’est retrouvé enfermé dans un mur ou alors notre bateau, indispensable pour tuer le boss, a disparu à cause de la physique bizarroïde du jeu, sans compter de nombreux crashs. Enfin, le design fait que l’on a du mal à retrouver son personnage dans les affrontements puisque dans ce style là, il n’y a rien qui ressemble le plus à un soldat grec qu’un autre soldat grec. On finira par préciser que le jeu n’est pas traduit en français, ce qui est toujours regrettable.
 

Article rédigé par Neo , le

Apotheon nous avait charmé dans ses trailers avec ses graphismes originaux et bien adaptés au contexte. Cependant, il ne convainc pas en jeu avec une physique hasardeuse, des combats peu passionnants, des bugs handicapants, un scénario banal et un game design laissant à désirer. Certes, le jeu est beau et respecte plutôt bien la mythologie grecque, mais trop de défauts empêchent de profiter de la quête de Nikandreos comme il se doit. Il y avait des idées mais, malheureusement, elles ne sont pas bien mises en œuvre.

Points positifs

  • Une patte graphique qui en jette
  • Respectueux de la mythologie grecque
  • Bonne durée de vie

Points négatifs

  • Physique qui laisse dubitatif
  • Pas mal de bugs
  • Game design assez peu inspiré
  • Combats pas passionnants
  • Scénario banal
  • Pas traduit en français

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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