Test : Dungeon Siege

Dungeon Siege - PC

Genre : Diablo-like

Date de sortie : Mai 2002

Genre
Diablo-like
Date de sortie
Mai 2002 - France
Développé par
Gas Powered Games
Edité par
Microsoft Games
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

On peut dire qu'il se sera fait attendre ce Dungeon Siege, depuis l'E3 2000, on bave sur ses screenshots. Notre attente va-t-elle être enfin récompensée par un chef-d'œuvre ? Réponse dans ce test.

 
 
Au commencement on nous annoncé Dungeon Siege comme étant le nouveau jeu de rôle qui allait tout tuer, puis la réalité a vite rattrapé le créateur Chris Taylor annonçant qu'il ne s'agirait finalement plus que d'un Diablo-like reprenant la bonne vielle méthode du Hack'n slash. Pour ma part je comparerais plutôt ce jeu à Vampire La Mascarade, le scénario en moins. Oui parce que c'est bien beau de vouloir se dire du même style que Diablo II mais encore faut-il pouvoir rivaliser d'un point de vue scénario et de ce coté croyez-moi, Dungeon Siege en est dépourvu. C'est fort dommage d'ailleurs car c'est quand même l'un des principaux éléments de ce type de jeu. En effet, Vampire avait un scénario magnifique et Diablo II n'en était pas dépourvu non plus (NDRC : Ah bon ? Moi, je l'ai surtout apprécié pour ses nombreuses possibilités), et ce qui faisait le charme de ces jeux. Bref, voici la première grosse déception de Dungeon Siege.
 

L'ambiance

Si Dungeon Siege devait se comparer à Diablo II, ce dernier serait véritablement pulvérisé d'un point de vue graphique car le nouveau moteur 3D développé par Gas Powered Games est d'une richesse à toute épreuve : la profondeur des décors, la météorologie, tout est vraiment somptueux, même si c'est moins beau que certains jeux du même type, c'est uniquement parce que ce dernier propose un univers 1000 fois plus complexe et 1000 fois plus riche, c'est vraiment du grand art. De part sa qualité graphique, Dungeon Siege arrive à nous immerger dans un monde fantaisiste et magique, et ce n'est pas la musique qui va venir me contredire puisqu'elle est elle aussi magnifique et s'intègre parfaitement au jeu et aux décors. Mais malheureusement l'absence de scénario vient entraver tout cela et c'est fort dommage car ça tue l'ambiance du jeu, vous ne pouvez pas discuter de façon concrète avec les différents protagonistes qui composent le jeu et de ce fait on sent une frustration au bout de quelques minutes. De plus, Dungeon Siege se limite à combattre des personnages qui bien que sympathiques au début deviennent énervants à la longue et le jeu devient monotone et ennuyeux après les 5 premières heures de jeu. C'est dommage, les décors, la météo et l'ambiance sonore étaient tellement puissants que c'est une réelle déception que de voir toute cette formidable mise en œuvre être désamorcée par un côté trop bourrin.
 

Le Gameplay

Comme je l'ai dit précédemment Dungeon Siege reprend la technique du Hack'n slash de Diablo, donc fan de jeu de ce style, vous retrouverez dès les premières secondes toutes vos marques, c'est vraiment très simple. Tout d'abord vous devez créer votre personnage un peu à la manière des MMORPG en choisissant votre sexe, visage (couleur de peau, cheveux...) et enfin vos habits, puis vous donnez un nom au tout et vous obtenez un Héros. Ce héros, c'est vous et vous devrez évoluer dans le monde de Dungeon Siege en combattant des monstres et ainsi en gagnant des niveaux d'expérience, bref le schéma classique d'un jeu de rôle. Vous aurez entre autre la traditionnelle panoplie d'armes de combat, d'armure et les bonnes vieilles barres de vie de mana et les sorts qui sont, 'faut bien le dire, dépourvus de toute imagination, c'est une repompe de tout ce qu'on peu trouver dans les jeux de rôle d'aujourd'hui. Donc s'il est vrai que ce jeu est maniable et très simple pour tous les newbies , on est en droit de dire que Gas Powered Games n'a fait aucune innovation en la matière et c'est dommage parce que pour un jeu de cette envergure ça aurait pu faire passer plus facilement la pilule sur le scénario inexistant. C'est l'exemple précis de Black and White qui, bien qu'ayant un scénario complètement débile, a réussi à s'imposer de par son innovation dans le gameplay qui, il faut l'avouer était extrêmement bien ficelé. Encore une fois nous pouvons déplorer le manque de créativité des développeurs qui préfèrent ne pas prendre de risque pour être sur d'avoir un maximum de rentabilité, et il est vrai que Dungeon Siege me permet d'appuyer sur la sonnette d'alarme car beaucoup de jeux prennent cette voie et c'est pourquoi aujourd'hui il me paraît essentiel de féliciter des jeux au concept novateur tel ICO.
 

Conclusion

Attendu depuis très longtemps, on était en droit d'attendre autre chose de plus intéressant que ce qu'on nous a donné. Même si Dungeon Siege est beau et bénéficie d'une bonne bande-sonore, cela ne constitue pas un jeu en soit. Alors au risque de faire crier certains fans de ce jeu, je le dis haut et fort : Dungeon Siege n'est qu'un jeu moyen dépourvu d'intérêt et qui ne plaira qu'aux fans. Encore une fois nous sommes victimes d'un jeu qui sur le papier était sublime et qui à l'arrivé est plus que banal, et je vous conseille fortement d'attendre Morrowind qui me semble à mon avis beaucoup plus intéressant. Toutefois si vous voulez absolument l'acheter, je vous conseille de télécharger la démo qui pèse 183 Mo mais qui vous donnera un très bon aperçu du jeu et si vous la finissez sans vous dire que ce jeu est inintéressant, et bien c'est que vous pouvez l'acheter.
 

Article rédigé par ferou , le

Dungeon Siege est le reflet du monde économique du jeu vidéo, mais malheureusement il ne va pas dans l'esprit du joueur qui recherche des jeux toujours plus beaux et originaux mais plutôt pour faire un maximum de profit. Reste plus qu'à attendre le portage sur Xbox qui, à tous les coups, ne fera pas l'objet d'une optimisation. M'enfin espérons que je me trompe mais j'ai de gros doutes quant à cette possibilité, donc wait and see comme on dit.

Points positifs

  • C'est super beau
  • C'est super simple à maîtriser

Points négatifs

  • Manque total d'innovation
  • Le scénario compétemment inexistant
  • C'est chiant...

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